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Les amants
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Histoire ajoutée le 28/08/2010 par arlequin


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Assis par terre, le dos appuyé à un arbre, son sabre posé sur ses genoux, l’homme regardait autour de lui, d’un air médusé. Où que son regard se porte, il ne voyait que des cadavres joncher le sol ; la bataille avait été rude, beaucoup plus que ce que tout le monde avait pu croire. Qui en était sorti vainqueur ? Il était incapable de pouvoir le dire.

Il chercha, vainement, une ombre qui bougerait encore ; il dût se rendre à l’évidence : la mort était tout autour de lui.

Sa tête résonnait encore des cris des hommes, du bruit des lames s’entrechoquant, des détonations des mousquets… Combien de temps tout ceci avait-il duré ? Combien de temps était-il resté inconscient ? Il ne se souvenait plus.

Pris d’une panique subite, il chercha le réconfort dans un souvenir encore proche, une image douce et chère à son cœur, celle de Marie, sa bien aimée. Il ferma les yeux et se rappela de la dernière fois où il l’avait vu, quelques jours avant que son régiment ne parte. Une semaine, à peine, s’était écoulé, mais il lui semblait qu’une éternité était passée.

C’était à Versailles, où un bal était donné en l’honneur des Mousquetaires du Roy qui allaient partir en campagne. Affronter la cour était pour lui un véritable supplice, tant ses origines modestes, bien que nobles, le mettaient à mille lieux de toutes ces frasques et futilités. Mais Marie la Belle, ainsi l’avait-il surnommé, y serait en tant que première dame de compagnie de la Reine et il ne pouvait partir en guerre, pour un temps inconnu, sans l’avoir revue une dernière fois.

Il l’avait cherché un petit moment, dans cette foule de courtisanes et courtisans, commençant à désespérer de la trouver, puis, enfin, elle lui était apparue, telle une déesse, rayonnante de beauté. Elle portait une robe en taffetas rouge, dont le décolleté plongeant laissait songeur plus d’un homme. Ses longs cheveux noirs, noués en queue de cheval, retombaient en cascade bouclée jusqu’à mi-épaule. Une poussière d’étoiles semblait avoir envahi son regard, tant ses yeux se mirent à briller quand elle l’aperçut à son tour. Elle marcha d’un pas rapide vers lui, le port fier, et lui tendit la main droite que le mousquetaire baisa respectueusement.
- Vous avez failli vous faire attendre, Monsieur le mousquetaire ! dit-elle d’une voix faussement fâché.
- Veuillez m’en excuser, Madame, mais j’ai eu quelques mailles à partir avec ma monture.
- Si ma rivale est cheval, alors je vous pardonne bien volontiers, Monsieur.
- Ma douce Marie… Vous savez bien qu’il n’y a point de femmes pouvant rivaliser avec vous ; mon cœur, en son entier, est à vous.
- Mon doux capitaine… Suivez-moi !

La jeune femme prit le mousquetaire par la main et, se moquant bien des qu’en dira-t-on, quitta la salle de bal, traversa quelques couloirs en enfilade, pour arriver devant une porte cochère.
- Où diable me conduisez-vous ? demanda le mousquetaire qui ne connaissait pas cette partie à du château.

Pour toute réponse, Marie se dressa sur la pointe des pieds et approcha ses lèvres de celles de son héros. Les yeux clos, ils échangèrent un long baiser langoureux dont la saveur fit frissonner l’une et monter le désir à l’autre.
Marie ouvrit enfin la petite porte et les deux amants débouchèrent dans une partie non fréquentée du grand jardin.

La nuit était belle, douce, propice aux déchaînements des passions. Pourtant, une ombre planait sur le cœur de la belle, comme un mauvais pressentiment qui ne l’avait pas quitté depuis le lever du jour.
- Promettez-moi d’être prudent, dit-elle d’une voix subitement rauque. Promettez-moi de revenir sain et sauf : je ne pourrais plus vivre sans vous.
- Allons bon ! Qu’est-ce donc que cette tristesse soudaine ?
- Ce n’est point de la tristesse, mais de la peur, la peur de vous perdre à tout jamais. Promettez-moi de revenir… Donnez-moi votre parole capitaine d’Estaing !

