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> Récit : Cigarettes
Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 28/07/2026
CIGARETTES
Je rentrais de vacances quand elle m'a abordée. Il était près de vingt heures, mais au mois de mai, il y a encore de la lumière, même si la nuit commence à tomber. J'étais à côté de ma voiture, je venais de sortir trois ou quatre sacs de mon coffre, je déchargeais pour ensuite rentrer dans l'immeuble dans lequel je louais un appart. Je ne l'avais pas vue approcher. Et elle m'a dit:
— Tu aurais pas une cigarette ou deux? J'ai très envie de fumer, mais je peux pas aller en acheter.
Là, c'est dimanche soir, et tout est fermé.
J'ai compris bien sûr que c'était un prétexte. La femme devant moi ne pouvait simplement pas se payer de cigarettes. En tout cas pas en ce moment.
Elle avait une quarantaine d'années, jean, chemise, blouson en jean, et elle avait pas mal de charme. Quelque chose de piquant. Un joli visage, asymétrique. Un charme, qui, en d'autres occasions, souligné aurait fait que tous les hommes se seraient éjaculé dessus en la regardant. Tout est question de mise en valeur.
J'ai parfaitement compris, en quelques secondes même, le créneau qu'elle occupait. Ou plutôt celui qu'elle n'occupait pas. Elle faisait partie de ces personnes, qui pour des raisons très diverses, très complexes, difficiles à analyser et à comprendre, commence a glisser dès l'adolescence et ne remonte jamais. Un manque d'envie de faire des études, pour se trouver en fin du compte sans diplômes, et sur des métiers qui, pendant du fait qu'ils ne nécessitent pas de diplômes, sont précaires. On est jeté sans raison. Viennent souvent les périodes sans emploi. Et la partie privée est souvent tout aussi fragile, avec des relations éphémères, et sans lendemain.
Au-delà, manque souvent la volonté de s'en sortir. On s'enfonce sans lutter.
Oui, je sentais bien que cette fille fonctionnait selon ce schéma.
Et j'ai eu un peu honte du désir que j'ai éprouvé pour elle.
Je l'ai trouvée très attirante.
Elle avait du chien, comme on dit.
Maquillée, habillée plus classe, elle aurait fait un malheur. Mais même comme ça, elle était troublante. Est-ce qu'elle en était consciente? Difficile de savoir.
— Tu ne peux pas aller m'en acheter? J'ai envie de fumer. Écoute, voilà ce que je te propose. Je te fais un chèque. Tu pourras l'encaisser dans quelques jours, quand j'aurai touché de l'argent.
Je me doutais bien que je ne pourrais jamais présenter le chèque. Compte vide, elle ferait opposition, ou chéquier volé...Mais à la limite, je me serais bien fendu de quelques euros pour lui payer un paquet de cigarettes. Parce qu'elle me faisait pitié.
Il y avait pourtant un obstacle majeur.
On était dimanche soir, et tous les potentiels vendeurs de tabac étaient fermés. Les bureaux de tabac n'étaient plus en fonctionnement le dimanche, à partir de midi. Un peu plus haut, il y avait encore, quelques mois plus tôt, une épicerie de nuit, mais elle était à présent fermée. Je ne m'y étais jamais rendu, je n'étais même pas sûr qu'on y vendait du tabac.
J'ai été surpris par ce qu'elle m'a proposé. Et puis pas tant que ça au final.
— Si tu veux je peux te sucer la queue...Je fais bien ça.
— Je n'ai jamais profité des autres...(J'ai réfléchi un instant...) Voilà ce que je te propose. Demain matin, je suis libre. Je t’achèterai un paquet de cigarettes. On se retrouve ici, et je te le donnerai. Sans rien exiger en retour.
Elle m'a regardé. Incrédule. Parce qu'elle connaissait bien le monde, et les hommes, et elle savait que dans ce type de marché, les hommes exigeaient toujours quelque chose d'elle. Des faveurs sexuelles.
— Neuf heures?
Ce qui l'a emporté, c'est sans doute son envie d'avoir des cigarettes. Et l'idée que, peut-être, j'étais sincère dans ma démarche.
Elle s'est éloignée. Je l'ai suivie jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue. Elle avait une jolie silhouette.
Je me suis demandé ce qui m'avait pris. J'aurais du lui dire non. Point à la ligne.
Je suis rentré chez moi, et j'ai pensé à autre chose. J'avais pas mal de choses à faire.
C'est en me réveillant, au petit matin, que j'ai repensé à elle. La conversation qu'on avait eue m'est revenue, et je me suis dit que je devais tenir parole.
Mais il n'y avait pas que ça.
Je me suis réveillant en jouissant, et couvert de sperme, et je me souvenais parfaitement de mon rêve érotique.
Un rêve érotique dans lequel elle jouait le rôle principal, et qui disait clairement qu'elle m'avait marquée, plus en tout cas que je n'aurais pu le penser.
Elle était tout près de moi, dans la même situation que la veille. Avec un sourire, et sans dire un mot, elle s'approchait du capot de mon véhicule, défaisait le bouton qui tenait son jean à sa taille, sous lequel elle avait une culotte de coton blanc qu'elle baissait aussi, me disait:
— Tu viens me baiser?
Et elle se pliait en deux sur le capot, s'offrant, ou alors je ne comprenais rien. Je m'approchais, mon regard glissait sur sa croupe, allongée mais charnue, ouverte par sa position sur sa muqueuse anale, et sur le renflement de son sexe, entre ses cuisses, entrouvert et luisant.
