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Célluloïd Bretonne

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Histoire de Anne D'Aro

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C'était il y a longtemps ça... euh... oui je m'en souviens maintenant... en vacances... comment déjà ?... en Bretagne... ce patelin comment s'appelait il ?...un lieu-dit... un nom en ach... je l'ai sur le bout de la langue... et justement ce jour là... tu vois... c'est comme un titre qui me revient :


Celluloïd bretonne


Il y avait la grand-rue qui menait à la route, continuait en chemin, se perdait en sentier dans la forêt lointaine, là où, on entends le coucou..."coucou coucou coucou coulou coucou..." (Bis).
Walter avait stoppé la R5 au bout de ce chemin caillouteux. A cet endroit précisément et bizarrement, le goudron reprenait sa nature en un virage serré vers la gauche, tandis que le sentier déclinait en pente douce droit-devant vers les bois sombres et inquiétants.

"Respire ! Chérie respire ! , Cette senteur de pin, ces relents de noisette et la brise marine qui se mélangent ! C’est çà le paradis ! "

- " Si tu coupais le moteur, je pourrais peut-être profiter de l'air pur et goûter à ton Paradis..." répondis-je.

Pas vexé le moins du monde, Walter tourna le contact et sortit de la voiture. Il s'étira lentement comme un chat après la sieste, comme un coq au milieu de ses poules, comme un lion dans sa savane, comme toi... quand tu t'étires...
Comme... une réponse gestuelle, à mon tour j'ouvrais la porte et me "déployais « : une chatte avant la sieste, une poule qu'attend son coq, une lionne après la chasse...

- " Là, tu vois, si je m'écoutais, je m'allongerais dans l'herbe et je piquerais un roupillon."Dit Walter

- " Bah, si tu veux, mais la découverte de la Bretagne risque d'être limité : tu me fais le coup pratiquement tous les jours depuis notre arrivée ! "

- " ah ? J’avais pas remarqué " me lança t'il faussement.

Il est vrai, qu'en une semaine de notre tournée bretonne, je n'avais découvert que la Pointe du Raz et Camaret, tant Walter rechignait à se passer de sa sieste quotidienne. Les Vacances ! C’est çà les Vacances ! Répétait il. A ce rythme, le pays bigouden ne me serais à jamais qu'un carré d'herbe ou de lande à gauche de l'hexagone, les yeux fermés sur la carte Michelin au 1/20 000ème, le corps transi sur ce plancher des vaches, perdue au milieu de l'aqueux, les rêves ailleurs, loin des dossiers, oui, loin des bosseurs, oui, mais dans le vague et tout près d'elles, une crêpe sans sucre, du cidre, ce pays en ...vrach' et en ...'ty... , l'Épinal breton en somme, là où rime l'ouest et La Sieste !

- " bon d'accord, alors viens, je vais te faire voir du pays..." me retournait un Walter dépité.

Sur ce, il me pris la main et m'entraîna dans cette forêt pas si lointaine que çà où on entend quelquefois (?) le ...coucou...

Le sentier courrait le long d'un champs, limité d'un coté par une rangée de noisetiers et par l'herbe grasse de l'autre. Bientôt la friche fut derrière nous et nous arrivâmes à l'orée d'un bois. De son pas décidé, je devinais déjà la suite, sans déplaisir du reste ! Walter ne m'avait pas emmené ici par hasard...
A peine avions nous parcouru quelques pas sous les branchages qu'il m'attira hors du chemin, là où étonnamment, un mur se dessinait. C'était les restes d'une cabane de forestier sans doute et aux yeux écarquillés de Walter je compris qu'il ne s'attendait pas à çà.

- " ah non de non, la maison du père Lapin est complètement en ruine ! "

- " le père Lapin ? "

- " oui, je t'expliquerai..."