Le mousquetaire aperçut des larmes venir embuer le regard de sa bien-aimée. Il l’a pris alors dans ses bras, la serrant très fort, et lui murmura :
- Jamais je ne te laisserai, Marie la Belle. Je serais toujours auprès de toi ; sur mon honneur, je t’en fais le serment !

Et pour sceller le pacte, leurs lèvres se joignirent à nouveau dans un nouveau baiser, cette fois, plus fougueux que le premier, une étreinte qui éveilla définitivement les sens des deux amants.
Le mousquetaire se mit à caresser la belle chevelure noire de Marie, puis déposa de petit baisers sur la nuque, descendant, peu à peu, vers l’épaule dénudée.

Des picotements agréables commençaient à envahir la jeune femme ; ses jambes devenaient tremblantes ; une douce chaleur monta peu à peu tout le long de son corps. Ses mains se firent entreprenantes, caressant les jambes musclées de son amant, palpant soigneusement la bosse qu’elle sentait grandir au travers du pantalon.
Avec une immense douceur, le mousquetaire fit s’allonger sa belle sur l’herbe et, tandis qu’il jouait, de la pointe de la langue, avec la poitrine offerte, titillant un sein après l’autre, il glissa une main sous la robe, remontant lentement le long d’une jambe à la peau divinement douce.
Marie s’abandonna totalement à cette double caresse. Elle ouvrit un peu plus les jambes, afin de faciliter le passage de la main exploratrice et eut un premier gémissement en sentant des doigts venir flirter à l’entrée de son Mont de Vénus.

Le mousquetaire trouva le clitoris enflé de sa belle et se mit à le caresser, doucement, comme s’il s’agissait d’un objet précieux. Marie répondait à ce traitement en ondulant des hanches, attendant impatiemment le moment où les doigts de son amant allaient se faire plus investigateurs.
Enfin, le mousquetaire pénétra l’antre humide, partant en exploration, tel un aveugle, tandis qu’il continuait à malaxer le clitoris avec son pouce. Les gémissements de plaisir de Marie se faisaient de plus en plus fréquent ; ses hanches ondulaient de plus en plus vite ; elle sentait une vague de chaleur naître au plus profond de son ventre. L’explosion était proche, mais la main se retira pour céder la place à un membre plus dur, plus gros, plus long.

Le mousquetaire savoura pleinement chaque millimètre de la pénétration. Il s’arrêta un instant, lorsque son pénis fut avalé tout entier par le Mont de Vénus, pour regarder sa belle. Il trouvait son visage si magnifique quand il était baigné par le plaisir. Puis il commença à aller et venir, lentement, puis rapidement, puis lentement encore.
L’explosion de délivrance arriva sans prévenir, arrachant des cris à Marie dont le corps s’agitait en tout sens sous l’effet du plaisir. Entre deux spasme, elle arriva à emprisonner son amant entre ses jambes et, d’un dernier mouvement du bassin, le porta lui aussi à la jouissance. Elle sentit le liquide chaud venir taper au fond de sa paroi et eut un deuxième orgasme.

C’était il y a une semaine à peine… Des larmes roulèrent sur les joues du mousquetaire. Il baissa le regard vers le foulard blanc qu’il tenait serré dans sa main, contre sa poitrine, un foulard que lui avait donné Marie le jour de son départ. Aujourd’hui, il était maculé de sang, son sang qui coulait à flot de son ventre.
Maintenant, il se souvenait… Le sabre l’avait transpercé ; un goût métallique avait envahi le fond de sa gorge… Il se rappela du serment qu’il avait fait à sa belle, le premier serment qu’il ne pourrait sans doute pas tenir.
Il se sentait fatigué. Ses yeux se fermèrent et sa tête se renversa sur le côté.

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