— N'hésite pas, viens, j'ai envie.
Et je suis rentré en elle. Au milieu de sa chair, Envahi par le plaisir comme je l'envahissais elle avec ma queue dure. Un sexe doux et chaud, lubrifié par les jaillissements de ses jus intimes qui se sont accentués au fil des minutes. C'était bon d'être dans le corps d'une fille, un plaisir que rien ne pouvait remplacer.
Le plaisir montait, très rapidement, et je me suis rendu très vite compte que j'allais jouir. Et puis il y a eu ce moment de bascule où, quelques secondes avant de me réveiller, j'ai compris que j'étais dans un songe, et que j'allais reprendre conscience, en même temps que j'explosais dans un orgasme et que je me poissais.
Un peu plus tard, après mon petit déjeuner, je me suis rendu à la maison de la presse/bureau de tabac qui ouvrait à 7 heures 30 et j'ai acheté deux paquets de cigarette.
Il y avait une chance sur deux qu'elle revienne. Certains auraient parié pour le verre à moitié vide, convaincus qu'elle avait trouvé quelqu'un d'autre pour lui filer quelques cigarettes. Moi je partais sur le verre à moitié plein. Sans doute parce que j'avais envie de la revoir.
A l'heure du rendez-vous, je suis sorti de chez moi. J'habitais au rez-de-chaussée de ce petit immeuble.
Et je l'ai vue arriver. De loin. Elle avait troqué son jean et son T-shirt, pour une robe en coton noire, toute simple, qui soulignait sa silhouette fine, s'arrêtait à mi-cuisse, donnant à voir de jolies jambes, prises en dessous du genou par des bottes rouges à talons aiguille. Elle avait fait d'évidence, dans ce rouge et ce noir, un effort de présentation. Je la trouvais irrésistible.
Elle m'a souri. Je me suis demandé quel sens donner à ce sourire. Il était différent de celui de la veille. De la tristesse, de la détresse, mais aussi sans doute une sorte d'espoir. J'étais là, j'avais tenu parole.
Pour lui montrer que j'étais de bonne foi, je lui ai tendu les deux paquets de cigarette.
Elle a été surprise. Et gênée en même temps.
— Je vais juste en prendre un.
— Les deux sont pour toi. Sans condition. Moi aussi, j'ai été dans une mauvaise passe, à certains moments, et je ne pouvais pas me payer ce dont j'avais envie.
Ça a été sans doute son premier vrai sourire. Elle a pris les deux paquets de cigarette. Nos mains se sont frôlées.
— Je reviendrai te rembourser quand je serai dans une meilleure passe.
— Si tu peux.
J'ai désigné mon appartement, dont la fenêtre était ouverte.
— Tu as le temps, je t'offre un café ?
Je venais de lancer la cafetière.
Je n'avais rien prémédité, et je me suis dit qu'elle allait dire non. Mais elle m'a répondu:
— Oui, avec plaisir.
J'ai repensé à mes motivations plus tard. Enchevêtrées. L'envie de passer quelques minutes de plus avec elle. Elle me plaisait je ne l'aurais pas nié. Une manière, peut-être, en lui offrant un café, de lui manifester une certaine présence, de lui dire, même si ça ne changeait pas grand chose, qu'elle n'était pas aussi seule qu'elle le pensait.
La grande porte qui permettait l'accès à l'immeuble était ouverte. Un sol de tommette rouge, et deux appartements. Je l'ai faite rentrer dans celui de droite. La cafetière avait fini de se remplir. Je nous ai servi deux tasses.
Quand je me suis retourné, face à moi, me fixant, elle a attrapé l'ourlet de la robe qu'elle portait et elle l'a remonté. Me figeant. M'hypnotisant. Elle l'a remonté lentement, dévoilant un corps sans doute pas très différent de celui dont j'avais rêvé. Des jambes fines, vraiment belles, impeccablement dessinées. Son sexe c'était une coupure dans sa chair, une fente close, avec au-dessus une toison brune pas taillée.
Je découvrais petit à petit. Et rien n'aurait pu attirer mon attention ailleurs. Je me suis demandé si elle était venue nue avec l'intention de payer un paquet de cigarettes éventuel avec son corps, ou si elle avait l'habitude de ne pas porter de sous-vêtements. Je la sentais hors des normes, hors des cadres.
Le tissu remontait, lentement mais implacablement. Elle a aussi dévoilé ses seins, que je pensais plus menus, et qui étaient dressés, défiant la pesanteur, tendus vers le ciel, avec des aréoles et des pointes roses.
La robe réduite à du tissu compacté, rassemblé au niveau de ses épaules, elle a tourné sur elle-même pour me présenter sa partie pile, dos plat, et des fesses rondes qui bénéficiaient d'une belle cambrure qui semblait les tendre vers vous.
Elle s'est retournée, sans rien dire.
Elle me plaisait énormément bien sûr. Elle avait énormément de charme. Hyper-attirante, Mais je me serais senti, sans aucun doute, le pire des salauds, si j'avais profité de la situation.
— Je n'ai pas besoin de contrepartie pour les deux paquets de cigarette. C'est un cadeau. Ça peut sembler fou, bizarre, dans un monde où tout se paye. On boit un café, on discute un peu, c'est tout ce que je demande, et ce n'est même pas un prix à payer. Et ce n'est pas seulement une exigence. C'est seulement si tu veux.
