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Mechta ou le village sur la colline partie 2

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Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 31/07/2026

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MECHTA ou LE VILLAGE SUR LA COLLINE partie 2

Le second vendredi, s'était calée une relation qui était devenue hebdomadaire. Il n'avait pas compris la première fois que le lieu où elle l'avait entraîné, était en fait le grand patio d'une très belle demeure, qui était connectée à elle. Il ne savait pas comment, mais c'était bien le cas. La demeure d'un parent, d'un ami, d'une connaissance? En tout cas elle l'avait guidé, ils avaient passé une très belle porte à double battant dans un large escalier jusqu'à une chambre avec un lit immense. Le soleil baignait la chambre. Les porte-fenêtres étaient ouvertes, et le bruit de la ville était étouffé.
Elle s'était posée sur le bord du lit, l'avait attiré à elle, pour le prendre dans sa bouche. Elle lui avait fait une fellation habile, alternant caresses de la langue et va-et-vient de sa bouche. Il avait pensé qu'elle allait le faire jouir comme ça, mais au bout d'un moment, elle avait ôté sa longue robe blanche pour lui offrir sa nudité. Elle avait glissé à quatre pattes sur le lit, s'offrant. La tête tournée vers lui, elle lui avait dit:
– Je n'ai pas envie d'être enceinte, alors tu viens dans mon cul et pas dans ma chatte.
Il avait été un rien surpris. Et puis pas tant que ça. Les deux filles avec qui il avait fait l'amour, en métropole, avaient refusé qu'il les pénètre, alors qu'elles avaient sans doute autant envie que lui, par peur d'avoir un enfant, en ces temps lointains où la contraception était si mal maîtrisée. Mais aucune ne lui avait proposé ça.
Il n'avait aucune raison d'hésiter. Il était rongé par l'envie, et puis sa position ne pouvait que faciliter ce rapprochement charnel tel qu'elle le souhaitait, sa croupe très pleine ouverte sur ses plissements anaux, même si, plus bas, sa vulve était aussi extrêmement tentante, ouverte et suintante.
Quand il fut près d'elle, elle tendit la main pour attraper sa queue, au cas où il aurait décidé de dévier, et de rentrer dans sa vulve. Mais l'option de la sodomie lui plaisait. La seule crainte qu'il avait c'était de lui faire mal, mais une fois qu'elle eut posé son gros gland au centre des plissements, il appuya, et il fut surpris de la facilité avec laquelle il rentra en elle. Il avait déjà été dans des mains de femme, dans des bouches de femme, jamais dans le vagin d'une fille, mais jamais non plus dans son cul. Il trouvait bizarre de commencer réellement sa vie sexuelle en prenant une fille par le cul, mais bientôt, il ne se posa plus de questions. Il saurait plus tard ce que c'était de prendre une femme par le vagin. Par le cul, c'était serré, il avait le sentiment que la muqueuse le prenait et le caressait, comme des mains avaient pu le prendre et le caresser. Se sentant d'abord gauche, il trouva rapidement un rythme qui lui plut, allant et venant dans le conduit étroit. Sa partenaire gémissait de plaisir, et s'il ne gémissait pas, le plaisir était aussi très fort pour lui.
Ce qui le troubla énormément, ce fut de remarquer qu'elle se masturbait fébrilement, sa main tournant sur son sexe dans un mouvement circulaire, ses jus jaillissant comme si un robinet s'était ouvert en elle, coulant et se heurtant à l'obstacle de sa main pour venir, en éclaboussures, tremper le drap en dessous.
Il réfléchissait quand il venait à la ville, aux bâtiments blancs magnifiques, baignés dans un soleil éclatant qui les valorisait, à ce qu'il vivait, cet éternel balancement entre mort, souffrance, horreur, et beauté et plaisir. L'un et l'autre étroitement imbriqués. A l'image de la vie. Si jamais il revenait, au bout de ses 24 mois obligatoires, il aurait appris en accéléré, ce qu'il ne savait pas, à peine sorti de l'adolescence, naïf, ignorant. Il était certain aussi qu'il garderait en lui énormément d'amertume.
Il avait tenu aussi longtemps que possible, mais il avait enfin fini par jouir, littéralement scié en deux par un orgasme surpuissant, crachant jet de semence sur jet de semence contre les parois ultra-sensibles de ses muqueuses, pendant que, comme pour l'accompagner, ou plutôt parce que sa jouissance avait déclenché la sienne, ses liquides intimes auparavant translucides étant devenus blancs et épais comme du sperme, dont elle cracha des rasades généreuses qui souillèrent les draps.
Semaine après semaine, ils rejoignaient la ville. Il ne savait pas où elle serait, mais où qu'il soit lui, elle s'arrangeait toujours pour le trouver. Il la reconnaissait, même si, visage cheveux et corps voilé, elle se fondait au milieu des autres filles. Et ce n'était pas qu'une question de regard. Il reconnaissait ce corps sous les tissus, qu'à force de voir nu et d'aimer il connaissait bien.
