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> Récit : Étudiante en pharmacie, seule à Lyon
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Étudiante en pharmacie, seule à Lyon
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e m’appelle Romane. J’ai vingt-quatre ans, un mètre soixante-cinq, les cheveux bruns qui tombent dans le dos, les yeux verts, une poitrine haute que les robes noires n’arrivent jamais vraiment à cacher. Je suis étudiante en pharmacie. Je vis seule dans un deux-pièces du 6e, à Lyon, et certains soirs le silence de l’appartement me tombe directement entre les cuisses.
Ce soir-là, j’ai fermé les polycopiés plus tôt que d’habitude. Pas parce que j’étais fatiguée des cours. Parce que je n’en pouvais plus. Je suis restée un long moment assise sur le rebord de la fenêtre, robe encore sur moi, bas déjà un peu collés. Un mètre soixante-cinq plié dans le cadre, la poitrine lourde contre le tissu, les yeux verts fixés sur la rue vide. Personne ne m’attendait. Pas de phares. Pas de clé. Juste cette chaleur lourde qui battait tout bas, régulière, insistante.
Je me suis caressée par-dessus le tissu, lentement, sans chercher à finir. Juste pour sentir à quel point j’étais déjà ouverte. J’ai pensé au club. J’ai pensé : ce soir, l’étudiante sage n’attend plus que ça passe.
Robe noire courte. Bas. Rien en dessous. La poitrine soulève le décolleté à chaque respiration. Dans le taxi, j’ai légèrement écarté les genoux. L’air froid sur la peau nue m’a fait fermer les yeux.
J’ai poussé la porte du club avec le cœur trop haut dans la gorge.
L’entrée sentait le bois chaud et quelque chose de déjà animal. Au vestiaire, j’ai laissé mon manteau. Un mètre soixante-cinq, brune, yeux verts, poitrine trop visible tout à coup. La robe est devenue trop courte d’un seul coup. Le couloir est étroit, rouge sombre. On entend des respirations, un gémissement étouffé, le choc mou d’un corps contre un autre. Puis la grande salle s’ouvre.
Plafond bas. Lumières rasantes. Canapés, alcôves. Et déjà, partout, des gens qui ne se cachent plus.
À ma gauche, une femme à quatre pattes, robe relevée jusqu’aux reins. Un homme la pénètre lentement, profondément. Elle a le visage tourné vers le passage. Nos regards se croisent. Elle gémit plus fort.
Plus loin, une femme à califourchon sur un homme, penchée en avant, la bouche autour du sexe d’un autre. On entend le bruit humide. On voit tout.
Les hommes seuls me regardent. Contre les murs. Au bar. Comme une proie. Leurs yeux descendent le long de mes jambes, s’arrêtent là où la robe s’arrête, remontent sur la poitrine, sur la bouche, sur les yeux verts. Je avance. Chaque pas fait bouger le tissu. Je sais qu’ils voient le bas de mes fesses, la courbe des seins, la ligne brune de mes cheveux entre les omoplates.
Je m’arrête près du bar.
C’est lui qui se décroche en premier. Chemise trop claire, sourire trop large.
— Alors… euh… t’es seule, c’est ça ? C’est chaud ici, hein. Enfin, l’ambiance. Pas toi. Enfin si, toi aussi. T’es vraiment canon. Les yeux, la… enfin tout. Dès que t’es entrée… tu viens souvent ? Moi c’est un peu ma première fois vraiment seul, enfin pas vraiment… T’es étudiante ou quoi ? T’as une tête de… On pourrait aller voir plus loin ? Moi je suis super ouvert. Hyper respectueux. T’as des envies particulières ? Parce que moi je suis assez polyvalent. Enfin je crois. On fait équipe ?
Il rit trop aigu. Sa main hésite en l’air, ne sait pas si elle doit se poser sur ma taille ou plus haut, redescend.
Je n’ai pas le temps de répondre.
Ils arrivent.
Lui, la quarantaine, tempes grises, chemise trop ouverte, mains larges. Elle, robe moulante, collier, un sourire qui ne demande pas la permission. Ils s’arrêtent à la bonne distance.
Elle me regarde d’abord moi. Les yeux verts. La poitrine. La bouche.
— Tu es seule ce soir ?