Elle a paru surprise. Sans aucun doute, elle n'était pas habituée à ça, et sans nul doute, les hommes étant ce qu'ils sont, elle avait du se payer ainsi, avec son corps, ce qu'elle n'avait pas pu payer avec de l'argent.
Elle a laissé retomber la robe.
Je savais que ce moment, j'allais y repenser souvent. Ce dévoilement, plus troublant, parce que lent, que si elle avait ôté sa robe d'un seul mouvement. Son charme, fou, plus que celui de certaines filles dont on aurait célébré la beauté...Mais bien sûr, elle faisait partie de ceux qu'on ne regarde pas.
Elle a pris la tasse et on a commencé à discuter. Elle avait sans doute besoin de s'épancher, et pas forcément l'occasion de le faire. Elle m'a dit pas mal de choses sur elle. Qu'elle avait 28 ans, qu'elle avait fait trois BTS, contredisant mes préjugés, mais que c'était difficile de trouver du travail. Elle vivait seule, dans un petit appartement qui appartenait à sa tante et qu'elle lui laissait gratuitement...Et qu'elle fumait deux cigarettes par jour, une forme de plaisir...
On a discuté comme ça pendant une demi-heure, avant qu'elle ne dise:
— Il faut que j'y aille. J'ai un rendez-vous pour un potentiel emploi dans deux heures. Je vais me préparer.
J'ai eu envie de lui demander si elle comptait remettre des sous-vêtements pour le rendez-vous. Mais la réponse était évidente. Sans doute que oui. Elle avait simplement voulu payer, d'une manière ou d'une autre, les cigarettes.
Je l'ai raccompagnée jusque devant la porte. Elle m'a regardé. Quelque chose passait entre nous. J'aurais été bien incapable de dire quoi. Elle s'est éloignée. J'ai suivi sa silhouette jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un point, en haut de la route.
Je ne la reverrais jamais.
Curieux comme cette fille qui avait simplement voulu me taper d'une cigarette m'avait au final énormément séduit. Le hasard des rencontres.
Et puis la vie a repris son cours. J'avoue que j'ai pensé à autre chose, pris par le rythme et par mes obligations professionnelles.
Et un mois jour pour jour après notre dernière rencontre, j'ai eu une immense surprise. J'ouvrais les volets, le café chauffait dans la cafetière, je m’apprêtais à prendre mon petit déjeuner, et je l'ai vue arriver. Avec plus de joie que je ne l'aurais admis.
Elle n'avait pas changé. Toujours aussi jolie. Un pantalon en vinyle moulant avec une chemise blanche sous un perfecto. Elle m'a souri.
— Je peux te parler?
C'est fou comme ça m'a fait plaisir de la retrouver. Plus que je ne l'aurais imaginé.
Je l'ai trouvée différente. Changée. Une lumière s'était ravivée en elle.
Je croyais deviner pourquoi.
--Tu veux boire un café avec moi? Viens, rentre.
La première chose qu'elle a faite, une fois qu'elle a été dans l'appartement, ça a été de poser deux billets sur la table.
— Je te devais cet argent. Tu pensais peut-être que je ne te rembourserai pas. Je suis honnête, et j'ai toujours payé mes dettes.
— Je n'avais pas d'idée préconçue, je lui ai répondu.
Je lui ai tendu une tasse de café. Comme la première fois, mais les choses étaient différentes.
— A présent que tout ce qui argent est réglé entre nous, qu'on est d'égal à égal, je peux te dire certaines choses. Je vais être franche, tu en feras ce que tu voudras.
Je me demandais ce qu'elle allait bien pouvoir me dire. Ce que moi j'aurais pu lui dire, je le savais parfaitement. Qu'elle me plaisait énormément. Au terme d'une rencontre curieuse.
Le soir où je t'ai abordé, c'est effectivement parce que je n'avais pas les moyens de me payer un paquet de cigarettes, mais aussi parce qu'il y a quelque chose chez toi qui m'a vraiment plu. Tu sais, parfois, on est séduit par quelqu'un qu'on trouve sur sa route. C'est comme ça...Une sorte de coup de foudre, même si je ne crois pas trop au coup de foudre. Alors je les voulais vraiment ces cigarettes, mais si je t'ai proposé de te prendre dans ma bouche, ce n'était pas forcément pour payer, mais une manière d'arriver à mes fins. Contrairement à ce que tu pourrais penser, si j'ai déjà quémandé des cigarettes dans la rue, je n'ai jamais donné mon cul en échange. J'attendais un acte gratuit des gens.
Et quand je suis revenue chercher le paquet de cigarettes, je ne pensais pas forcément que tu m'en donnerais un, mais par contre, je voulais m'offrir à toi, parce que j'avais vraiment envie qu'on ait un rapport. Qui n'a pas eu lieu. J'ai bien compris que tu avais des principes. Ce qui m'a donné une meilleur opinion de toi encore.
Je voulais te rembourser de toute façon. Mais aussi te revoir. Maintenant qu'on est quittes, qu'il n'y a plus rien de commercial, j'ai envie de dire, entre nous, si tu as encore envie de moi, c'est réciproque.
Elle n'a pas attendu ma réponse pour venir glisser à quatre pattes devant moi et aller chercher ma queue dans mon pantalon. Une queue déjà bien roide tellement elle me troublait.
Dans sa fellation, il y avait sans doute de l'expérience, ce n'était pas la première fois qu'elle suçait une queue, mais aussi et surtout une réelle envie qui disait bien qu'elle ne mentait pas. Elle m'avait caressé de la langue et de la bouche, jusqu'à ce que je lui dise:
— J'ai envie de te rendre la pareille.