Sans en rajouter, il me pris par le bras et, d'un geste à la fois sûr et doux, me serra contre lui.
Il m'embrassa. C'était un baiser comme on en connaît peu, un de ces baisers qui vous marque à jamais (la preuve, c'est que je m'en souviens), un baiser de Cinémascope, Clark qui embrasse Viviane dans "autant en emporte le vent ", un baiser de goût et d'audace, un vrai baiser d'... Amour !
Rarement je n'avais senti cette certitude, cette force qui fait foi.
A mon tour je répondis par un baiser fougueux, nos lèvres qui se collent, nos dents qui s'entrechoquent
Nos langues qui se mélangent, Viviane aime Clark, et moi et moi émoi...
Walter me regarda un instant, droit dans les yeux, il me prit par la taille pour me rapprocher encore tant qu'il était possible, il me fixait de son regard coquin, oh je connaissais bien ce regard, une interrogation visuelle -tu veut ?- , il doutait encore ? Avais-je vraiment l'air de ne pas avoir envie ?
A ce doute implicite j'entrepris de répondre explicite : un tour d'horizon rapide pour m'assurer qu'il n'y a personne et je dégrafais mon jean, laissais glisser la fermeture éclair doucement pour l'allumer encore et mon pantalon de tomber à mes pieds. Le sel de l'eau si proche et l'air vivifiant des pins me pris immédiatement. Une caresse sur ma peau fragile. A mon tour de mettre le feu à la baraque : je me frottais lentement -contre (?) -avec (!)- lui, jouant de mon corps comme une gogo danseuse, de gestes lancinants mon minou contre sa jambe, je me dandinais onctueusement, te tissu rugueux de son Jean contre ma fine culotte commençait à faire son effet. Il recula pour s'appuyer contre le mur de la cabane, m'entraînant avec lui comme une statue que l'on déplace, pieds liés que j'étais dans mon pantalon baissé. Ainsi calé, Walter se fit un malin plaisir de glisser ses mains sur mes fesses sexy et pour mieux me sentir, s'ingénia à me plaquer à son membre. Il me pelotait à travers la culotte, enfouissait ses mains dedans pour des caresses "inopinées", lissait mes jambes à me donner des frissons. Je frottais mon pubis contre la bosse divine que je sentais dure comme un membre d'homme en érection, les picotements caractéristiques m'envahissaient lentement mais sûrement. Les prémices. Le début du bon.
Insidieusement, il longeait l'élastique, j'y vais j'y vais pas; sournoisement, il cherchait l'ouverture, par là ce sera mieux ...
Qu'avait-il dans la tète pour me languir ainsi ? Que pensait-il de moi en ce moment précis ?
J'imaginais qu'il me traitait de salope ou de bonne à sucer, j'imaginais qu'il criait que j'en voulais, que j'aimais çà et que si çà continuait il m'enculerait direct, t'imagines ! Acculée au muret !, j'imaginais qu'excitée comme j'étais j'aurais voulu qu'il le fasse, j'imaginais qu'il disait" vas-y ma pute prends bien ton pied après ce s'ra mon tour ", j'imaginais qu'excité comme il était il aurait joui avant de me prendre par derrière, juste parce qu'il imaginait cette sodo forestière, je me serais tu, tu sais, j'aurais aimé peut-être, j'imaginais qu'il se serait laissé aller à rire et à sans doute pleurer un peu, enfin, j'imaginais qu'il s'imaginait... mais je n'imaginais pas qu'en réalité il se taisait...
T'imagines ?
Il se taisait !
Le manège était bon et il l'éternisait, sous les feuillages et en silence donc. Je mouillais sérieusement et il continuait de plus belle. La dentelle -0% acrylique 100% coton -n'était plus un problème, ses mains avaient plongées dedans: ses doigts se faisaient de plus en plus vicieux, cherchant l'endroit secret où le plaisir est le meilleur, insinuant ses caresses jusqu'au plus intime de ma chair... j'étais chaude pour le moins !
J'essayais de guider son cheminement en me tournant doucement, ses mains lâchaient mes cuisses pour reprendre d'autres poses, j'écartais comme je pouvais en pliant les genoux, prisonnière que j'étais de ce jean à mes pieds mais ses doigts courraient encore, pas un repli de mon entrecuisse ne devait lui être inconnu et pourtant il s'acharnait à le découvrir à chaque fois, cela doit être cela qu'on nomme l’Amour.
En connaisseur, il délaissa - d'une main seulement - mon fessier pour mes petits tétons qui criaient désir.
Il s'immisça sous mon chemisier en louvoyant habilement, manifestement il cherchait à m'exciter comme une folle et... il y arrivait ma foi ! La main "du haut" avait atteint son objectif en soulevant un bonnet du soutif tandis que la main "du bas" fourrageait copieusement sous le tissu humide.
Oh ce mamelon qu'on tire, qu'on pince, qu'on roule entre les doigts !
Ah ce cul que l'on malaxe, qu'on écarte et qu'on plaque !
... Ne rien dire sur ce con qu'on... c'est trop bon... tu sais bien...
Et le tout à la fois, on ne résiste pas bien longtemps !
Sentant le plaisir venir je me dégagea légèrement. Sans doute trop excité pour s'en apercevoir, il colla son membre contre ma jambe pour se branler dans une position plus confortable pour lui. A vrai dire, à ce jeu là, je n'étais pas perdante : sa main "du bas" avait glissé d'une manière naturelle dans ma chatte en folie et la main "du haut" était plus à l'aise encore à me tâter les seins.
Les tétons étirés et le con endoigté, contrainte et forcée au plaisir, je n'y tins plus.
En une brève décharge électrique tous mes muscles de se bander soudain, tout mon corps de se mettre à trembler, tout mon être de vibrer sous cette onde, toute mon âme de jeter ses souillures : j'avais cet orgasme qui vous nettoie, vous lave et vous étrille... j'avais pris mes angoisses et tout jeté dehors...
Pas longtemps je l'accorde, mais si bref qu'il fut, ce Plaisir est inoubliable...
En deux temps trois mouvements, le Nirvana et la descente... un geste de repli plutôt que de recul, comme pour mieux apprécier l'avant pendant l'après, ce que d'aucuns appellent refoulement post-orgasmique... j'avais lâchée Walter en me recroquevillant, la pierre contre ma chair... j'étais froide pour le moins !...Mais j'étais neuve... et presque prête à recommencer !

