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Indomptable princesse

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Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 31/07/2026

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Marie, la fille du roi Louis, était une jeune femme dynamique qui refusait toutes les entraves de son époque, de sa classe et de sa condition. Elle était résolument rebelle. La jeune femme était de toute beauté, d’une blondeur comme les blés, des yeux d’un bleu transparent, une voix envoûtante, douce bien que légèrement éraillée. Elle était pétillante, espiègle, constamment en mouvement avec une inextinguible soif de savoir.
Pourtant ses parents se désespéraient de son comportement.

Elle montrait bien plus d’attrait pour les sciences, la géographie, la botanique ou les arts que pour les cours de Mme d’Orville qui l’instruisait de la bienséance nécessaire à toute femme de son rang. Savoir se comporter dans le monde, commander à une armée de domestiques avec autorité, se garder d’exprimer ses opinions de toujours approuver celles des hommes ou être oisive était tout ce qu’elle exécrait. Si broder à la lumière d’une fenêtre devenait le point culminant de sa journée elle en serait désespérée.

Elle préférait de loin la compagnie des domestiques à celles des prétentieuses aristocrates ampoulées ou des gentilshommes condescendants.
De fait, voulant plus que tout rester libre, Marie avait rejeté avec force tous les préceptes qui lui étaient enseignés, et s’abreuvait dès qu’elle le pouvait des nombreux livres de l’immense bibliothèque du château.
La jeune femme avait également repoussé tous les prétendants que ses parents avaient envisagés pour elle, ne voulant pour rien au monde s’enchaîner à un mari à qui elle devrait une obéissance aveugle et qui ne manquerait pas de lui rappeler où se trouvait sa place.

- 17 ans et toujours pas mariée ! se lamenta Catherine à sa fille.
- Que va t-on faire de vous ? dit son père de façon rhétorique.
- A votre âge vos soeurs étaient déjà mariées !
- Grand bien leur fasse !
- Sans parler que ça va commencer à commérer, renchérit la reine soucieuse des bavardages de la cour.
- Laissez-moi vivre ma vie et laissez ces veilles rombières aigries jacasser ! répondit la jeune femme avec provocation.
- Ca ne peut plus durer ma fille ! s’emporta le roi. Je vais faire venir au château quelques uns des meilleurs prétendants que vous n’avez pas encore odieusement éconduit. Cela devient difficile de trouver un bon parti ! Il vous faudra choisir l’un deux. Si vous n’y consentez pas, nous choisirons pour vous et si vous vous entêtez encore vous irez au couvent. Peut-être que cela vous remettra les idées en place !
- Non ! supplia la jeune femme.

Le couvent était pour elle pire qu’une prison, un endroit où son esprit libre serait étouffé jusqu’à s’étioler irrémédiablement. La mort lui semblait plus enviable que cette vie recluse et asservie. Elle ravala sa colère et n’engagea pas le bras de fer avec ses parents. Marie sortit de la pièce en furie, les larmes lui montant aux yeux.

Elle savait hélas qu’elle ne pourrait lutter indéfiniment contre sa famille, contre les normes, contre sa condition. Elle ne pouvait s’opposer au monde entier ! Elle devrait prendre prochainement un mari. Elle se sentit alors soudainement très lasse, et traîna sa mélancolie dans les jardins pendant quelques heures.

Son naturel reprit cependant rapidement le dessus et, le soir-même, Marie résolue de profiter encore de son éphémère liberté pour s’éclipser du château le temps d’une soirée. Elle n’avait jamais encore fait cela, mais elle pensa qu’elle devait le faire maintenant car elle n’en aurait peut-être plus jamais l’occasion.

Pour mener à bien son escapade, elle demanda à sa suivante une de ses robes. La domestique, bien que ne comprenant pas pourquoi sa jeune maîtresse s’entêtait avec tant de force pour s’extraire d’une vie de oisiveté, lui donna une de ses tenues. Marie mit quelques pièces dans la main de sa servante pour la robe autant que pour sa discrétion.

La jeune princesse se vêtit de la robe, ajouta un fichu dans ses cheveux et s’observa dans un miroir. Satisfaite de son apparence populaire, elle s’éclipsa en douce de sa chambre.

A pas de loup, elle se faufila dans les couloirs, se glissa dans des portes entrouvertes, évita avec dextérité les gardes et atteignit le jardin par une entrée de service. Telle une ombre, elle rejoignit l’extrémité sud-ouest du parc, là où le mur d’enceinte était un peu effondré. Elle gravit les pierres éboulées et sans trop d’efforts se trouva à l’extérieur.

Elle respira à plein poumon l’air frais, comme s’il était différent de celui qu’elle respirait quelques minutes auparavant. Elle savoura la brise légère, promesse de liberté.

Elle marcha quelques temps pour rejoindre la ville. Son regard émerveillé se posa sur tout un tas de choses. Elle avait tout à découvrir du monde. « La vie est ici, pas entre les quatre murs du château » se dit-elle avec conviction. Le temps d’une soirée, elle serait comme tout le monde, libre de ses actes.

Marie déambula dans les rues encore très animées malgré l’heure tardive. Elle résolu de rentrer dans une taverne. Le lieu était agité. Les convives parlaient forts, mangeaient avec beaucoup d’appétit et buvaient plus que de raison.

Elle s’assit à une table et commanda une chopine de cidre. Elle s’aperçut alors que les regards des personnes présentes se tournaient vers elle, que les commérages bruissaient dans la pièce à son sujet. Marie comprit alors que venir dans ce lieu en tant que femme sans être accompagnée était inhabituel. Elle finit son cidre, un peu déprimée de réaliser que la condition de femme était finalement un peu la même qu’on soit riche ou pauvre. Cependant son esprit indépendant la convainquit que cela ne devait pas être une fatalité. Elle jeta quelques deniers sur la table en bois et s’éclipsa de ce lieu. Elle ne changerait pas le monde ce soir.