J'en crevais d'envie, oui. Je crois bien que j'avais rarement désiré autant une fille. Elle m'a laissé faire, alors que je défaisais le bouton qui tenait son pantalon à sa taille, que je tirais la fermeture-éclair. Dessous, elle avait un joli slip de dentelle rouge que j'ai descendu, pour découvrir enfin sa chatte. Le slip était tout mouillé, humide sous mes doigts, et son sexe entrouvert, laissant apparaître un peu de rose, des lèvres très fines en pleine extension. Elle avait toujours cette toison brune sur le pubis, qui me plaisait, en devers de la mode ambiante. Je l'ai attrapée par les fesses, je les ai trouvées fermes contre mes paumes et je l'ai fouillée de la langue, me glissant dans son intérieur chaud et humide, la fouillant. Ça ne devait pas être mauvais parce qu'elle gémissait. Je m'efforçais de pousser ma langue en elle aussi loin que possible.
En même temps, je frottais ma queue de ma main pour apaiser la tension qui était en moi, qui était déjà à un point très haut. Ça me soulageait.
— Regarde dans la poche arrière de mon pantalon. Il y a des capotes. Prends-en une, et mets la sur ta queue. J'ai envie que tu me pénètres.
Le pantalon pendouillait au niveau de ses genoux. J'ai glissé les doigts dans la poche arrière pour effectivement récupérer une boite avec trois préservatifs dedans.
— Je vais le faire...J'en ai envie.
Je me suis redressé pour lui présenter ma queue, dure de désir. Elle a déchiré l'emballage en alu, en a extrait la rondelle de latex, qu'elle a posé sur mon gland suintant, avant de la faire coulisser sur ma queue d'un seul mouvement, habile, pour arriver quasiment jusqu'à la racine de ma queue.
Il y avait quelque chose de fort dans ce mouvement. Un goût de joie et d'espoir. Elle m'avait plu dès les premières secondes, mais, dans un contexte défavorable, je n'avais pas osé imaginer que quelque chose puisse se passer entre nous. Et là ça arrivait enfin...Comme quelque chose d'inespéré.
Mon gland a fait contact avec ses lèvres. Elle a poussé un gémissement, qui s'est prolongé alors que je rentrais lentement en elle. Son sexe m'a pris comme un gant prend une main et j'ai éprouvé un plaisir immense, d'autant plus fort que j'en avais rêvé, inconsciemment et consciemment. Elle était bien la fille que je convoitais depuis un mois, que je l'admette ou non. C'était bon d'être dans le sexe d'une fille, ça l'était encore plus d'être dans celui d'une fille dont on avait envie depuis un bon moment. On avait du plaisir, ensemble, et c'était vraiment bien comme ça. Elle était magnifique, dans cet état de transe qui accompagne souvent l'acte sexuel, toute frémissante, souriante, épanouie.
Elle a contracté les muscles de son sexe autour de ma queue, et elle s'est tournée pour qu'on se cale dans une autre position. Elle a glissé à quatre pattes, me présentant son dos lisse et ses fesses que sa position ouvraient. On était parvenus à rester imbriqués. Des sensations différentes, qui se sont prolongées jusqu'à ce qu'elle se dégage. Mon sexe, au sein de son ventre avait énormément grossi. Épais, plus gros, plus long, il avait bien pris un tiers de volume. Elle a enlevé le préservatif, et elle est venue se coller contre moi, venant chercher ma bouche pour un long baiser, amorçant un mouvement plus rapide sur ma queue, nichée au creux de sa main, avant de glisser à genoux, de me prendre dans sa bouche. Je n'avais pas forcément pensé que ça finirait comme ça, mais une chose est sûre, ça a été très bon. Elle a frotté mon gland de sa langue, en même temps que ses doigts allaient et venaient sur la partie de ma queue qui était hors de sa bouche. J'ai explosé, mais elle a gardé la bouche bien serrée, et quand elle m'a lâché, elle avait bu tout mon sperme jusqu'à la dernière goutte, y compris jusqu'à laper ce qu'il coulait encore de semence de mon méat.
Je me suis demandé si, en terminant ainsi, elle allait dans le sens de sa première proposition. Me prendre dans sa bouche en échange d'un paquet de cigarettes.
Elle s'est rhabillée, en me disant:
— Bon, là, il faut que j'y aille. J'embauche dans trois quarts d'heure.
Elle avait un sac à main. Elle en a sorti un paquet de cigarettes. Qui ressemblait beaucoup au mien.
Elle l'a ouvert. Il y avait deux cigarettes dedans. Elle en a pris une et elle l'a allumée. L'odeur du tabac a rempli la pièce.
— Ce sont mes deux dernières cigarettes. J'ai décidé d'arrêter. Trop cher. L'argent que je pouvais y mettre, je le mettrai ailleurs.
— Oui, et c'est pas bon pour la santé.
— C'est sûr. Mais si ce soir là je ne t'avais pas demandé un paquet de cigarettes, on ne se serait pas connus, et ça aurait été dommage, tu ne crois pas?
Elle était près de la porte.
— Je repasse te voir ce soir, quand j'ai fini mon travail.
Ce n'était pas une question, mais une affirmation.
Réjoui par cette perspective, je l'ai suivie dehors et j'ai regardé sa silhouette fine disparaître au loin.