— Oui. J’en avais trop envie pour rester chez moi. Je suis en pharma. J’étudie toute la semaine. Ce soir, non.
L’homme seul ouvre encore la bouche. Elle ne tourne même pas vraiment la tête. Lui pose deux doigts à l’intérieur de mon poignet. Le pouls. Il sent. Son regard glisse une seconde sur mon décolleté, sans vulgarité, juste comme on note une évidence. Il sourit à peine.
— Alors viens.
Je laisse l’autre au milieu de sa phrase. Je n’explique rien.
Ils me font d’abord marcher un peu. Sa main dans le bas de mon dos, assez grande pour couvrir une bonne part de mes hanches. On passe devant les corps. Puis la pièce plus petite. Porte pas fermée à clé. Lumière basse. Canapé.
Elle me relève la robe centimètre par centimètre. Quand le tissu passe au-dessus de mes hanches, puis de la poitrine, elle souffle.
— Tu n’as rien mis…
Ses doigts glissent le long de la fente, à peine. Juste assez pour sentir que je suis déjà trempée. Son autre main monte, pèse un instant le sein gauche, le pouce sur le mamelon déjà dur.
Lui m’embrasse. Une main dans mes cheveux bruns. J’écarte les jambes toute seule.
Elle se met à genoux entre mes cuisses.
D’abord l’intérieur de ma peau, lente, presque polie. Sa langue remonte, évite encore le centre, revient, s’attarde sur les lèvres sans les écarter tout à fait. Puis elle les ouvre avec les pouces et pose toute la bouche. Langue large, plate, qui recouvre tout d’un seul mouvement humide. Elle lèche de bas en haut, encore, encore, jusqu’à ce que je lève les hanches. Ensuite la pointe seulement, précise, sur le clitoris, petits cercles serrés, puis elle le prend entre les lèvres et suce doucement pendant que deux doigts s’enfoncent, se recourbent. Elle ne va pas vite. Elle goûte. Elle me tient les cuisses ouvertes pour que je ne puisse pas me fermer. Je gémis contre la bouche de l’homme. Elle accélère un peu, puis ralentit exprès dès que je commence à trop serrer.
— Pas encore.
Lui s’est relevé. Il est dur, déjà luisant. Je me penche, un mètre soixante-cinq plié vers lui, la poitrine lourde vers l’avant. Je prends son sexe en bouche.
Je le sens chaud, lourd, le goût de sa peau. Je descends lentement, langue à plat dessous, jusqu’à ce qu’il touche le fond. Je remonte en suçant, je tourne autour du gland, je redescends plus profond. Une main autour de la base. Il pose les doigts dans mes cheveux bruns, sans forcer d’abord. Elle reste à genoux et reprend sa bouche sur moi pendant que je le suce. Je gémis autour de lui. La vibration le fait jurer bas.
Je vais plus vite. Salive. Bruit. Je le prends plus loin, je me retire jusqu’au bord, je redescends d’un coup. Ses hanches commencent à bouger. Il me retire de sa bouche avant de jouir.
— Tourne-toi.
Il me bascule à quatre pattes sur le canapé. Un mètre soixante-cinq ouvert, la poitrine pendante vers les coussins, les cheveux bruns sur le côté. Une main dans le bas de mon dos, l’autre à ma hanche. Il frotte d’abord le long de moi, de haut en bas, jusqu’à ce que je recule d’elle-même vers lui. Alors seulement il pousse. D’un seul coup. Profond. Je le sens tout entier, encore mouillé de ma salive, s’enfoncer jusqu’à la garde.
Devant moi, elle s’est mise à genoux sur le canapé, face à mon visage. Robe relevée. Elle me prend la nuque et m’embrasse.
J’embrasse sa femme pendant qu’il me prend par-derrière.
Sa bouche est chaude, ouverte, un peu salée de moi. Sa langue cherche la mienne au même rythme que les coups de rein de son mari. Chaque fois qu’il s’enfonce, mon souffle se casse dans sa bouche, et ma poitrine avance contre elle. Elle me tient le visage à deux mains pour que je ne recule pas. On gémit l’une dans l’autre. Derrière, il accélère. Ses mains agrippent plus fort. Le bruit de peau contre peau remplit la pièce.
Il ne tient plus.
