Ce pourrait être une histoire vraie. Je ne voudrais pas que trop de femmes en tire quelque enseignement. En effet de céder une fois à la tentation, n’est-ce pas ouvrir la boite de Pandore et se ménager un
avenir de désillusion voire de frustration. Cependant trêve de morale.
Allons droit aux circonstances. Marie est une femme comme les autres. La
vie a été injuste ou perfide avec elle. Elle a été désarçonnée par sa
monture. Parti d’un bon train, elle n’a pu gravir l’énième talus qui lui
parut anodin et qui par un sort diabolique la jeta bas dans la boue avec
armes et bagages. Son compagnon félon ayant déjà disparu dans la brume
Elle a survécu depuis ayant vécu d’expédients. Elle arrivait ce jour aux
termes de ses quarante ans. Elle avait accepté pourtant de sortir avec
deux copines en un endroit débile où l’on danse, boit et s’accouple
entre gens perdus, paumés et revanchards. Ce fut proprement sinistre.
Elle éconduit ce soir-là une foultitude de mâles. Ces deux copines
furent moins bégueules. Grand bien leur fasse. Elle rentra donc au matin
avec une voiture des plus poussives. Jamais elle ne s’éprouva plus lasse
et inutile qu’à ce moment.
Elle n’eût d’abord que l’idée de s’enfouir dans les draps et sous la
couverture. Cependant dans le vestibule elle perçut une forme dans le
miroir. Elle comprit que c’était son image réfléchie. Elle s’approcha et
découvrit son visage et ce qu’elle paraissait aujourd’hui. L’alcool
sévissait encore et pouvait rendre la scène encore plus floue et
hallucinée. Elle n’est pas sure en effet de l’avoir éprouvé. Elle ne se
trouva point laide. Le maquillage tenait encore. Des traits las lui
conféraient un charme de tragédie. Si elle avait été un homme, elle eût
aimée cette femme brune dont l’élégance protestait malgré les ans. Ses
lèvres rouges et charnues exprimaient comme une promesse. Son regard
recelait encore assez de flammes sous la cendre des cernes. Elle était
en partie rassurée d’un potentiel de beauté et de séduction intact. Ceci
expliquant que nombre d’hommes se soient vautrés à ses pieds tout à
l’heure.
Elle se déshabilla lentement dans la pénombre de la chambre. Rituel des
plus doux si un homme avait pu l’observer et en jouir. Elle fit comme si
cependant. Ses escarpins furent tour à tour jetés moins sur la moquette.
L’un hésita un moment au bord du pied. Certains de ses amants les lui
auraient ôté avec dévotion. Il fut fait de même avec les bas. Ceux-ci
glissèrent sur la peau des cuisses et des jambes. De la naissance de
chair crue de l’entrecuisse jusqu’au pied mignon et puissant. Crissement
du bas comme s’il se fut s’agit d’un serpent dans la nuit que l’on
perçoit sans le voir. Elle écouta son cœur. Ses battements étaient à
présent réguliers. Le sommeil était possible et la paix revenue. Elle
était nue, sa peau offerte à des caresses invisibles. Ses seins lourds,
son sexe humide, ses fesses haletantes s’abritèrent un instant dans la
moiteur du drap. Elle fit un songe. Celui-ci l’attendait. il prit
l’apparence d’un prince ou d’un démon.
Son regard la pénétrait. Il proféra quelques paroles silencieuses. Bien
qu’elle fut décontenancé par le procédé, elle comprit qu’elle en
comprenait le sens. Il était près à exaucer son vœu cette nuit. Elle lui
signifia qu’elle n’avait eu un réel amant depuis longtemps et qui su la
contenter, la combler tout à fait. Il eut le sourire sardonique du
Diable. Elle eût honte de n’avoir été plus originale et moins
imprévisible. Dans une rougeur blafarde il disparut en un instant. Elle
pouvait croire raisonnablement que tout cela avait été rêvé. Cependant
l’ambiance de la chambre était devenue plus bizarre. Elle était comme
animée d’une vie nouvelle. Le coin le sombre de la pièce attirait son
regard. Un être s’y cachait. Il devait résider là depuis un temps. Elle
hésita d’y aller voir et aurait voulu s’endormir de suite et se
retrouver le matin déjà dans la vie réelle.