Je reprenais mon souffle, il reprenait le sien. Je me sentais un peu bête, comme çà, au milieu des bois, le pantalon baissé, le chemisier défait. Mais je me mis à rire quand je vis la tête à Walter :
Déconcerté par ce spectacle inattendu il avait l'air penaud comme un gamin qui vient de faire une bêtise.
Mais après tout, il n'avait pas à être surpris, il l'avait bien cherché ! Du reste, en y repensant, l'inattendu venait de lui ...
Je me rhabillais prestement quand Walter maugréa :

-" et moi ? J’ai pas le droit aujourd'hui ?"

-"attends un peu que je me remette, après on verra !"

C'est vrai quoi ! Nous les femmes il faut nous laisser le temps de respirer un minimum.
Les hommes ont une fâcheuse tendance à l'oublier... et quand c'est l'inverse ?
Tu t'es vu quand t'as giclé toi ? ...no comment !

Walter ronchonna quelques jurons incompréhensibles dans sa moustache qu'il n'avait pas (et qu'il n'a jamais eue), et enchaîna tout de go par la visite guidée du sanctuaire (ou supposé comme tel) du père Lapin ! C’est ce que l'on pourrait appeler un coq-à-l'âne pour beaucoup, mais c'était une diversion pour Walter, je l'appris par la suite à "mes dépends".

-" tu vois ici, il y a eu du grabuge pendant la guerre. La cabane du père Lapin a servi quelquefois à des résistants, des "réunions" secrètes parait-il et sans doute plein d'autres choses que l'on a jamais su"

Je lui coupais net ... la parole :

-"c'était qui le père Lapin ?"

-"Oh la la, c'est une vieille histoire et çà date du temps où la foret appartenait à un riche marchand de Brest : ici un braconnier plutôt bandit que chasseur vivait dans le moulin. Il passait son temps à voler ses concitoyens et à manger les lapins qu'il chopait dans le coin..."

Et notre Walter de dithyramber sur la vie, les mœurs pour ne pas dire l'œuvre du père suscité.
Certes ce coin de Bretagne me plaisait bien mais "le guide" commençait à m'exaspérer de son savant récit aussi pris-je la liberté de l'interrompre une nouvelle fois dans un semblant de tact que je ne me soupçonnais pas :

-"Walter, tu sais c'est vraiment très intéressant et pour dire vrai tu me passionnes. Cette cabane, pleine de mystères sans doute, et nous là, contre ces murs qui ont connus tant et tant, ces arbres, cette eau qui se jette à la mer non loin d'ici,...et tu avais raison, ces senteurs de pin, de noisette et d'iode, ces fragrances mélangées..."

Évidemment, Walter s'aperçu rapidement que mon discours se moquait quelque peu de lui : il fallait bien çà pour le faire revenir à la réalité, bien m'en pris.
Walter accusa "le coup" d'abord puis en un réflexe de prestance me jeta son sourire sardonique. Walter n'était pas froissé, du moins ne laissait il rien paraître. Peut-être même était il flatté que l'on s'intéresse plus à lui qu'à ses paroles, peut-être même tout cela entrait-il dans une tactique machiavélique (quoique Machiavel ne fut pas celui qu'on croit), Walter était - et reste encore - un maniaque et habile homme d'esprit.
En y réfléchissant, je pense qu'il m'avait amené là pour assouvir ses fantasmes. Inconsciemment de prime abord mais après ? C'est surprenant mais limpide ! Après ? Il m'avait attiré vers cette cabane, lieu de villégiature quand il eût ses seize ans. Il m'avait donné du plaisir dans cet endroit saugrenu à ma demande certes mais Il s'était ensuite évadé dans ces histoires rocambolesques pour mieux endormir ma méfiance. Il allait m'entraîner encore dans un scénario indicible.
Ce cher Sigmund Freud en aurait fait un cobaye de choix !

Il me caressa la joue et déposa tendrement un baiser sur mon front. Il me fixait d'un regard troublant. Ce que j'avais subodoré allait devenir réalité... ces fantasmes enfouis depuis combien de temps... j'avais sans le vouloir, déclencher un mécanisme, la marche arrière était impossible, ses rêves, c'est aujourd'hui qu'il les voulait ! Il me susurra quelques mots à l'oreille :

-"Je voudrais que tu fasses la pute pour moi..."