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CIGARETTES
Je rentrais de vacances quand elle m'a abordée. Il était près de vingt heures, mais au mois de mai, il y a encore de la lumière, même si la nuit commence à tomber. J'étais à côté de ma voiture, je venais de sortir trois ou quatre sacs de mon coffre, je déchargeais pour ensuite rentrer dans l'immeuble dans lequel je louais un appart. Je ne l'avais pas vue approcher. Et elle m'a dit:
— Tu aurais pas une cigarette ou deux? J'ai très envie de fumer, mais je peux pas aller en acheter.
Là, c'est dimanche soir, et tout est fermé.
J'ai compris bien sûr que c'était un prétexte. La femme devant moi ne pouvait simplement pas se payer de cigarettes. En tout cas pas en ce moment.
Elle avait une quarantaine d'années, jean, chemise, blouson en jean, et elle avait pas mal de charme. Quelque chose de piquant. Un joli visage, asymétrique. Un charme, qui, en d'autres occasions, souligné aurait fait que tous les hommes se seraient éjaculé dessus en la regardant. Tout est question de mise en valeur.
J'ai parfaitement compris, en quelques secondes même, le créneau qu'elle occupait. Ou plutôt celui qu'elle n'occupait pas. Elle faisait partie de ces personnes, qui pour des raisons très diverses, très complexes, difficiles à analyser et à comprendre, commence a glisser dès l'adolescence et ne remonte jamais. Un manque d'envie de faire des études, pour se trouver en fin du compte sans diplômes, et sur des métiers qui, pendant du fait qu'ils ne nécessitent pas de diplômes, sont précaires. On est jeté sans raison. Viennent souvent les périodes sans emploi. Et la partie privée est souvent tout aussi fragile, avec des relations éphémères, et sans lendemain.
Au-delà, manque souvent la volonté de s'en sortir. On s'enfonce sans lutter.
Oui, je sentais bien que cette fille fonctionnait selon ce schéma.
Et j'ai eu un peu honte du désir que j'ai éprouvé pour elle.
Je l'ai trouvée très attirante.
Elle avait du chien, comme on dit.
Maquillée, habillée plus classe, elle aurait fait un malheur. Mais même comme ça, elle était troublante. Est-ce qu'elle en était consciente? Difficile de savoir.
— Tu ne peux pas aller m'en acheter? J'ai envie de fumer. Écoute, voilà ce que je te propose. Je te fais un chèque. Tu pourras l'encaisser dans quelques jours, quand j'aurai touché de l'argent.
Je me doutais bien que je ne pourrais jamais présenter le chèque. Compte vide, elle ferait opposition, ou chéquier volé...Mais à la limite, je me serais bien fendu de quelques euros pour lui payer un paquet de cigarettes. Parce qu'elle me faisait pitié.
Il y avait pourtant un obstacle majeur.
On était dimanche soir, et tous les potentiels vendeurs de tabac étaient fermés. Les bureaux de tabac n'étaient plus en fonctionnement le dimanche, à partir de midi. Un peu plus haut, il y avait encore, quelques mois plus tôt, une épicerie de nuit, mais elle était à présent fermée. Je ne m'y étais jamais rendu, je n'étais même pas sûr qu'on y vendait du tabac.
J'ai été surpris par ce qu'elle m'a proposé. Et puis pas tant que ça au final.
— Si tu veux je peux te sucer la queue...Je fais bien ça.
— Je n'ai jamais profité des autres...(J'ai réfléchi un instant...) Voilà ce que je te propose. Demain matin, je suis libre. Je t’achèterai un paquet de cigarettes. On se retrouve ici, et je te le donnerai. Sans rien exiger en retour.
Elle m'a regardé. Incrédule. Parce qu'elle connaissait bien le monde, et les hommes, et elle savait que dans ce type de marché, les hommes exigeaient toujours quelque chose d'elle. Des faveurs sexuelles.
— Neuf heures?
Ce qui l'a emporté, c'est sans doute son envie d'avoir des cigarettes. Et l'idée que, peut-être, j'étais sincère dans ma démarche.
Elle s'est éloignée. Je l'ai suivie jusqu'à ce qu'elle disparaisse de ma vue. Elle avait une jolie silhouette.
Je me suis demandé ce qui m'avait pris. J'aurais du lui dire non. Point à la ligne.
Je suis rentré chez moi, et j'ai pensé à autre chose. J'avais pas mal de choses à faire.
C'est en me réveillant, au petit matin, que j'ai repensé à elle. La conversation qu'on avait eue m'est revenue, et je me suis dit que je devais tenir parole.
Mais il n'y avait pas que ça.
Je me suis réveillant en jouissant, et couvert de sperme, et je me souvenais parfaitement de mon rêve érotique.
Un rêve érotique dans lequel elle jouait le rôle principal, et qui disait clairement qu'elle m'avait marquée, plus en tout cas que je n'aurais pu le penser.
Elle était tout près de moi, dans la même situation que la veille. Avec un sourire, et sans dire un mot, elle s'approchait du capot de mon véhicule, défaisait le bouton qui tenait son jean à sa taille, sous lequel elle avait une culotte de coton blanc qu'elle baissait aussi, me disait:
— Tu viens me baiser?
Et elle se pliait en deux sur le capot, s'offrant, ou alors je ne comprenais rien. Je m'approchais, mon regard glissait sur sa croupe, allongée mais charnue, ouverte par sa position sur sa muqueuse anale, et sur le renflement de son sexe, entre ses cuisses, entrouvert et luisant.