Elle poursuivit son escapade au hasard des rues et se trouva rapidement devant une imposante bâtisse qui semblait encore plus animée que l’auberge. De la musique et des cris de joie s’en échappaient. Elle remarqua l’enseigne en bois qui trônait au dessus de la porte : « Au bon plaisir ». Elle franchit la porte, avec la résolution de s’amuser.

Elle se retrouva dans une vaste pièce éclairée par un imposant lustre en cristal pendant au plafond sur lequel fondaient d’innombrables bougies. Des chandeliers étaient parsemés aux quatre coins pour offrir un peu plus de lumière. Des tentures, des statues, des plantes habillaient avec ostentation le lieu mais lui conféraient une agréables chaleur.

De nombreux convives, que des hommes, étaient attablés ou assis dans les nombreux fauteuils du lieu. Ils mangeaient et buvaient avec allant, semblant refaire le monde. Puis Marie remarqua les femmes. Elles effectuaient le service, étaient assises sur les cuisses des hommes ou collées à eux de façon inconvenante. Leur tenue était au mieux négligée, au pire indécente. Plusieurs avaient un sein qui dépassait de leur robe, d’autres avaient même le torse complètement nu, tandis que certaines laissaient la main d’un homme se glisser sous leur robe retroussée et semblaient y prendre du plaisir.

Marie était stupéfaite de tant de licence. Elle était ouverte d’esprit, mais n’avait jamais imaginé qu’un tel lieu puisse exister. Elle avait été élevée dans un milieu prude dicté par les préceptes de la religion.
Toutefois curieuse, elle se mit à déambuler au milieu des hommes et femmes. L’alcool coulait à flot, les voix étaient animées, les gestes déplacés. Alors qu’elle errait, personne ne faisait attention à elle.

Curieuse de ce qu’elle pourrait découvrir, elle s’infiltra dans un sombre couloir dans le coin de la pièce. Le passage, faiblement éclairé donnait sur une autre pièce beaucoup plus sombre. Sur tout son pourtour elle perçut des alcôves plus ou moins grandes. Un rideau permettait de fermer les renfoncements. Sur la droite, un feu brûlait dans un imposant âtre. Une table était disposée devant, autour de laquelle se trouvaient quelques hommes en train de boire.

Dans la première alcôve, Marie découvrit un homme et une femme complètement nus. La femme était à quatre pattes tandis que l’homme dans son dos, tenant fermement les hanches de la prostituée, donnait de puissants coups de rein. La jeune femme fut hypnotisée par ce spectacle de ce couple forniquant. Ses yeux s’attardèrent sur les fesses nues et musclées de l’homme, sur l’opulente poitrine de la femme qui bougeait à chaque coup de son partenaire.

La femme qui se faisait prendre, gémissait, semblant éprouver un vif plaisir. Cela étonnait la jeune femme qu’il fut possible d’éprouver tant de bien être à forniquer. C’était contraire à tout ce qui lui avait été inculqué.

La jeune femme resta un moment à les regarder, subjuguée. Marie ressentit une douce chaleur gagner son ventre, accompagnée de picotements. Ces sensations étaient nouvelles pour elle et plutôt agréables.

Elle finit par poursuivre son exploration. A l’alcôve suivante, Marie découvrit une femme allongée sur un canapé avec un homme entre ses jambes bougeant frénétiquement son membre dans son sexe. Un deuxième homme à genoux se faisait sucer la queue. Marie, étonnée de cette pratique, fixait la femme lécher la verge tendue de l’homme. Cela semblait procurer beaucoup de plaisir à ce dernier.

La jeune princesse était partagée par ce qu’elle voyait. D’un côté, cette débauche allait à l’encontre de son éducation, de l’autre son esprit libre et rebelle l’invitait au plaisir. Elle était de plus en plus excitée par ce qu’elle voyait. La jeune femme ressentit à présent avec étonnement une vive humidité gagner son intimité.

Marie assista alors à une scène qui la troubla. L’homme qui se faisait lécher la verge poussa un grognement et la jeune princesse observa un liquide blanchâtre être expulsé de son sexe. Le liquide se répandit dans la bouche de la prostituée. Une partie coula au sol tandis que la femme avalait le reste tout en continuant de sucer son client. Le regard de la princesse resta interloqué par ce qu’elle venait de voir, bien qu’elle ait ressentit un puissant frisson d’excitation devant cette scène.

Au bout de quelques minutes, la femme se mit à gémir. Marie se demanda ce qui lui arrivait. Son corps tressaillait. L’homme entre ses jambes lui faisait-il mal ? En observant la prostituée, elle comprit qu’elle ne souffrait pas mais qu’au contraire elle semblait éprouver des sensations forts agréables. Ce phénomène fut pour la jeune femme une nouvelle découverte.

Marie se dirigea vers l’alcôve suivante. Un homme était allongé au sol et une femme mûre aux formes généreuses le chevauchait avec entrain. Au bout de quelques minutes il grogna de plaisir comme le client précédent. Après avoir jouit, il se releva et remit son sexe ramolli dans sa culotte. Il plongea sa main dans sa poche et jeta avec dédain quelques pièces au sol vers la prostituée. Cette dernière, s’empressa de les ramasser, pas offusquée par le geste dégradant de son client.

La prostituée allongée nue dans l’alcôve fixait la jeune princesse. Sur un ton maternelle, elle dit à Marie :

- Tu as l’air nouvelle toi ?
- Non. Enfin si, dit Marie, ne sachant pas quoi répondre.