Je sursautais au mot pute. J'eus peur, un instant, qu'il me vende à d'autres mecs, mais heureusement telle n'était pas son idée. Il cherchait à me rassurer :

-"J'en ai toujours rêvé et tu le fais ! Tu es au bord du bois, j'arrive en voiture, tu te proposes... et moi j'accepte ! "

C'était amusant, il me demandait çà tendrement dans le creux de l'oreille, comme si ses mots ne correspondaient pas aux images, la bande-son d' "autant en emporte le vent" collé à un film porno !
Il plaidait sa cause... forcément... ce terme de " pute " m'avait ébranlé et il s'était rendu compte de sa maladresse. Mais que dire d'autres quand on est excité comme il était ? Je n'aurais sans doute pas fait mieux : veux tu jouer les péripatéticiennes pour moi ? Trop compliqué à dire, aimerais tu te déguises en salope et moi je serais ton mac ? trop cru aussi, et pourquoi pas un truc du genre, on aurait dit que tu serais prostituée et moi j'étais le client... trop puéril... mais à bien y réfléchir c'était quand même un peu çà ... des fantasmes d'adolescents...
La forme était par trop directe à mon goût mais dans le fond je n'étais pas hostile. Moi aussi j'avais eu ces fantasmes, tapiner dans les rues sombres d'une "nuit américaine ", se faire prendre en levrette dans la cabine d'un routier, me faire sodomiser sur le capot d'une rolls, me caresser en public dans un théâtre d'Amsterdam... j'en passe et des meilleurs... et là, maintenant, j'avais l'opportunité d'assouvir cela pour Walter, décemment je ne pouvais pas lui refuser !
L'explication est longue mais ma réticence fut rapidement effacée.

- " ok mais "

Je n'eue pas le temps de demander des éclaircissements que Walter donnait déjà ses directives ! Sûr qu'il avait dû les ressasser ces images et ces phrases ! Sûr qu'il devait bouillir d'impatience à me demander çà !
Sûr que cette histoire était inéluctable !

Délaissant donc, le père Lapin pour la mère la pine (désolé, c'était obligé), nous remontâmes le sentier pentu, jusqu'au bord du chemin. Là nous nous séparâmes... provisoirement. Comme pour des élections, il prit à gauche, je pris à droite vers une intersection que je devinais au loin. Quelques marches en bois marquaient le début de la bifurcation qu'il m'avait indiquée. Le chemin montait durement ! Il avait "oublié" de me le signaler ! J’arrivais essoufflée, au bord de la route, à deux voies, bi-route donc, départementale, je présume. Ouf !

J'attendis là. Seule. La route était déserte. Les bois foncés de part et d'autre de la chaussée, se confondaient par endroit au goudron surchauffé dans ces mirages de chaleur. Le soleil tapait dur. Malgré ce que l'on dit de la région ! Le soleil tapait dur et moi je tapinais. Du moins j'essayais.
Je m'entraînais dans ma tête à imiter la pute qui attend le client comme je me représentais un tableau, mais en réalité je n'étais pas vraiment rassurée. Que dire ? que faire ?, comment ?... çà c'est déjà plus facile, et puis "on verra bien "...
A me regarder je rigolais intérieurement : un jean et un chemisier banal, je n'étais pas habillée pour le rôle, jusqu'à mes espadrilles à lacets qui "trahissaient" ma condition.
J'entrepris de mieux coller à mon personnage : J'enlevais subrepticement mon soutien-gorge et le fourrais comme je pouvais dans une poche de mon jean. Ce n'étais pas vraiment discret, mais "mon client" n'en aurait cure... toujours satisfaire le client... me revenait comme un écho du boulot... Je déboutonnais outrageusement mon chemisier pour laisser ma poitrine au vu et au su du passant... qui ne passait toujours pas...
Mes petits seins se gonflaient au contact de l'air et ne demandaient qu'à sortir pour "vivre" hors de l'étoffe. Je me recoiffais vite fait, quelques mèches faussement négligées sur une épaule. Toujours seule. Pas un bruit, sinon le ZZZzzzz de mouches affreuses dans la chaleur de l'été, pas même de coucou de cette forêt bretonne. Le soleil tapait de plus en plus dur et Walter n'arrivait toujours pas.