Il jouit le premier, en moi, par-derrière, par saccades profondes, le bassin collé aux fesses, un grognement bas contre ma nuque. Je le sens se vider. Il reste un instant immobile, encore dur, encore en moi, puis se retire lentement.
Le silence est court, chargé. Je suis ouverte, pleine, à bout de souffle contre la bouche d’elle.
Alors elle s’allonge, cuisses ouvertes, et m’attire vers elle. Je descends entre ses jambes, les cheveux bruns étalés sur ses cuisses, pendant qu’il s’assoit près de nous, encore haletant.
Elle est déjà trempée. Je pose d’abord les lèvres sur l’intérieur de sa cuisse. Puis plus haut. J’écarte avec les doigts. Sa fente est chaude, brillante. Je lèche de bas en haut, large, pour tout prendre. Je m’attarde en bas, je remonte, je trouve son clitoris et je le prends : d’abord plat, ensuite pointe, ensuite bouche entière. Deux doigts en elle, lents, recourbés. Elle pose une main sur ma tête.
Ses doigts à elle glissent entre mes cuisses, trouvent mon clitoris, encore sensible, encore ouvert de lui. Elle me caresse pendant que je la lèche. Le rythme finit par s’accorder. Bouche contre sexe. Main contre sexe.
Je jouis avec elle.
Pas l’une après l’autre. Ensemble. Elle se tend contre ma bouche en même temps que tout bascule en moi, un tremblement long, les cuisses qui se ferment un instant autour de mon visage, les miennes autour de sa main. On reste collées, à respirer trop fort.
Après, ils restent contre moi. Elle m’essuie la bouche du pouce. Lui me remet une mèche brune derrière l’oreille. Son regard s’attarde une seconde sur mes yeux verts.
— Tu reviendras ?
Je respire encore trop fort. Dans ma tête : les cours de pharma, l’appartement vide, l’homme resté au bar avec ses phrases maladroites, sa femme dans ma bouche, lui encore en moi.
— Oui. La prochaine fois, je n’attendrai pas que ça devienne insupportable.
Dehors, Lyon est froide. Dans le taxi, je le sens encore en moi. Chez moi, je m’appuie un instant contre la porte fermée, un mètre soixante-cinq, robe froissée, poitrine lourde, le corps encore ouvert.
Pour la première fois depuis longtemps, le silence entre les jambes de l’étudiante en pharmacie n’est plus une faim.
Juste une chaleur qui reste.
Ce soir-là, j’ai fermé les polycopiés plus tôt que d’habitude. Pas parce que j’étais fatiguée des cours. Parce que je n’en pouvais plus. Je suis restée un long moment assise sur le rebord de la fenêtre, robe encore sur moi, bas déjà un peu collés. Un mètre soixante-cinq plié dans le cadre, la poitrine lourde contre le tissu, les yeux verts fixés sur la rue vide. Personne ne m’attendait. Pas de phares. Pas de clé. Juste cette chaleur lourde qui battait tout bas, régulière, insistante.
Je me suis caressée par-dessus le tissu, lentement, sans chercher à finir. Juste pour sentir à quel point j’étais déjà ouverte. J’ai pensé au club. J’ai pensé : ce soir, l’étudiante sage n’attend plus que ça passe.
Robe noire courte. Bas. Rien en dessous. La poitrine soulève le décolleté à chaque respiration. Dans le taxi, j’ai légèrement écarté les genoux. L’air froid sur la peau nue m’a fait fermer les yeux.
J’ai poussé la porte du club avec le cœur trop haut dans la gorge.
L’entrée sentait le bois chaud et quelque chose de déjà animal. Au vestiaire, j’ai laissé mon manteau. Un mètre soixante-cinq, brune, yeux verts, poitrine trop visible tout à coup. La robe est devenue trop courte d’un seul coup. Le couloir est étroit, rouge sombre. On entend des respirations, un gémissement étouffé, le choc mou d’un corps contre un autre. Puis la grande salle s’ouvre.
Plafond bas. Lumières rasantes. Canapés, alcôves. Et déjà, partout, des gens qui ne se cachent plus.
À ma gauche, une femme à quatre pattes, robe relevée jusqu’aux reins. Un homme la pénètre lentement, profondément. Elle a le visage tourné vers le passage. Nos regards se croisent. Elle gémit plus fort.