La prostituée, d’un âge relativement avancé, reprit :

- Un conseil, si tu veux éprouver un peu de plaisir dans ce lieu, ne compte pas trop sur les hommes. Ils ne pensent qu’au leur ces salauds ! Je te conseille de caresser ton petit bouton de temps en temps.
- Mon petit bouton ? Répéta incrédule la jeune femme.
- Tu es un petit rossignol tombé du nid, se moqua la femme aux formes généreuses. Je vais te montrer.

La femme, à l’opulente poitrine, saisit la main de Marie et la guida sous la robe de la princesse. Elle remonta entre les jambes et fouilla un peu son intimité.

- Là. Tu sens la petite excroissance ?
- Oui.
- Caresses-là et tu auras du plaisir.

Un nouveau silence gêné s’installa.
Le regard de la prostituée se porta sur les bas blanc de la princesse. Elle les frôla du bout des doigts et s’exclama :
- Tu as des bas en soie ! Aucune de nous ne peut s’en offrir. Qui es-tu ? Une bourgeoise qui veut s’encanailler ?
- Il y a un peu de ça, admit Marie avec un sourire gêné.

Après un nouveau silence, la femme corpulente reprit :

- La Mégère t’as donné une fiole ?
- La Mégère ?
- Oui, Mme Dubreuil, la mère maquerelle de cet établissement. Tu as bien dû la rencontrer avant de commencer à travailler ici ?
- Oui, bien sûr ! mentit Marie.
- Elle t’a donné une fiole ?
- Non.
- Quelle garce ! Prends celle-ci alors.

La prostituée lui tendit une petite fiole qu’elle sortit d’un baluchon qui traînait au sol.
- Bois-en une gorgée si tu sens que la semence de ses hommes a fait son œuvre. Cela te débarrassera d’un bâtard.
Puis, sur un ton grave, elle la mit en garde :
- Mais ne l’utilise qu’en cas de nécessité absolue. Elle ne tue pas toujours que le phoetus !
- Merci, répondit Marie, bouleversée, en prenant la fiole.
- Au fait, moi, c’est Jeannette, reprit la prostituée face à la jeune troublée qui lui faisait face. Fais attention à toi drôle de petit rossignol, dit sincèrement la prostituée alors que la jeune femme s’éloignait.


La jeune princesse poursuivit le tour des alcôves puis décida de quitter les lieux, l’esprit rassasiée mais le corps à vif. Elle ressentait une forte chaleur moite entre ses jambes qui l’intriguait. Elle trouva cela très agréable et en même temps très troublant.

Tandis qu’elle s’apprêtait à quitter l’établissement, une puissante voix féminine s’adressa à elle :

- Arrête-toi !

Marie se figea. Une femme d’une soixantaine d’années lui barra le passage. Elle était tout en rondeur et avait un joli visage malgré les affres du temps. On devinait qu’elle avait été une belle femme dans sa jeunesse. Marie supposa qu’il devait s’agir de Mme Dubreuil.

- Qui es tu ? demanda la femme d’une voix ferme.
- Marie, répondit timidement la jeune femme.
- Que fais-tu là ?

Devant le silence embarrassé de la princesse, la maquerelle reprit :

- Tu ne crois quand même pas que tu peux me voler en vendant ton cul dans mon honnête établissement.
- Je ne vole personne madame. Si c’est une question d’argent, je peux payer pour ma présence ici.

La jeune femme se saisit de sa bourse et en sortit une livre, qui lui semblait être une somme raisonnable pour la dédommager. Elle la tendit à l’imposante femme qui eut un sourire satisfait. Elle lui avait donné dix fois plus que ce que lui rapportait en une nuit la meilleure de ses filles, mais se garda bien d’en informer la princesse.

- Parfait ma belle. Tu me payes ainsi à chacune de tes visites et tu pourras écarter les cuisses autant que ton bon plaisir le commandera ! Ajouta-t-elle avec un rire gras.

Marie la fixa d’un regard outrée avant de s’éclipser du bordel et fila directement au château.
Telle une souris, elle se faufila jusqu’à sa chambre. Dans l’agréable chaleur de son lit la jeune femme repensa à tout ce qu’elle venait de voir. Ce faisant la douce moiteur entre ses cuisses réapparut.

Repensant au conseil de Jeannette, elle glissa sa main sous sa chemise de nuit et commença à se toucher. Le contact de ses doigts sur sa vulve la fit frémir aussitôt. Trouvant cela agréable, elle continua de se caresser. Elle retrouva le petit bouton et se mit à jouer avec.
Les sensations étaient divines. Elle respirait de plus en plus fort, se cambrait au rythme de ses caresses. Sans s’en rendre compte, elle se mit à pousser quelques gémissements.

Et puis soudain, une vague de plaisir à laquelle elle ne s’attendait pas déferla sur son corps. Elle se pinça les lèvres, se caressa de plus belle. L’extase dura longtemps mais quand elle retomba, Marie se sentit merveilleusement bien, mieux qu’elle ne l’avait jamais été.

La jeune femme s’endormit très vite, drapée dans un voile de bien-être.


***

Le lendemain, Marie se plia à rencontrer de futurs prétendants comme le souhaitait son père. Elle ne souhaitait en épouser aucun d’eux. Mais cela lui permettait dans l’immédiat de gagner du temps. Du temps pour quoi ? Elle ne le savait pas vraiment. Elle ne savait pas ce qu’elle allait faire.

Le soir-même, elle résolu de retourner au bordel, attirée par la débauche qu’elle y avait vu la veille. Elle se dit qu’elle devait bien en profiter si son avenir était à tourner en rond dans un couvent, loin des plaisirs de la vie et des Lumières de cette fin de siècle.

Le soir, elle revêtue la robe de sa servante et s’éclipsa hors du château avec la discrétion d’une chatte. Elle pénétra dans le bordel sans hésitation. Marie aperçu Mme Dubreuil non loin de l’entrée et se dirigea vers elle.