— N'hésite pas, viens, j'ai envie.
Et je suis rentré en elle. Au milieu de sa chair, Envahi par le plaisir comme je l'envahissais elle avec ma queue dure. Un sexe doux et chaud, lubrifié par les jaillissements de ses jus intimes qui se sont accentués au fil des minutes. C'était bon d'être dans le corps d'une fille, un plaisir que rien ne pouvait remplacer.
Le plaisir montait, très rapidement, et je me suis rendu très vite compte que j'allais jouir. Et puis il y a eu ce moment de bascule où, quelques secondes avant de me réveiller, j'ai compris que j'étais dans un songe, et que j'allais reprendre conscience, en même temps que j'explosais dans un orgasme et que je me poissais.
Un peu plus tard, après mon petit déjeuner, je me suis rendu à la maison de la presse/bureau de tabac qui ouvrait à 7 heures 30 et j'ai acheté deux paquets de cigarette.
Il y avait une chance sur deux qu'elle revienne. Certains auraient parié pour le verre à moitié vide, convaincus qu'elle avait trouvé quelqu'un d'autre pour lui filer quelques cigarettes. Moi je partais sur le verre à moitié plein. Sans doute parce que j'avais envie de la revoir.
A l'heure du rendez-vous, je suis sorti de chez moi. J'habitais au rez-de-chaussée de ce petit immeuble.
Et je l'ai vue arriver. De loin. Elle avait troqué son jean et son T-shirt, pour une robe en coton noire, toute simple, qui soulignait sa silhouette fine, s'arrêtait à mi-cuisse, donnant à voir de jolies jambes, prises en dessous du genou par des bottes rouges à talons aiguille. Elle avait fait d'évidence, dans ce rouge et ce noir, un effort de présentation. Je la trouvais irrésistible.
Elle m'a souri. Je me suis demandé quel sens donner à ce sourire. Il était différent de celui de la veille. De la tristesse, de la détresse, mais aussi sans doute une sorte d'espoir. J'étais là, j'avais tenu parole.
Pour lui montrer que j'étais de bonne foi, je lui ai tendu les deux paquets de cigarette.
Elle a été surprise. Et gênée en même temps.
— Je vais juste en prendre un.
— Les deux sont pour toi. Sans condition. Moi aussi, j'ai été dans une mauvaise passe, à certains moments, et je ne pouvais pas me payer ce dont j'avais envie.
Ça a été sans doute son premier vrai sourire. Elle a pris les deux paquets de cigarette. Nos mains se sont frôlées.
— Je reviendrai te rembourser quand je serai dans une meilleure passe.
— Si tu peux.
J'ai désigné mon appartement, dont la fenêtre était ouverte.
— Tu as le temps, je t'offre un café ?
Je venais de lancer la cafetière.
Je n'avais rien prémédité, et je me suis dit qu'elle allait dire non. Mais elle m'a répondu:
— Oui, avec plaisir.
J'ai repensé à mes motivations plus tard. Enchevêtrées. L'envie de passer quelques minutes de plus avec elle. Elle me plaisait je ne l'aurais pas nié. Une manière, peut-être, en lui offrant un café, de lui manifester une certaine présence, de lui dire, même si ça ne changeait pas grand chose, qu'elle n'était pas aussi seule qu'elle le pensait.
La grande porte qui permettait l'accès à l'immeuble était ouverte. Un sol de tommette rouge, et deux appartements. Je l'ai faite rentrer dans celui de droite. La cafetière avait fini de se remplir. Je nous ai servi deux tasses.
Quand je me suis retourné, face à moi, me fixant, elle a attrapé l'ourlet de la robe qu'elle portait et elle l'a remonté. Me figeant. M'hypnotisant. Elle l'a remonté lentement, dévoilant un corps sans doute pas très différent de celui dont j'avais rêvé. Des jambes fines, vraiment belles, impeccablement dessinées. Son sexe c'était une coupure dans sa chair, une fente close, avec au-dessus une toison brune pas taillée.
Je découvrais petit à petit. Et rien n'aurait pu attirer mon attention ailleurs. Je me suis demandé si elle était venue nue avec l'intention de payer un paquet de cigarettes éventuel avec son corps, ou si elle avait l'habitude de ne pas porter de sous-vêtements. Je la sentais hors des normes, hors des cadres.
Le tissu remontait, lentement mais implacablement. Elle a aussi dévoilé ses seins, que je pensais plus menus, et qui étaient dressés, défiant la pesanteur, tendus vers le ciel, avec des aréoles et des pointes roses.
La robe réduite à du tissu compacté, rassemblé au niveau de ses épaules, elle a tourné sur elle-même pour me présenter sa partie pile, dos plat, et des fesses rondes qui bénéficiaient d'une belle cambrure qui semblait les tendre vers vous.
Elle s'est retournée, sans rien dire.
Elle me plaisait énormément bien sûr. Elle avait énormément de charme. Hyper-attirante, Mais je me serais senti, sans aucun doute, le pire des salauds, si j'avais profité de la situation.
— Je n'ai pas besoin de contrepartie pour les deux paquets de cigarette. C'est un cadeau. Ça peut sembler fou, bizarre, dans un monde où tout se paye. On boit un café, on discute un peu, c'est tout ce que je demande, et ce n'est même pas un prix à payer. Et ce n'est pas seulement une exigence. C'est seulement si tu veux.