Du bruit enfin ! D’abord comme un ronronnement venu de nulle part puis le son régulier d'un moteur; Je respirais un grand coup et je me mis en évidence sur le bas coté. Je n'avais même pas de sac à main. Sans baise-en-ville cela ne faisait pas pro et je ne savais pas comment marcher. Je dandinais du cul en forçant le geste au maximum, même mes tout petits tétons se baladaient de droite et de gauche.
Je jouais franchement la pétasse alors que la voiture était encore bien trop loin pour me voir. Et à vrai dire, moi aussi j'étais encore trop loin pour voir que ce n'était pas Walter ! En un réflexe Pavlovien, je jouais la pute au son d'une bagnole !
La nature humaine est extraordinaire !
Le doute m'assaillit. Je n'ai pas le sens de l'orientation mais j'attendais Walter de l'autre coté. J'arrêtais mon tapin et me figeais. Ma posture était grotesque, la brise s'engouffrait dans mon décolleté alors que je bombais le torse en une maintenance exagérée, une main sur la hanche, je ne jouais plus mon rôle de pute, j'étais une pute !
Je ne réfléchissais plus, mon trouble était trop grand. Le doute ne m'importait plus, çà doit être Walter qui aura fait un détour... peut-être... peut-être pas... j'ai du mal à me raisonner... je suis à la fois si excitée et si angoissée... que vais je faire si ce n'est pas Walter ? ... je n'eus pas le temps de me poser la question...
La voiture ralentissait maintenant et ce n'était pas la mienne !
Un vieux grigou stoppa son véhicule à ma hauteur. Il descendit la vitre. Je tremblais de tout mon corps et je refermais par réaction le col de mon chemisier. Il me toisa comme si j'étais une pute. Je n'osais rien dire, c'était un peu vrai. Je me sentais ridicule et belle à la fois. Le paradoxe de la putain en quelque sorte. J'avais à offrir et je m'y préparais. A ses yeux, il me voulait, le salaud... il mâchouillait sa clope maïs... une seconde qui me parut l'éternité... et "l'éternité, c'est long, surtout vers la fin"(cit.)...Nos regards se croisèrent, mais ce n'était pas les mêmes. Pour lui c'était un regard d'envie, pour moi c'était un regard de crainte, j'étais à vendre et il en bavait, et moi aussi j'en bavais, pas pour les mêmes raisons, pas pour les mêmes regards, pour lui c'était le regard d'une pute de l'autre coté d'la route, pour moi c'était le dégoût qui ressortait de son âme, je n'étais pas à plaindre mais j'en bavais, je n'étais pas à vendre non plus, en tous cas pas à lui, mais il ne le savait pas, un regard de déroute et moi et moi émoi...

-"tu veux monter, ma belle ?" lança t'il d'un air pétillant.

Le silence en guise de défense, je restais muette et... terrorisée...

Sauvée ! J’apercevais la R5 qui surgissait au loin ! Mon Walter ! Tel un chevalier sans peur (mais avec des reproches que je lui ferai plus tard...) venait me délivrer de ce vicieux péquenaud !
Voyant Walter foncer vers nous, il me jeta un "va te faire mettre salope" du meilleur effet et partit dans une accélération digne d'une formule1 tant il est vrai que son "moteur" avait dû chauffer !
Quel soulagement quand Walter se gara à mes cotés !

- " tu arrives à temps, j'ai cru que j'allais y passer ! " lui dis-je

Il éclata de rire, en une réponse atterrante.

- " bah t'aurais aimé quand même... la queue d'un inconnu... çà t'aurait pas excitée ?"

Je ne sais toujours pas si il était sérieux ou si il me provoquait... mais je ne pus répondre...
Et notre Walter de ne pas perdre le nord ! Vu qu'on était dans l'ouest...

- " attends là, c'était pas tout à fait ce que j'avais imaginer, on se la refait..."

De fait, il reculait d'une cinquantaine de mètres. Cet épisode ne l'avait manifestement pas perturbé, mais moi j'avais eu peur. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j'oubliais un instant les cinq dernières minutes. Bon Dieu mais c'est bien sûr ! Tirer un trait sur tout çà et repartir de l'avant ! Telle était la seule solution.
Puisqu'on la refaisait je jouais jusqu'au bout.
J'en profitais pour me remettre un peu. J'entrouvris de nouveau mon chemisier, ce n'était plus un décolleté, je n'avais pas résisté à faire sauter le dernier bouton ! Chaque pan de tissu se baladait au gré du vent. Dans ma posture excessive j'avais l'air pire qu'une pute !
Walter allait se régaler ! Quelle reprise !

La voiture s'avançait de nouveau vers moi à faible vitesse, toutes vitres descendues. Un Walter souriant apparu dans le reflet du pare-brise. Arrivé à ma hauteur, il se pencha. Je m'avançais.

-"tu prends combien ?"

Je fus un peu prise de cours sur le moment car aussi étonnant que cela peut paraître je n'avais pas pensé au tarif ! Çà doit être un truc de mec... de plus je n'étais pas vraiment au fait des prix pratiqués par "mes collègues".

-"euh...50 euh... la pipe, 200 l'amour" bredouillais-je

Les tarifs avaient l'air de convenir à mon "client", il tendit le bras pour m'ouvrir la porte.

- "va pour 200 balles, monte !"

Obéissante... je montais.
A peine étais je assise dans la voiture qu'il démarra. Il roulait à vitesse modérée jusqu'à une allée forestière. Encore une centaine de mètres et il s'arrêta, chemin bloqué par une barrière.
Il coupa le moteur. Plus de bruit, rien que quelques ZZZzzz de ces insectes, les mêmes que tout à l'heure, des arbres, quelques buissons éparses, une clairière, quelques rais de lumière de ce soleil d'été, et moi et moi émoi ...
Même si c'était Walter, mon cœur commençait à battre rapidement. Je n'étais pas vraiment rassurée, là, dans cette bagnole, au milieu de nulle part, et surtout je me sentais empruntée dans ce rôle que j'avais accepté librement peut-être, par compassion un peu, par défi sûrement...
Je me rendais compte qu'être une pute n'est pas une sinécure !
Walter ne disait mot. Il n'en pensait pas moins. Il attendait.
Que dire ? Que faire ! C’était à moi de jouer !