La jeune femme lui tendit une livre.

- Déjà de retour ma belle ! Tu as le feu au cul ! Dit la maquerelle avec un sourire en glissant la pièce dans son profond décolleté.

Marie se dirigea directement vers les intimes alcôves. Elle en fit doucement le tour comme la veille, prenant le temps de laisser son excitation la gagner.

Elle arriva devant Jeannette, la prostituée qui s’était montrée bienveillante avec elle. La femme était couchée sur le dos, un homme sur elle en train de la besogner. Il lui fit signe d’approcher.

« Caresse-lui les seins » ordonna l’homme à la princesse.

Après quelques hésitations, Marie obéit, un peu gênée mais malgré tout tentée. Mais plus elle touchait la peau douce de l’opulente poitrine de la prostituée, plus cela l’excitait. Elle n’aurait su dire pourquoi. Elle n’était pourtant pas attirée par les femmes. Pourquoi éprouvait-elle ces sensations ?
L’homme la regarda faire, avec grand plaisir. Puis il se retourna en direction de la table, près du feu.

- Jean, il y a une pute de libre pour toi !

Un homme, un garçon plutôt, plus jeune que Marie approcha jusqu’à l’entrée de l’alcôve. Il paraissait fortement intimé.

- Mon neveu, précisa l’homme. Fais-en un homme, ajouta-t-il à l’intention de Marie.

La jeune femme ne savait pas quoi faire, elle était un peu décontenancée. Elle allait avouer qu’elle n’était pas une pute, mais pour elle ne savait qu’elle raison se ravisa.

Elle se leva alors et prit le garçon par la main pour le faire entrer dans l’alcôve voisine. Elle défit lentement les lacets de son corsage. Jean déglutit bruyamment, le regard fixé sur les délicates mains devant lui. Marie finit par ouvrir suffisamment son corsage pour libérer ses deux seins. Ils était beaux, jeunes, ronds, doux au milieu desquels un petit téton rose très pâle se dressait.

Marie prit les mains du timide garçon et les posa sur ses seins.

- Caresse-les, ils ne vont pas te mordre, dit la jeune femme qui sentait une excitation maintenant familière la gagner.

Marie, bien que de plus en plus excitée était amusée par la situation. Elle pensait y trouver dans cet endroits de quoi en apprendre plus sur les plaisirs charnels, au lieu de ça elle se retrouvait avec ce jeune garçon qui en savait encore moins qu’elle sur le sujet.

Elle sentit ses tétons se dresser sous les caresses un peu gauche de Jean. Son ventre devenait chaud, son intimité humide. Elle retrouvait avec délectations les agréables sensations de la veille. Elle le laissa lui caresser longuement les seins, aussi le jeune garçon s’améliorait-il à chaque mouvement. Elle le trouve même à la fin assez adroit, en tout cas assez pour assez pour rendre cet instant très agréable.

Se rappelant ce qu’elle avait vu le soir précédent, elle s’agenouilla devant le garçon, défit sa culotte et en sortit un sexe tendu. Marie se mit à faire glisser sa main douce sur la hampe de chair. Le jeune garçon avait les yeux rivés sur son sexe, se croyant encore dans l’un de ses rêves qu’il faisait la nuit.
La jeune femme lisait le plaisir qu’elle procurait à Jean, un plaisir nouveau et qui semblait le combler de bonheur. Marie lui sourit, touchée par ce jeune garçon qui avait tout à découvrir.

Après un moment à masturber le jeune client, la princesse mis le sexe plein de vigueur dans sa bouche pour le sucer. Elle s’appliquait du mieux qu’elle pouvait pour donner encore plus de plaisir au jeune homme, pour que sa première fois lui soit agréable. Se remémorant les techniques des prostituées, elle aspira la gland, lécha du bout de la langue la hampe de chair. Elle embrassa chaque centimètre de la queue, titillant le frein et alla jusqu’à gober les couilles bien pleines du garçon qui ne demandaient qu’à se vider.

Et se faisant, son excitation ne cessait d’envahir son corps jusqu’à ressentir une irrésistible envie, un peu bestiale et inédite pour elle, de sentir ce membre dur en elle. Elle en fût à la fois surprise mais en même temps très désireuse.

Mais, de cela il n’était question. Perdre sa virginité la condamnerait au couvent. Elle devait résister à ses pulsions.

L’agréable fellation que lui faisait la princesse amena le jeune garçon au bord de l’explosion, son corps envahi par de fantastiques sensations. Marie sentit Jean se tendre. Ce dernier éjacula alors, poussa un grognement d’une voix encore un peu enfantine. Le sperme se répandit dans la bouche de Marie. Comme elle l’avait vu faire la veille, elle avala toute l’abondante semence qui s’écoula sur sa langue. Si le goût du liquide ne lui plus guère, celui d’avoir fait jouir ce jeune garçon la contenta nettement plus.

Visiblement heureux, Jean chercha dans ses poches et tendit une dizaine de deniers à Marie et d’un ton sincère lui exprima toute sa reconnaissance :
- Merci beaucoup madame.

Marie fut touchée par ce garçon qui devenait presque un homme. Ils retournèrent dans l’alcôve voisine où ils virent l’oncle de Jean payer également son plaisir. Il remercia à son tour Marie, à sa façon :

- Merci M’dame d’avoir vidé les bourses de ce vaurien ! Il lui tardait d’être déniaisé !

Lorsque l’oncle et son neveu furent partis, Marie tendit à Jeannette les pièces qu’elle venait de gagner.