Elle a paru surprise. Sans aucun doute, elle n'était pas habituée à ça, et sans nul doute, les hommes étant ce qu'ils sont, elle avait du se payer ainsi, avec son corps, ce qu'elle n'avait pas pu payer avec de l'argent.
Elle a laissé retomber la robe.
Je savais que ce moment, j'allais y repenser souvent. Ce dévoilement, plus troublant, parce que lent, que si elle avait ôté sa robe d'un seul mouvement. Son charme, fou, plus que celui de certaines filles dont on aurait célébré la beauté...Mais bien sûr, elle faisait partie de ceux qu'on ne regarde pas.
Elle a pris la tasse et on a commencé à discuter. Elle avait sans doute besoin de s'épancher, et pas forcément l'occasion de le faire. Elle m'a dit pas mal de choses sur elle. Qu'elle avait 28 ans, qu'elle avait fait trois BTS, contredisant mes préjugés, mais que c'était difficile de trouver du travail. Elle vivait seule, dans un petit appartement qui appartenait à sa tante et qu'elle lui laissait gratuitement...Et qu'elle fumait deux cigarettes par jour, une forme de plaisir...
On a discuté comme ça pendant une demi-heure, avant qu'elle ne dise:
— Il faut que j'y aille. J'ai un rendez-vous pour un potentiel emploi dans deux heures. Je vais me préparer.
J'ai eu envie de lui demander si elle comptait remettre des sous-vêtements pour le rendez-vous. Mais la réponse était évidente. Sans doute que oui. Elle avait simplement voulu payer, d'une manière ou d'une autre, les cigarettes.
Je l'ai raccompagnée jusque devant la porte. Elle m'a regardé. Quelque chose passait entre nous. J'aurais été bien incapable de dire quoi. Elle s'est éloignée. J'ai suivi sa silhouette jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un point, en haut de la route.
Je ne la reverrais jamais.
Curieux comme cette fille qui avait simplement voulu me taper d'une cigarette m'avait au final énormément séduit. Le hasard des rencontres.
Et puis la vie a repris son cours. J'avoue que j'ai pensé à autre chose, pris par le rythme et par mes obligations professionnelles.
Et un mois jour pour jour après notre dernière rencontre, j'ai eu une immense surprise. J'ouvrais les volets, le café chauffait dans la cafetière, je m’apprêtais à prendre mon petit déjeuner, et je l'ai vue arriver. Avec plus de joie que je ne l'aurais admis.
Elle n'avait pas changé. Toujours aussi jolie. Un pantalon en vinyle moulant avec une chemise blanche sous un perfecto. Elle m'a souri.
— Je peux te parler?
C'est fou comme ça m'a fait plaisir de la retrouver. Plus que je ne l'aurais imaginé.
Je l'ai trouvée différente. Changée. Une lumière s'était ravivée en elle.
Je croyais deviner pourquoi.
--Tu veux boire un café avec moi? Viens, rentre.
La première chose qu'elle a faite, une fois qu'elle a été dans l'appartement, ça a été de poser deux billets sur la table.
— Je te devais cet argent. Tu pensais peut-être que je ne te rembourserai pas. Je suis honnête, et j'ai toujours payé mes dettes.
— Je n'avais pas d'idée préconçue, je lui ai répondu.
Je lui ai tendu une tasse de café. Comme la première fois, mais les choses étaient différentes.
— A présent que tout ce qui argent est réglé entre nous, qu'on est d'égal à égal, je peux te dire certaines choses. Je vais être franche, tu en feras ce que tu voudras.
Je me demandais ce qu'elle allait bien pouvoir me dire. Ce que moi j'aurais pu lui dire, je le savais parfaitement. Qu'elle me plaisait énormément. Au terme d'une rencontre curieuse.
Le soir où je t'ai abordé, c'est effectivement parce que je n'avais pas les moyens de me payer un paquet de cigarettes, mais aussi parce qu'il y a quelque chose chez toi qui m'a vraiment plu. Tu sais, parfois, on est séduit par quelqu'un qu'on trouve sur sa route. C'est comme ça...Une sorte de coup de foudre, même si je ne crois pas trop au coup de foudre. Alors je les voulais vraiment ces cigarettes, mais si je t'ai proposé de te prendre dans ma bouche, ce n'était pas forcément pour payer, mais une manière d'arriver à mes fins. Contrairement à ce que tu pourrais penser, si j'ai déjà quémandé des cigarettes dans la rue, je n'ai jamais donné mon cul en échange. J'attendais un acte gratuit des gens.
Et quand je suis revenue chercher le paquet de cigarettes, je ne pensais pas forcément que tu m'en donnerais un, mais par contre, je voulais m'offrir à toi, parce que j'avais vraiment envie qu'on ait un rapport. Qui n'a pas eu lieu. J'ai bien compris que tu avais des principes. Ce qui m'a donné une meilleur opinion de toi encore.
Je voulais te rembourser de toute façon. Mais aussi te revoir. Maintenant qu'on est quittes, qu'il n'y a plus rien de commercial, j'ai envie de dire, entre nous, si tu as encore envie de moi, c'est réciproque.
Elle n'a pas attendu ma réponse pour venir glisser à quatre pattes devant moi et aller chercher ma queue dans mon pantalon. Une queue déjà bien roide tellement elle me troublait.
Dans sa fellation, il y avait sans doute de l'expérience, ce n'était pas la première fois qu'elle suçait une queue, mais aussi et surtout une réelle envie qui disait bien qu'elle ne mentait pas. Elle m'avait caressé de la langue et de la bouche, jusqu'à ce que je lui dise:
— J'ai envie de te rendre la pareille.