Ne sachant pas vraiment quelle technique emploie mes consœurs,... et vu nos positions respectives... j'entrepris de me lancer dans une fellation de mon meilleur cru.
Je me penchais vers le siège conducteur et déboutonnais le jean "du monsieur" tandis qu'il m'aidait en ouvrant sa chemise. Une tache mouillée sur son slip trahissait son état, à moins que ce ne soit les traces d'une éjaculation que je n'avais su déceler à la cabane du père Lapin... non "trop fraîche" pour qu'il en soit ainsi... bref, je tirais sur sa culotte pour "découvrir" le gland et une partie de la bestiole...
Comment font-elles ? Je n'avais pas de place pour "m'exprimer " ! j'étais pliée en deux sur le coté, la tète coincée par le volant d'un coté, engoncée dans le ventre de Walter de l'autre, les genoux sur le levier de vitesse et les mains... dans les vides... poches...
De plus je n'avais pas réussi à avoir la queue dans son entier, on voyait bien que c'était la première fois que je pratiquais en voiture !
Walter ne disait rien et il se laissait faire. Il regardait comment je m'y prenais sans doute avec son petit air amusé. Il se mit plus à l'aise quand même !
Il recula son siège au maximum en même temps qu'il tirait sur son ensemble pantalon-slip.
"Je poussais un ouf de soulagement". C'était déjà nettement plus facile, j'aurais dû, en pro, y penser dès le début. Là, maintenant, j'avais à portée de langue son membre tout entier. Non pas qu'il fut énorme mais si près et gonflé de désir, il me paraissait plus gros que d'habitude.
Mais l'habitude nous joue des tours n'est ce pas ?
Plus à mon avantage, je commençais par le branler doucement, ma tête sur ses cuisses, me régalant du spectacle de cet énergumène on ne peut plus commun, m'enivrant de ce corps que je connaissais tant, comme si ce moment était une découverte, une nouvelle vision de mon Walter.
Son obelix se dressait juste devant mes yeux, presque fier et majestueux, en pleine gloire, et dire que bientôt il allait me donner le fruit de ma bataille... sa potion magique...
Sa verge était alternativement pale et rosée au rythme de ma branlette, et les veines qui se dessinaient se gorgeaient de mes envies. N'y tenant plus, j'entrouvris mes lèvres pour une petite gâterie. Sauf qu'en l'occurrence, la gâtée, c'était moi ! Je le suçais bien, en prenant soin à chaque va et vient d'y aller tendrement, doucement et bien profond, le plus profond possible - je sais qu'il aime çà -, la bouche bien enveloppante pour ne rien laisser perdre, comme on dirait "étanche" en langage... de plombier...
Parfois, pour reprendre mon souffle, je donnais ces petits coups de langue qui font toute la différence :
Une pipe est avant tout une caresse languée, n'est-il pas ?
"On voyait" bien qu’à chaque lichette baveuse une perle ourlait au sommet du bonhomme, et cela m'encourageait davantage à m'appliquer encore et encore. Je sentais bien aussi ses couilles à ma merci, prises dans le creux de mes caresses, malaxées, soupesées, empressées, par le feu de ma main ( celle qui n'était pas coincée dans le vide poche ), bientôt, ces couilles là, seraient animées de soubresauts et tourneraient ...vinaigre... divin...
Pourtant Walter ne réagissait pas. Pas de respiration haletante, pas de souffle contenu, juste le silence de ma succion, pas de mots inavouables, même pas cette retenue du mâle devant les signes inavoués quand le plaisir s'approche. Non rien ! Comme si son corps s'était divisé, coupé en deux dans le sens de la hauteur (quoique Walter soit déjà petit), séparé de corps et d'esprit mais unique ! L’ubiquité dans sa largeur ! Juste un mot signifiant : marmoréen !
Je le pipais et lui ne pipait mot...
Dans un dernier effort, j'essayais de tourner la tète vers lui pour qu'il voie que j'aimais çà et qu'il sache que je me préparais à recevoir sa semence, lorsque Walter m’interrompit.

-"il faudrait peut-être passer aux choses sérieuses maintenant !"

A ce moment, je me rendis compte qu'il ne m'avait pas payé ! Vraiment, sur le marché, je me serais fait laminer par le premier travelo venu ! Cependant, en un tour de main inespéré, je retournais la situation à mon avantage :

-"Je te signale que je n'ai pas eu mon pognon !"

Un..."oh la salope ! , elle en veut !"...s'échappa de sa bouche...

-"Eh, tu m'auras pas comme çà, qu'est ce que tu crois !"Répliquais-je.

-"excuse moi, j'avais complètement oublié..."