- Non, tu l’as gagné c’est à toi !
- Je n’ai pas besoin de cet argent, prends-le insista Marie.
- N’oublie pas, tu dois la moitié de tout ce que tu gagnes à la maquerelle.
- La moitié ! Mais c’est du vol ! Vous avez méritez cet argent, vous l’avez gagné ! Vous devriez vous unir, protester ! Ajouta Marie avec une fougueuse naïveté.
- C’est ainsi, dit avec fatalité la prostituée.
- Allez, prends cet argent, je n’en ai vraiment pas besoin.

La prostituée fixa la jeune femme d’un regard incrédule puis accepta finalement les pièces de bon coeur.

En quittant sa nouvelle amie, la princesse se retrouva soudain nez à nez avec un homme. Il avait l’allure d’un gentilhomme, était grand et mince, assurément très bel homme. De beaux cheveux bruns ondulaient le long de son visage jusqu’à ses épaules puissantes. Il avait les trais virils mais harmonieux, une bouche délicate et un nez tout en rondeur. Une large cicatrice, témoin assurément d’un acte de bravoure, marquait sa pommette droite. Ses yeux noirs fixaient la troublante jeune femme.

L’inconnu plongeait son regard assuré dans les yeux bleus de Marie. Durant quelques secondes le temps se suspendit. Ils se fixaient intensément.

Marie se sentait physiquement attirée par cet inconnu. Son imagination se mit alors à vagabonder, nourrie par la forte excitation que lui avait procuré la fellation de son jeune client. La forte moiteur dans son ventre ne s’était pas estompée depuis qu’elle avait vu le jeune garçon et au contraire s’intensifia. Une sensation qu’elle connaissait bien à présent et qu’elle aimait.

Elle se mit alors à imaginer que l’homme se mette à caresser ses seins à travers sa robe. Marie se laisserait faire. Elle ne connaissait pas cet homme mais son corps était en feu et son esprit avide de découvrir de nouveaux plaisirs.

L’homme déferait les lacets de son corsage, et n’y parvenant pas arracherait le tissus pour libérer avec empressement sa poitrine ferme. Il se mettrait à presser ses seins dans la paume de sa main. Marie se laisserait gagner par les agréables sensations que provoquerait en elle cet homme. Elle sentirait avec satisfaction ses tétons se durcir de plus en plus. Ce serait savoureux.

La main libre de son amant du moment se glisserait sous sa robe et s’insinuerait sous ses jupons. Elle se mettrait à toucher la délicate peau des cuisses de la princesse qui s’abandonnerait sans retenue aux caresses de cet inconnu. L’excitation serait à son comble. Elle ressentirait une irrésistible tentation dans son ventre, une irrépressible envie de sentir la main de cet homme caresser son intimité, une irrésistible envie de sentir cet homme s’introduire en elle.

Avec rudesse, le gentilhomme retournerait Marie. Elle prendrait appui sur le mur avec la paume de ses mains tandis que son amant retrousserait sa robe et ses jupons sur sa taille fine.

La jeune femme sentirait le sexe de l’homme caresser l’entrée de son vagin trempé. Un frisson de plaisir la parcourait. Le sexe s’enfoncerait un peu en elle. Marie défaillirait. L’homme imprimerait un agréable va-et-vient.

A force du mouvement du sexe de cet homme en elle le plaisir serait vite à son comble. Marie suffoquerait alors, envahie par des sensations divines. Elle ressentirait des choses dans son corps qu’elle n’avait encore jamais vécue. Se toucher avec ses doigts avait été pour elle une découverte, mais assurément le sexe d’un homme en elle serait une nouvelle.

Tandis qu’elle se sentirait débordante d’excitation, l’homme dans son dos pousserait un long râle. La jeune femme sentirait des jets chauds se répandre dans son ventre.

Un bruit sortit soudainement Marie de son agréable rêverie. L’homme était toujours là devant elle, à l’observer. Leur regard se fixaient toujours avec intensité. Puis l’homme s’éclipsa sans un mot, en titubant, laissant la jeune femme toute chose.

La jeune princesse quitta à son tour le bordel. En sortant, elle croisa la maquerelle qui lui dit :
- A demain ma belle !
- Non, je ne reviendrai pas ! Indiqua la princesse d’un ton assuré qui avait exploré son plaisir mais avait peur de céder à la tentation qui ferait d’elle une nonne.
- Si tu changes d’avis, tu es la bienvenue. Tu pourras aussi travailler pour moi. Belle comme tu es, les hommes se presseront pour te passer dessus.

Sur le trajet la menant au château, elle se résolut que la fuite était préférable au couvent ou un mari oppresseur. Elle pourrait réunir tout l’argent possible et fuir. Elle serait plus heureuse à mener une vie simple de paysanne que de s’étioler dans un environnement mortifère.
Un mari était sans doute un moindre mal, mais une vie de soumission lui plaisait guère. Sa liberté était plus précieuse que tout et elle était résolue à ne pas l’abandonner.

Elle trouverait un moyen de gagner sa vie. Elle prit en considération un bref instant la proposition de Mme Dubreuil, avant de la chasser définitivement de son esprit : « Non, je ne veux pas de cette vie là ! ».
A l’approche de l’enceinte du parc, elle était décidée. Elle partirait dès que le destin l’enverrait vers le couvent ou vers un mari intolérant et autoritaire.

Elle regagna alors le château tandis que la fourmilière des domestiques commençait à s’activer.


***


Dans la journée qui suivit, Marie dut reprendre la réception des prétendants qui se pressaient pour épouser la fille du roi.

- M. le duc d’Argouges, je vous remercie pour l’intérêt que vous me portez, dit poliment la princesse à l’issue de leur brève conversation. Je suis flattée qu’un homme tel que vous me montre tant d’attention. Je ne manquerai pas de prendre en considération votre intérêt.