Plus loin, une femme à califourchon sur un homme, penchée en avant, la bouche autour du sexe d’un autre. On entend le bruit humide. On voit tout.
Les hommes seuls me regardent. Contre les murs. Au bar. Comme une proie. Leurs yeux descendent le long de mes jambes, s’arrêtent là où la robe s’arrête, remontent sur la poitrine, sur la bouche, sur les yeux verts. Je avance. Chaque pas fait bouger le tissu. Je sais qu’ils voient le bas de mes fesses, la courbe des seins, la ligne brune de mes cheveux entre les omoplates.
Je m’arrête près du bar.
C’est lui qui se décroche en premier. Chemise trop claire, sourire trop large.
— Alors… euh… t’es seule, c’est ça ? C’est chaud ici, hein. Enfin, l’ambiance. Pas toi. Enfin si, toi aussi. T’es vraiment canon. Les yeux, la… enfin tout. Dès que t’es entrée… tu viens souvent ? Moi c’est un peu ma première fois vraiment seul, enfin pas vraiment… T’es étudiante ou quoi ? T’as une tête de… On pourrait aller voir plus loin ? Moi je suis super ouvert. Hyper respectueux. T’as des envies particulières ? Parce que moi je suis assez polyvalent. Enfin je crois. On fait équipe ?
Il rit trop aigu. Sa main hésite en l’air, ne sait pas si elle doit se poser sur ma taille ou plus haut, redescend.
Je n’ai pas le temps de répondre.
Ils arrivent.
Lui, la quarantaine, tempes grises, chemise trop ouverte, mains larges. Elle, robe moulante, collier, un sourire qui ne demande pas la permission. Ils s’arrêtent à la bonne distance.
Elle me regarde d’abord moi. Les yeux verts. La poitrine. La bouche.
— Tu es seule ce soir ?
— Oui. J’en avais trop envie pour rester chez moi. Je suis en pharma. J’étudie toute la semaine. Ce soir, non.
L’homme seul ouvre encore la bouche. Elle ne tourne même pas vraiment la tête. Lui pose deux doigts à l’intérieur de mon poignet. Le pouls. Il sent. Son regard glisse une seconde sur mon décolleté, sans vulgarité, juste comme on note une évidence. Il sourit à peine.
— Alors viens.
Je laisse l’autre au milieu de sa phrase. Je n’explique rien.
Ils me font d’abord marcher un peu. Sa main dans le bas de mon dos, assez grande pour couvrir une bonne part de mes hanches. On passe devant les corps. Puis la pièce plus petite. Porte pas fermée à clé. Lumière basse. Canapé.
Elle me relève la robe centimètre par centimètre. Quand le tissu passe au-dessus de mes hanches, puis de la poitrine, elle souffle.
— Tu n’as rien mis…
Ses doigts glissent le long de la fente, à peine. Juste assez pour sentir que je suis déjà trempée. Son autre main monte, pèse un instant le sein gauche, le pouce sur le mamelon déjà dur.
Lui m’embrasse. Une main dans mes cheveux bruns. J’écarte les jambes toute seule.
Elle se met à genoux entre mes cuisses.
D’abord l’intérieur de ma peau, lente, presque polie. Sa langue remonte, évite encore le centre, revient, s’attarde sur les lèvres sans les écarter tout à fait. Puis elle les ouvre avec les pouces et pose toute la bouche. Langue large, plate, qui recouvre tout d’un seul mouvement humide. Elle lèche de bas en haut, encore, encore, jusqu’à ce que je lève les hanches. Ensuite la pointe seulement, précise, sur le clitoris, petits cercles serrés, puis elle le prend entre les lèvres et suce doucement pendant que deux doigts s’enfoncent, se recourbent. Elle ne va pas vite. Elle goûte. Elle me tient les cuisses ouvertes pour que je ne puisse pas me fermer. Je gémis contre la bouche de l’homme. Elle accélère un peu, puis ralentit exprès dès que je commence à trop serrer.
— Pas encore.
Lui s’est relevé. Il est dur, déjà luisant. Je me penche, un mètre soixante-cinq plié vers lui, la poitrine lourde vers l’avant. Je prends son sexe en bouche.