Elle n’eût pas à hésiter longtemps car un être s’avança. Ce devait être
un homme point trop vieux qui hors de l’ombre avait fait un pas en
avant. Il était affublé de façon grotesque ainsi que les personnages du
feu roi Henri II. Etait-ce la lecture récente de la princesse de Clèves
qui lui tournait la tête. Elle ne pouvait pas croire qu’on eût
ressuscité rien que pour elle le beau prince de Nemours. Du reste peu
importait le titre, l’identité de ce joli garçon. Il la contemplait à
présent au milieu de la pièce avec une mine malicieuse. Il lui fit un
geste comme pour s’autoriser de prendre ses aises et de s’approcher
d’elle. Elle se trouva ridicule de demeurer assiégée derrière sa
couverture. Elle n’avait jamais été prude ni bigote avec les hommes.
Elle se fit chatte. Elle adressa un sourire qui signifiait que le
gentilhomme avait droit de s’asseoir à côté d’elle sur le lit et de lui
prendre la main. Cela fut fait en un instant. Rien de désagréable. Sa
main était chaude et douce. Il n’avait rien d’un vampire ou d’un
spectre. Il dégageait un parfum délicieux. D’un coup ils se projetèrent
dans le regard de l’un de l’autre. Ce grand saut augurant du bonheur et
du simple plaisir.
Marie perçut à travers les rideaux que l’aube venait. Qu’une rougeur
d’horizon précédait la levée du soleil. Qu’il serait moins poétique,
plus mal à propos de séduire plus tard ce bel étranger. L’heure présente
était trop propice, il n’en fallait pas davantage. Elle eut un regard
sans équivoque sur l’entrecuisse de l’homme. Celle-ci était sertie dans
une sorte de collant. Le résultat de cela fut immédiat car apparut une
grosseur caractéristique : érection du sexe du mâle. Elle adressa un
sourire tout de connivence à l’homme et sans davantage de précaution
appliqua sa main sur son sexe afin de l’éprouver et le caresser à
travers le tissu, cette matière étrange d’un autre siècle. L’homme se
laissa faire et comprima la main de la belle pour l’encourager à
prodiguer plus sa caresse. Ainsi fut-il branlé avec autant délicatesse
qu’il se peut. Il bandait démesurément. Le vêtement ne pouvait plus
contenir son énorme engin. Celui-ci réclamait d’être libéré et déployé
maintenant à l’air libre. En un instant Marie assis dessus le lit avait
fait lever l’homme et obligeait celui-ci à baisser son collant sur ses
cuisses.
Le
sexe en effet énorme, pantelant dardait son gland doux et puissant
vers la bouche de Marie. Elle s’enquit de lui par un attouchement subtil
du doigt puis bientôt de la langue. Ainsi la chatte lape son lait.
L’étranger les yeux fermés s’abandonnant aux sortilèges de la fellation.
Marie renaissait dans des gestes jadis coutumiers. D’une vigueur
appliquée la bite fut sucée. Maîtresse d’expérience elle se garda bien
d’aller jusqu’au bout et par un branle subtil de la verge signifia à
l’homme qu’il devait à présent lui rendre un peu de la monnaie de la
pièce. A cet effet elle se mit au travers du lit sur le dos en écartant
ses cuisses afin qu’il vit un peu de sa toison de moule. Elle ferma les
yeux en attendant le contact de la bouche. Le suspens ne fut pas trop
long. Bouche, langue et lèvres de l’homme s’abattirent avec la
délicatesse d’une colombe sur une branche. Elle fut parcouru du
frémissement d’une baie envahie par la mer. Elle ferma les yeux pour
réprimer un vrai cri et modula celui-ci en un bref gémissement. Elle put
dans son rêve caresser la belle chevelure de l’homme dont la tête allait
et venait au milieu de ses cuisses. Elle l’encourageait d’autant à ce
nouveau festin.
Il pouvait éprouver qu’elle était tout humide et s’écoulait comme une
fontaine. Elle se tourna à propos, sur le lit, couchée dessus le ventre
lui présentant ses fesses. Il caressa celles-ci tant avec les mains
qu’avec sa bouche avide. Elle se trémoussait excitée. Elle trouva
sublime que la langue se hasarde et s’attarde dans le recel de l’anus.
Elle se sentait prête à ce qu’il l’a pris, la pénètre, l’introduise. Le
but de tout cela n’était-ce pas qu’elle fut foutue proprement par un
mâle. Génisse offerte en holocauste au taureau. Elle se souleva à peine
sur les mains, à quatre pattes,
cul cambré afin qu’il commença son œuvre
en levrette classique. Elle n’eût pas de doute que le gros engin fut
mangé, englouti par la chatte. Il entra sans encombre dans son ventre.
Agréable que d’être investie de la sorte. Elle répondit à chaque à coup
par la ruade à propos du bassin. Danse des plus singulières que celle de
tout accouplement.