Le marquis se leva, s’inclina devant la belle princesse dans son élégante toilette jaune et sortit de la salle. La dame de compagnie s’approcha de la princesse :
- Quel vieux bouc ! S’exclama Marie.
- Il s’agit pourtant d’un beau parti, Madame, s’offusqua Anne.
- Il est vieux, moche, conservateur et prétentieux ! Je ne vois pas en quoi c’est un bon parti ! Allez, suivant ! ajouta Marie, exaspérée.
- Oui Madame.

La dame de compagnie, dépitée, se replaça dans un coin de la pièce puis fit signe au valet qui se tenait devant la porte. Ce dernier l’ouvrit et annonça d’une voix forte :

- M. le marquis Charles-Armand de Savoie.

Un jeune homme entra dans la pièce. Grand, brun. Ses traits gracieux attirèrent tout de suite le regard de Marie. Il portait une veste bleue de brocard ajustée, embellie de dorures brodées, une chemise blanche arborant sur la poitrine une cascade de dentelles, une culotte bleue assortie et des bas blancs.
Il ne portait pas de perruque poudrée comme son prédécesseur. Ses cheveux noirs était attachés avec un catogan bleu. Seules deux mèches, trop courtes pour être tenues, tombaient de par et d’autre de son visage harmonieux aux trait volontaires.

Il s’assit dans le fauteuil faisant face à la princesse après lui avoir présenté ses hommages. Marie remarqua tout de suite la cicatrice sur sa pommette droite. Un frisson la glaça.

Lorsque le marquis posa plus attentivement son regard sur elle, Marie perçu également son trouble. Il s’exclama alors :
- Vous !?
- Moins fort ! s’exclama la jeune femme gênée.

Elle tourna un regard vers sa dame de compagnie qui se tenait debout non loin. Elle se trouvait toutefois suffisamment loin pour ne pas entendre ce que pouvaient se dire la princesse et le marquis. Cependant, ce dernier reprit moins fort devant l’embarras de la jeune femme :

- C’était bien vous hier ?

Marie resta silencieuse quelques instants. Devait-elle avouer la vérité ou nier farouchement. Elle ne sut pourquoi, elle admit :
- Oui c’était moi, confirma la jeune femme en défiant du regard le jeune marquis, prête à se défendre.
- Mais que faisiez-vous là si vous me permettez ?

Marie réfléchit un moment puis expliqua :

- Ce château est une prison dorée. J’aime être libre de mes pensées et de mes actes, j’aime la science, je rêve de voir le monde changer. Mon père me pousse à prendre un mari, qui assurément verrait d’un bien mauvais œil ma... fantaisie. Je serai contrainte de me conformer aux devoirs qui sont les miens en tant que femme de la noblesse. Et si je ne consens pas à prendre un époux, mon père me destine à un couvent. Voici les choix qui s’offrent à moi aujourd’hui. Dans tous les cas, mon esprit, mon âme se mourraient, Monsieur, croyez-le. Alors, j’ai décidé d’explorer la ville comme une femme ordinaire. Et puis je suis entrée par hasard dans ce bordel. J’ai été fascinée par les corps qui se mêlent, par les gémissements, par le plaisir que semblaient éprouver ces femmes et ces hommes… ajouta-t-elle sans se soucier de la gêne que pourraient entraîner ses propos. Vous les hommes vous pouvez vous amuser et on se gausse de vos incartades. Nous les femmes, pour la même chose, on nous condamne au purgatoire, on nous répudie comme des pestiférées. Le monde est bien injuste en vérité, Monsieur...

Alors qu’ils se fixaient, se jaugeant, Marie reprit :

- Mais vous, que faisiez-vous dans le bordel ? Vous êtes un gentilhomme qui ne paraît pas avoir l’habitude de fréquenter ces lieux.

Le marquis réfléchit puis d’un air grave ouvrit son coeur :

- Il y a deux jours était l’anniversaire de la mort de mon épouse et de ma fille. Cela fait trois ans…
- J’en suis sincèrement navrée, compatit la jeune femme.
- Depuis, je suis las, je n’ai plus goût à rien. Le temps efface la douleur mais vole aussi les souvenirs. Leur visage dans mon esprit devient de plus en plus vague. Quel mari, quel père suis-je pour les oublier ainsi ? Se plaignit-il, un voile de tristesse emplissant son regard.
- Ne vous en voulez-pas ! rétorqua la jeune femme, affectée.
- Et hier soir j’ai bu plus que de raison, jusqu’à me perdre dans cet endroit et oublier mon honneur, ma dignité. Vous devez pensez que je suis un bien pitoyable gentilhomme.
- Non pas du tout, le rassura la princesse en posant sa main sur celle du marquis.

La dame de compagnie se racla la gorge. Marie retira sa main.

- Le temps fait son œuvre pour adoucir les douleurs. Mais si vous voulez honorer votre épouse et votre fille, vivez. Si vous vous laissez aller votre cœur va se dessécher et vous perdrez alors tout amour pour elles. Soyeux heureux, faites battre votre cœur pour les personnes que vous aimez, qu’elles soient de ce monde ou de l’autre.
- Merci pour vos conseils. Je crois que mon père pense comme vous car c’est lui qui m’a poussé à venir vous présenter mes respects.
- Et il a bien fait, s’exclama la jeune femme avec enthousiasme, devant le premier prétendant digne d’intérêt.

Marie était touchée par cet homme qui lui ouvrait son cœur, trouvant bien plus de courage à l’aveu de sentiments qu’à des épées qui s’entrechoquent.
Un nouveau silence s’installa puis la princesse reprit :

- On vous dit homme moderne, mais qu’elle serait ma place à vos côtés si je consentais à vous épouser ? Je veux rester libre, je veux préférer la compagnie d’un télescope à celles de mondaines colporteuses de ragots, je veux préférer la lecture des livres de botanique à celle de la bible, je veux œuvrer pour le droit des femmes, je veux changer le monde.