J'en crevais d'envie, oui. Je crois bien que j'avais rarement désiré autant une fille. Elle m'a laissé faire, alors que je défaisais le bouton qui tenait son pantalon à sa taille, que je tirais la fermeture-éclair. Dessous, elle avait un joli slip de dentelle rouge que j'ai descendu, pour découvrir enfin sa chatte. Le slip était tout mouillé, humide sous mes doigts, et son sexe entrouvert, laissant apparaître un peu de rose, des lèvres très fines en pleine extension. Elle avait toujours cette toison brune sur le pubis, qui me plaisait, en devers de la mode ambiante. Je l'ai attrapée par les fesses, je les ai trouvées fermes contre mes paumes et je l'ai fouillée de la langue, me glissant dans son intérieur chaud et humide, la fouillant. Ça ne devait pas être mauvais parce qu'elle gémissait. Je m'efforçais de pousser ma langue en elle aussi loin que possible.
En même temps, je frottais ma queue de ma main pour apaiser la tension qui était en moi, qui était déjà à un point très haut. Ça me soulageait.
— Regarde dans la poche arrière de mon pantalon. Il y a des capotes. Prends-en une, et mets la sur ta queue. J'ai envie que tu me pénètres.
Le pantalon pendouillait au niveau de ses genoux. J'ai glissé les doigts dans la poche arrière pour effectivement récupérer une boite avec trois préservatifs dedans.
— Je vais le faire...J'en ai envie.
Je me suis redressé pour lui présenter ma queue, dure de désir. Elle a déchiré l'emballage en alu, en a extrait la rondelle de latex, qu'elle a posé sur mon gland suintant, avant de la faire coulisser sur ma queue d'un seul mouvement, habile, pour arriver quasiment jusqu'à la racine de ma queue.
Il y avait quelque chose de fort dans ce mouvement. Un goût de joie et d'espoir. Elle m'avait plu dès les premières secondes, mais, dans un contexte défavorable, je n'avais pas osé imaginer que quelque chose puisse se passer entre nous. Et là ça arrivait enfin...Comme quelque chose d'inespéré.
Mon gland a fait contact avec ses lèvres. Elle a poussé un gémissement, qui s'est prolongé alors que je rentrais lentement en elle. Son sexe m'a pris comme un gant prend une main et j'ai éprouvé un plaisir immense, d'autant plus fort que j'en avais rêvé, inconsciemment et consciemment. Elle était bien la fille que je convoitais depuis un mois, que je l'admette ou non. C'était bon d'être dans le sexe d'une fille, ça l'était encore plus d'être dans celui d'une fille dont on avait envie depuis un bon moment. On avait du plaisir, ensemble, et c'était vraiment bien comme ça. Elle était magnifique, dans cet état de transe qui accompagne souvent l'acte sexuel, toute frémissante, souriante, épanouie.
Elle a contracté les muscles de son sexe autour de ma queue, et elle s'est tournée pour qu'on se cale dans une autre position. Elle a glissé à quatre pattes, me présentant son dos lisse et ses fesses que sa position ouvraient. On était parvenus à rester imbriqués. Des sensations différentes, qui se sont prolongées jusqu'à ce qu'elle se dégage. Mon sexe, au sein de son ventre avait énormément grossi. Épais, plus gros, plus long, il avait bien pris un tiers de volume. Elle a enlevé le préservatif, et elle est venue se coller contre moi, venant chercher ma bouche pour un long baiser, amorçant un mouvement plus rapide sur ma queue, nichée au creux de sa main, avant de glisser à genoux, de me prendre dans sa bouche. Je n'avais pas forcément pensé que ça finirait comme ça, mais une chose est sûre, ça a été très bon. Elle a frotté mon gland de sa langue, en même temps que ses doigts allaient et venaient sur la partie de ma queue qui était hors de sa bouche. J'ai explosé, mais elle a gardé la bouche bien serrée, et quand elle m'a lâché, elle avait bu tout mon sperme jusqu'à la dernière goutte, y compris jusqu'à laper ce qu'il coulait encore de semence de mon méat.
Je me suis demandé si, en terminant ainsi, elle allait dans le sens de sa première proposition. Me prendre dans sa bouche en échange d'un paquet de cigarettes.
Elle s'est rhabillée, en me disant:
— Bon, là, il faut que j'y aille. J'embauche dans trois quarts d'heure.
Elle avait un sac à main. Elle en a sorti un paquet de cigarettes. Qui ressemblait beaucoup au mien.
Elle l'a ouvert. Il y avait deux cigarettes dedans. Elle en a pris une et elle l'a allumée. L'odeur du tabac a rempli la pièce.
— Ce sont mes deux dernières cigarettes. J'ai décidé d'arrêter. Trop cher. L'argent que je pouvais y mettre, je le mettrai ailleurs.
— Oui, et c'est pas bon pour la santé.
— C'est sûr. Mais si ce soir là je ne t'avais pas demandé un paquet de cigarettes, on ne se serait pas connus, et ça aurait été dommage, tu ne crois pas?
Elle était près de la porte.
— Je repasse te voir ce soir, quand j'ai fini mon travail.
Ce n'était pas une question, mais une affirmation.
Réjoui par cette perspective, je l'ai suivie dehors et j'ai regardé sa silhouette fine disparaître au loin.
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