Et tous deux de se mettre à rire. Car enfin, comment qualifier la situation, sinon de burlesque tant nous étions empotés ! Dans une bagnole au fin fond d' la Bretagne, une jeune fille des plus convenable au demeurant jouait la putain magnanime tandis que son mari habituellement maître de lui se retrouvait comme un puceau timide et distrait... cela ne nous ressemblait pas.
Il se retourna pour prendre sa sacoche, fouillait un instant, inquiet, puis sortit le billet de 200 FF avec soulagement.

-"tiens ma cocotte, pour ce prix là t'as intérêt à faire çà bien..." menaçait-il en plaisantant

-"OK, tu en auras pour ton fric, "mon coco", mais j'espère que j'aurai droit à une rallonge... t'as eu une pipe en entrée quand même..."

-"Mouais... mais j'ai rien demandé... en tous cas même la bouche pleine tu parles beaucoup trop... occupe toi plutôt du dessert, allez hop ! Au boulot !" me lançait-il en me tendant le billet du bout des doigts.

Je pris le billet et le fourrai ...dans ma poche ...vu qu'entre mes seins... la tradition ne tenait pas ...
C'est dans cette ambiance badine que l'on attaqua donc " les choses sérieuses " chères à Walter...
Je baissais au maxi le siège passager pour m'apercevoir qu'il ne descendait pas jusqu'à l’horizontal.
Je regardais Walter perplexe. Putain de Renault ! Mais pas Renault de putain !
Rapidement mis devant l'évidence, nous décidâmes de passer sur la banquette arrière, non sans mal dans cette deux portes. Vous parlez d'un tableau ! Moi, souple comme un lave-linge (euh... pas facile çà....), presque torse nu, à quatre pattes sur le siége pour accéder à l'arrière; Et mon Walter, fin comme un lampadaire (c’est déjà mieux...), m'enjambant, à moitié désapé, se laissant tomber lourdement pour atterrir, grimaçant, le dos contre mes genoux... finalement après tout ce chambardement, nous nous retrouvâmes assis simplement côte à côte... du comique vous dis-je !

C'était pas tout d' le dire il fallait maintenant que je le... fasse... aussi je me lançais de suite dans l'action !
J'enlevais mes chaussures sans les délasser, retirais mon pantalon en une seconde et je me retrouvais à poil, vêtue si l'on peut dire que de mon chemisier ouvert à qui mieux mieux !
Walter n'était pas en reste : il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps non plus pour s'extirper de son Jean. Premier essai. Je "m'installais" à califourchon. Là encore, je vis tout de suite le problème de position impossible à tenir. Décidément nous n'étions pas doués pour la "conduite en automobile" !
Que cela ne tienne, je pris l'une de mes postures favorites : je m'assis directement sur la queue de Walter, le dos contre son corps. Ainsi tenue, je pouvais à mon gré m'empaler à mon rythme ! De surcroît, les mains de mon homme se baladaient à l'envie, de mes seins trop timides à mon clito tout humide, de mes fesses vulnérables à mes lèvres honorées. Évidemment les mouvements n'étaient pas d'une grande amplitude mais toutefois suffisants pour que l'on en profite ! Je n’ai touché le plafond de la voiture q'une seule fois ...mais il est vrai que Walter s'était avachi sur la banquette ...et que nous sommes petits !
Comme quoi, l'espace dans les Renault de putain... quand même...

Je ne sais pas comment se passe ...une passe... mais je m'attendais à ce que Walter s'égare de son langage châtié, qu'il m'assène de ces expressions triviales qui servent à exciter autant que d'exutoire :

-"Ah quelle pute tu fais ! Tu vois t'es vraiment une grosse salope ! T’aime la queue toi, ça's voit... allez baise... ma puuuuute... ah... "

Ou encore

-"hum, je ne savais pas que t'étais aussi salope que çà, ça te vas bien ce rôle de pute parce que t'en es vraiment une ! Ah la vache ! T’aimes çà en plus, hein ma chienne ?"

Tout cela m'eût paru normal de la part d'un homme qui assouvit un fantasme, tant de patience pour quelques instants de rêves, d'amour ou de rancœur... ces quelques mots ne m'auraient pas choqués, voire, ils m'auraient révélés plus salope encore et encore !
Et pourtant, il ne dit rien, rien que quelques onomatopées et puis un "hum, c'est bon..."qui semblait lui échapper malgré sa retenue.
Il appréciait, c'était déjà çà !
Walter, tout calculateur qu'il soit, n'avait pas prévu cet épisode, j'en suis persuadée. La preuve, cette maladresse et cette expectative malgré ce fantasme mille fois revu et corrigé.
Un Walter surpris, c'est une Anne étonnée !