Le marquis sourit.
- Qu’est-ce qui vous amuse Monsieur le marquis ? demanda la princesse avec une moue mutine.
- Vous. J’ai compris depuis le début que vous étiez un esprit libre, que vous étiez une indomptable princesse dit-il avec affection. Je n’essaierai pas de vous contraindre. Je ne veux pas que vous soyez comme ces veilles rombières, imbus d’elles-même et ne s’intéressant qu’à à la frivolité. Ne changez pas princesse. Non, surtout ne changez pas. Je vous encouragerai à changer ce monde ! Nous le changerons ensemble.

Le cœur de la princesse se gonfla de bonheur. Elle s’imagina duchesse de Savoie, reconnue comme femme de science, bienveillante envers ses sujets et soutient indéfectible du droit des femmes.

Ils discutèrent un moment, avant que le marquis ne prenne congés, sans avoir promis à la princesse de revenir la voir dès le lendemain.

Le roi et la reine furent fort aise d’apprendre que le marquis de Savoie semblait plaire à leur fille. Il était le premier à obtenir l’autorisation d’une seconde visite.

Comme promis, le marquis revint le jour suivant. Ils partirent se promener dans le parc du château, au milieu des allées du jardin à la française. Ils marchaient côté à côté, suivis à quelques mètres d’Anne, la dame de compagnie de Marie.

Ils parlèrent longuement, apprenant à se connaître. Ils ne se cachaient rien, ouvrirent leur coeur, partageant leurs envies, leurs doutes, leurs projets. A l’un comme l’autre il leur était étrangement facile de se parler. Plus ils discouraient, plus l’envie de lier leur vie leur paraissait être une évidence.

En marchant côté à côté, leurs mains se frôlaient parfois, entraînant un agréable frisson en eux. Au détour de la roseraie, Marie attrapa la main de Charles-Armand. Anne se racla la gorge et Marie lâcha la main douce de son prétendant.

Ils firent plusieurs pas dans la grande roseraie en fleurs, lorsque la jeune femme dit tout bas :
- Quand je donne le signal, vous courrez vite tout droit.
- Quoi ?

Ils tournèrent peu après sur la droite et aussitôt Marie s’écria, fort amusée :
- MAINTENANT !

La jeune princesse se mit à courir, espiègle. Le marquis mis quelques secondes à comprendre ce qu’il se passait, à peser l’aspect raisonnable et convenable d’un tel acte. Et puis il se dit que c’était cette insouciance, cette profonde liberté qui l’habitait qui faisaient qu’il tombait amoureux de la princesse un peu plus à chaque instant.

Il se mit alors à courir à son tour pour rattraper Marie. Lorsque Anne arriva à l’angle de chemin, elle s’écria décontenancée :
- Majesté ! Que faites vous ? Revenez !

Mais le couple était déjà loin. La dame de compagnie se mit à accélérer le pas, autant qu’une dame de son rang pouvait le faire, tout en s’époumonant pour rappeler sa jeune maîtresse à la raison.

Marie riait, s’amusait comme une enfant. Charles-Armand la fixait, attendrie par sa fraîcheur. Elle lui attrapa la main pour l’inviter à le suivre. Il l’aurait suivi ainsi jusqu’au bout du monde.

La jeune princesse sortit du jardin, et fit traverser au marquis une vaste étendue de pelouse arborée. Ils passèrent sous une arche végétale, longèrent une haie et arrivèrent à l’orée du parc. C’est essoufflés qu’ils atteignirent une vieille maisonnette abandonnée.

Elle leur fit contourner la bâtisse et s’arrêta au pied d’un chêne majestueux. Et à quelques mètres de l’arbre se dressait le mur d’enceinte du château, où se trouvait un monticule de pierres. C’est par cette saillie dans le mur qu’elle était sortie de la propriété les nuits précédentes.

Après avoir reprit son souffle, la jeune femme indiqua :

- J’aime bien cet endroit. En s’adossant au chêne, on voit à travers le mur la ville au loin. Au delà de ces murs tout est possible, aucun rêve n’est impossible, précisa-t-elle, pensive.

Charles-Armand regarda le paysage à travers l’ouverture du mur.

- Ensemble, aucun de vos rêves ne sera impossible Marie.

La jeune femme sourit affectueusement autant à sa complicité qu’à sa familiarité. Ils se fixaient tous les deux intensément.

Soudain, la princesse se jeta sur le marquis et ils s’embrassèrent passionnément. Leurs bouches se dévorèrent, affamées. Leurs langues se rencontrèrent, avides de s’entremêler. Marie, réalisa que s’était la première fois qu’elle embrassait. La sensation était douce, délicieusement agréable. Se blottir contre l’être aimé et l’embrasser apportait une sensation de bien-être réconfortante.

Marie quitta l’étreinte de son amant et dit :
- Prenez-moi Charles-Armand ! Faites-moi l’amour.

Devant le regard étonné du marquis, elle insista.
- Vous êtes sûr, demanda le jeune homme, hésitant.
- Jamais je ne l’ai autant été.

Le marquis étreignit à nouveau la jeune femme. Il plaqua sa main contre les seins de la jeune femme pour les caresser à travers le tissu. Marie aurait aimé défaire sa robe pour libérer sa poitrine et sentir l’exquis contact de la main chaude et douce de son amant sur ses seins. Mais ce fichu corset interdisait tout déshabillage aisé.

Le marquis observait la poitrine de la jeune femme comprimée par le corset se gonfler à chaque respiration et déborder du décolleté. Ces seins étaient beaux. Il plongea son visage entre eux et inspira longuement pour capter le doux parfum de sa peau. Enivré, il se mit à embrasser les deux aguichant seins.

Il se releva et embrassa à nouveau passionnément la princesse. Leurs lèvres ne se quittaient plus, et les mains du marquis caressait autant que possible les seins de la jeune femme dont la taille paraissait avoir été faite pour la paume de son amant.