Je le sens chaud, lourd, le goût de sa peau. Je descends lentement, langue à plat dessous, jusqu’à ce qu’il touche le fond. Je remonte en suçant, je tourne autour du gland, je redescends plus profond. Une main autour de la base. Il pose les doigts dans mes cheveux bruns, sans forcer d’abord. Elle reste à genoux et reprend sa bouche sur moi pendant que je le suce. Je gémis autour de lui. La vibration le fait jurer bas.
Je vais plus vite. Salive. Bruit. Je le prends plus loin, je me retire jusqu’au bord, je redescends d’un coup. Ses hanches commencent à bouger. Il me retire de sa bouche avant de jouir.
— Tourne-toi.
Il me bascule à quatre pattes sur le canapé. Un mètre soixante-cinq ouvert, la poitrine pendante vers les coussins, les cheveux bruns sur le côté. Une main dans le bas de mon dos, l’autre à ma hanche. Il frotte d’abord le long de moi, de haut en bas, jusqu’à ce que je recule d’elle-même vers lui. Alors seulement il pousse. D’un seul coup. Profond. Je le sens tout entier, encore mouillé de ma salive, s’enfoncer jusqu’à la garde.
Devant moi, elle s’est mise à genoux sur le canapé, face à mon visage. Robe relevée. Elle me prend la nuque et m’embrasse.
J’embrasse sa femme pendant qu’il me prend par-derrière.
Sa bouche est chaude, ouverte, un peu salée de moi. Sa langue cherche la mienne au même rythme que les coups de rein de son mari. Chaque fois qu’il s’enfonce, mon souffle se casse dans sa bouche, et ma poitrine avance contre elle. Elle me tient le visage à deux mains pour que je ne recule pas. On gémit l’une dans l’autre. Derrière, il accélère. Ses mains agrippent plus fort. Le bruit de peau contre peau remplit la pièce.
Il ne tient plus.
Il jouit le premier, en moi, par-derrière, par saccades profondes, le bassin collé aux fesses, un grognement bas contre ma nuque. Je le sens se vider. Il reste un instant immobile, encore dur, encore en moi, puis se retire lentement.
Le silence est court, chargé. Je suis ouverte, pleine, à bout de souffle contre la bouche d’elle.
Alors elle s’allonge, cuisses ouvertes, et m’attire vers elle. Je descends entre ses jambes, les cheveux bruns étalés sur ses cuisses, pendant qu’il s’assoit près de nous, encore haletant.
Elle est déjà trempée. Je pose d’abord les lèvres sur l’intérieur de sa cuisse. Puis plus haut. J’écarte avec les doigts. Sa fente est chaude, brillante. Je lèche de bas en haut, large, pour tout prendre. Je m’attarde en bas, je remonte, je trouve son clitoris et je le prends : d’abord plat, ensuite pointe, ensuite bouche entière. Deux doigts en elle, lents, recourbés. Elle pose une main sur ma tête.
Ses doigts à elle glissent entre mes cuisses, trouvent mon clitoris, encore sensible, encore ouvert de lui. Elle me caresse pendant que je la lèche. Le rythme finit par s’accorder. Bouche contre sexe. Main contre sexe.
Je jouis avec elle.
Pas l’une après l’autre. Ensemble. Elle se tend contre ma bouche en même temps que tout bascule en moi, un tremblement long, les cuisses qui se ferment un instant autour de mon visage, les miennes autour de sa main. On reste collées, à respirer trop fort.
Après, ils restent contre moi. Elle m’essuie la bouche du pouce. Lui me remet une mèche brune derrière l’oreille. Son regard s’attarde une seconde sur mes yeux verts.
— Tu reviendras ?
Je respire encore trop fort. Dans ma tête : les cours de pharma, l’appartement vide, l’homme resté au bar avec ses phrases maladroites, sa femme dans ma bouche, lui encore en moi.
— Oui. La prochaine fois, je n’attendrai pas que ça devienne insupportable.
Dehors, Lyon est froide. Dans le taxi, je le sens encore en moi. Chez moi, je m’appuie un instant contre la porte fermée, un mètre soixante-cinq, robe froissée, poitrine lourde, le corps encore ouvert.
Pour la première fois depuis longtemps, le silence entre les jambes de l’étudiante en pharmacie n’est plus une faim.
Juste une chaleur qui reste.
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Cette histoire est destinée à être consultée en ligne et ne peut pas être copiée ou imprimée.
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