Je le sentais bien en moi et j'essayais de le garder. Je m'embrochais gentiment et en rythme. De temps en temps il sortait pour mieux me revenir, comme pour revivre de nouveau le plaisir de la pénétration précédente. Il me donnait des coups de boutoir qui en disaient "long" sur son état !...le mien... je ne vous en parlerai pas ... une vrai fontaine...
Si, "dans la forêt lointaine on entends le coucou", son coucou à lui me chantait un opéra !
Pas de paroles, des actes ! Peu importait l'unité de lieu, peu importait l'unité de temps, l'harmonie il s'en foutait en cet instant, acte un, acte deux, étaient rayés du texte, il passait in-directo à l'acte final !
Je sentis la semence mouiller l'intérieur de mes cuisses, il avait éjaculé en un râle inhumain, comme un Pavarotti éraillé. Son opéra se terminait en couilles ...et ma foi, c'est ce qu'il voulait ...
Essoufflée, je m'abandonnais dans cette position audacieuse pour le moins, en tous cas inhabituellement indécente pour nous. Son membre, même ratatiné, était encore en moi. Je lui caressai les bourses pour m'amuser. Il sursauta. Je sais : il n'aime pas. Avant, oui ; pendant oh que aussi ; mais après... il me chamaille que ça chatouille...
Nous restâmes un temps interminable comme ça ! Aucun de nous deux n'osait, ni bouger, ni parler. Chacun se délectait de l'instant présent, chaque seconde de plaisir gagnée sur le dehors, tous ces cris intérieurs échappés en silence, le Cul, un remède contre la plainitude, le Sexe en terme de plénitude, jouir de la vie, c'était cela...

Mais toutes les bonnes choses ont une fin... Et celle là n'échappait pas à la règle... hélas !
Le sperme avait coulé le long de mes jambes et taché la banquette, encore le genre de truc impossible à enlever.
Là, commençaient les désagréments habituels de l'affaire...
Nous nous rhabillâmes tant bien que mal, là une culotte introuvable, là une chaussure rétive ; cet ultime tableau ne manquait pas de piquant non plus.

A peine avions nous terminé cette dernière séance, que du bruit provenait des buissons. Un couple en sortit, leurs yeux énamourés et leurs joues rouges de confusion nous firent craindre le pire.
Ils passèrent en croisant nos regards. Je répondis d'un petit rire confus tandis que Walter, gêné un peu mais fier beaucoup, lançait d'un air niais ses grimaces indulgentes.
Ils nous voyaient, là, tous deux à l'arrière du véhicule... sans chauffeur... incongru quelque peu.
Ils nous voyaient là, mais qu'avaient-ils vu auparavant ? Étaient-ils présents depuis le début ou sortaient-ils tout simplement du bois comme des promeneurs du dimanche ?
Tant de questions en un instant si court...
Les yeux du gars s'étaient posés sur moi. De beaux yeux clairs, brillants et insistants. Je soutenais un instant son regard puis je baissais les yeux, non pas que je me sentis fautive, mais plutôt par timidité.
Il était beau et il le savait. Il hantera encore mes rêves pendant longtemps...
Sa gonzesse aussi avait l'air jolie quoiqu'un peu fausse dans ce maintien de bonne élève. Petite mais fine, un peu pulpeuse et aguichante, une robe d'été bien courte pour elle, Walter devait déjà penser à quelques vils desseins. Cela sentait la brune décolorée, la Marilyn de pacotille, la blondasse tout terrain, mais que cette nana devait être dangereuse ! Une fille à l'air sauvage et rebelle, sage comme une image quand il le faut, brute et directe en vérité, Le genre de copine à ne pas présenter à ton mec !
Mais ils passèrent, furtifs, sourires, un dernier regard, un dernier regret peut-être, une image et puis...

Il me semble que ce moment a révélé en moi ces refoulements qui me pesaient. J'y ai bien réfléchi depuis et je crois que le plaisir de m'exhiber a commencé ce jour là. Le déclic quand vint le clap.
Dieu que j'ai pu fantasmer avec ces deux là ! Combien de fois ai-je pu me refaire le film dans la R5 ! Seule, à 2, 3, 4 et même avec le paysan au clope maïs ! Tous ces scénarii possibles et imaginés !
Émoi, émoi, et moi, mais combien de fois !
Sans doute trop parfois lorsque j'atteignais des plaisirs inavouables, quelquefois pas assez quand mes caresses nocturnes ne me suffisaient plus, à la limite de mon jardin secret...

Peut-être un jour ou plutôt une nuit, irais-je vous dire ces choses... que l'on ne voit que dans les films... mes films... en celluloïd... bretonne...

La Bretagne, je la visiterai une autre fois, en supermarché, une cassette VHS en promotion et l'affaire sera bonne, je siroterai un verre de cidre en même temps pour me donner le goût, je m'enivrerai de ce varech et de ces hortensias qui me seront offerts par écran interposé, j'ancrerai en moi le raccourci, la lande en réduction, le 0% coton 100%acrylique, l'iode artificielle et les bateaux lointains pixellisés, la carte 1/20 000 Michelin juste à coté, le flux sans le reflux, sans odeur et sans bruit, bref, l'aseptisé, et puis... quand le magnétoscope clignotera me signifiant la fin de l'aventure, je resterai assise au fond du canapé, immobile, je me s'rai endormie... là bas ...dans la cabane du père Lapin...

ANNE

MERCI



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