Charles-Armand finit par faire glisser sa main le long de la robe et la glissa dessous, s’aventurant avec difficulté sous les nombreux jupons. Quelle exquise sensation pour l’un et l’autre lorsqu’il atteignit la peau douce des cuisses de Marie.

La princesse écarta un peu les jambes, sachant à présent qu’il n’y aurait pas plus agréable que de sentir les doigts de son partenaire explorer son intimité. Son ventre était bouillonnant et elle sentait une agréable humidité familière envahir ses entrailles. Les doigts jouèrent avec son clitoris comme le lui avait montré Jeannette et l’effet était en effet puissant. Elle savoura également la sensation lorsque deux des doigts s’enfoncèrent en elle et fouillèrent son vagin trempé.

Marie se mit alors à genoux et voulut offrir à son amant un plaisir pour lequel elle avait pu s’entraîner dans le bordel. Elle sortit le sexe du marquis de sa culotte. Elle le prit à pleine main, le branla quelques instants puis le mit dans sa bouche. Au bout de quelques minutes, il eut été difficile de dire lequel des deux prenait le plus de plaisir.

- Vous vous débrouillez agréablement bien !
- Aussi bien que les femmes du « Bon plaisir » vous voulez dire ?
- Non, bien sûr… enfin si… pardonnez ma stupidité, loin de moi l’idée de vous comparer à une prostituée, ajouta le marquis embarrassé comme jamais.
- Ne vous en faite pas. Je trouve cela même plutôt flatteur à vrai dire, le rassura Marie, amusée.

Devant les agréables compétences de la jeune princesse, Charles-Armand en oublia presque le temps qui passait, emporté dans un monde de plaisir. Il reprit toutefois ses esprits et voulut rendre la pareil à la jeune femme. Il la fit s’asseoir sur le tas de pierres. Il se faufila sous la robe et atteignit la vulve bouillonnante. Lorsqu’il l’embrassa à pleine bouche, Maire poussa un profond soupir. Tout de suite, elle trouva cela fort agréable. Pendant un instant, elle se demanda à combien de femme le marquis avait prodigué ses caresses buccales. Mais elle chassa vite cette idée, voulant laisser le passé à sa place.

La princesse respirait de plus en plus fort sous les coups de langues de son partenaire. Et tandis qu’elle savourait de se faire lécher, elle entendait avec amusement les appels lointains désespérés d’Anne.

Se connaissant un peu mieux, elle sentait qu’elle était au bord de la jouissance. Il fit arrêter Charles-Armand, bien qu’elle aurait adorée qu’il continua.

- Faites-moi l’amour, redit la jeune femme. Je veux vous avoir en moi.
- Vous êtes sûr princesse ?

La jeune femme lui fit un geste affirmatif de la tête.

Le jeune homme retroussa la robe tandis que Marie écartait grand les jambes pour accueillir son amant. Elle sentit alors le gland appuyer sur sa vulve, chercher l’entrée de son vagin.

Charles-Armand commença à la pénétrer et sentit une résistance. Il fixa Marie d’un regard interrogateur. Pour toute réponse, la jeune femme empoigna sa chemise pour l’attirer vers elle et lui indiquer de continuer.
Le jeune homme appuya plus fort. Soudain, l’hymen céda, arrachant un cri de douleur à la jeune femme. Le marquis laissa le temps à sa partenaire d’apprivoiser la souffrance puis commença un lent va-et-vient.

Au fil des minutes la douleur s’estompa, laissa la place à de plus agréables sensations.

Le marquis imprima un mouvement, ni trop lent ni trop rapide, que la jeune princesse trouva parfait. Ils se fixaient droit dans les yeux, aucun ne souhaitant être en cet instant ailleurs. Sentir ainsi le sexe de son amant coulisser en elle était la sensation la plus agréable de son existence. Leur deux corps étaient liés, ils étaient l’expression la plus parfaite de leur amour.

Instinctivement, à l’approche du plaisir ultime, Marie se mit à gémir de plus en plus. Jusqu’à ce qu’un orgasme, plus fort que tout ce qu’elle avait pu expérimenter jusqu’ici dans son lit ne la terrasse. Son corps fût secoué de spasmes, ses jambes tressautaient, son vagin se contractait sur le sexe dur de son amant, le plaisir envahissait tout son corps depuis son ventre.

Quelques instants après, Charles-Armand était à son tour au bord de l’explosion. Il se retira, ne voulant pas engrosser la princesse. Cette dernière ne souhaitant pas le laisser en reste, elle s’agenouilla devant lui et reprit sa queue en main.

Avec dextérité, elle se remit à sucer le membre de son amant. Elle le sentit se tendre et fit alors parcourir sa main douce de plus belle le long de la hampe de chair. Il jouit alors à son tour répandant son sperme dans la bouche de la princesse. La jeune femme prit plaisir à recevoir la semence de son amant, à l’avoir fait jouir. Elle avala tout le liquide, heureuse.

La jeune femme poursuivit sa fellation, souhaitant profiter de cette queue encore dure.

Les appels de plus en plus fort de la dame de compagne qui se rapprochait les sortit l’un et l’autre de leur torpeur. Ils rajustèrent en vitesse leur tenue et avant de repartir. Maire demanda alors, entreprenante comme toujours :

- Charles-Armand, voulez-vous m’épouser ?
- Rien ne me ferait plus plaisir, princesse.

Ils s’embrassèrent tendrement pendant quelques instants avant que la princesse ne dise :
- Hâtons-nous mon Amour ! Sinon Anne va nous faire une attaque, ajouta-t-elle avec amusement.

Ils se prirent par la main et se dirigèrent vers le château annoncer la bonne nouvelle.
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Histoire de Pasham35

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