A son contact, et parce qu'ils parlaient de plus en plus, il comprit beaucoup de choses. D'abord que c'était une jeune femme remarquablement intelligente, avec une culture énorme, aussi bien concernant son pays que l'Europe, ce qu'elle avait masqué d'abord, puis révélé au fur et à mesure.
Elle lui avait fait également réaliser les tenants et les aboutissants de sa présence, de leur présence à tous ici, eux qui avaient pensé faire un service militaire classique en Europe. Lui faisant comprendre que les natifs voulaient simplement leur indépendance, comme tous les colonisés qui, à travers le monde, se rebellaient, être chez eux et ne pas être exploités. Surtout, les pauvres, ceux qui avaient de petits propriétés étaient proches d'eux. C'étaient ceux qui étaient riches, qui avaient des propriétés de centaines d'hectares qui voulaient garder leur pouvoir, leurs privilèges, et les exploiter jusqu'au sang. Ils entendaient rester ici, et mater dans le sang une rébellion malheureusement grandissante. Mais rébellion qui se faisait de manière totalement disproportionnée. Dix FM contre deux vieux fusils rouillés.
Ce qu'il vivait avec une native, ses camarades le vivaient aussi. L'ambivalence de détester ceux qui leurs tiraient dessus, leur tendaient des pièges, les blessaient, les tuaient, mais d'avoir envie en même temps de leurs femmes.
Il y avait les moments du vendredi, mais d'autres aussi.
Cela faisait trois mois qu'il vivait cette relation si particulière, mais dans laquelle il se sentait si bien, quand elle lui avait dit:
– Je sais que tes copains aiment les filles comme nous et qu'ils en voient le vendredi. Ça te dirait qu'on monte une soirée avec des amies à moi, pour passer la nuit avec vous tous? Ne t'inquiète pas. Je resterai avec toi.
Sans doute parce qu'il était jeune, il ne s'était pas posé trop de questions. Elle était magnifique, et il n'avait pas trop la capacité de réfléchir quand il était avec elle. Elle n'avait pas grand chose à faire, simplement soulever sa robe pour qu'il perde la tête.
Il avait évoqué le sujet auprès de ses camarades de chambrée, qui tous, avaient été intéressés. Ils étaient jeunes, et ils n'arrivaient pas à épuiser leurs envies de sexe et de corps féminins.
Ce fut un samedi en fin d'après-midi qu'ils les virent monter la colline. Une quinzaine de filles. La quatrième à gauche, c'était sa maîtresse.
De jeunes femmes enveloppées dans des tissus, avec leurs seuls visages visibles.
Du plus haut de cette colline, ils pouvaient voir arriver une attaque ennemie. Ce qu'ils ne pouvaient pas voir c'était un ennemi, qui sur montagnes ou collines avoisinantes les tirerait comme un lapin.
Les lieux étaient, où qu'on pose le regard, d'une rare beauté. Et il y avait des moments où cette beauté était à son plus haut point, comme ce soir-là, alors que l'ombre commençait à envelopper les montagnes, leur donnant des reflets bleutés, mais que ce qui n'était pas encore pris luisait dans le doré des derniers rayons du soleil.
Même les plus frustres étaient sensibles à cette beauté. Les plus sensibles eux, ne pouvaient s'empêcher de mettre en parallèle la beauté éternelle des lieux, et l'absurdité de toutes ces morts.
N'y avait-il pas une troisième voie, que celle de se détruire mutuellement? Dans la pérennité des lieux, il y avait sans aucun doute une sagesse qui échappait à ceux qui décidaient et qui les envoyaient tuer et être tués.
Les hommes les regardaient monter vers eux, saisis par le désir de profiter d'elles, mais en même temps conservant ce que les semaines ici leur avaient appris à garder en permanence: la méfiance.
Il y avait eu un moment, pourtant, où elles s'étaient figées et, dans une harmonie déconcertante, préméditée ou non, elles avaient attrapé l'ourlet de leurs longues robes pour tirer celles-ci vers le haut et dévoiler leur nudité.
En se dévoilant ainsi, elles avaient voulu bien sûr troubler les hommes face à elle, mais aussi leur prouver qu'elles ne dissimulaient aucune arme sur elles.
Des corps jeunes, aux formes pleines. Hanches, seins, fesses, chattes, tout était un appel.
Les verges des hommes s'étaient durcies. Elles étaient toutes plus ravissantes les unes que les autres.
Ils n'avaient aucune raison de ne pas les laisser monter jusqu'à eux.
S'inscrivaient déjà, dans leurs têtes, mille schémas les plus troublants les uns que les autres.
Ça avait été juste avant d'atteindre le sommet qu'elles avaient abandonné tous les tissus qui les couvraient, pour se présenter devant les hommes aussi nues qu'au premier jour.
Convaincus qu'ils ne risquaient rien et que ces femmes étaient là pour faire l'amour, les soldats avaient laissé tomber leur PM.
Fluides, lascives, les jeunes femmes étaient venues s'enrouler autour d'eux, comme des plantes carnivores viennent s'enrouler autour d'une proie. Leur faisant abandonner leurs dernières armes, virtuellement, alors qu'ils les avaient déjà jetées en tas sur le sol.
Un rien intimidés d'abord, ils se mirent très vite à frôler, caresser, puis empoigner leurs chairs.
Les filles étaient venues avec eux, dans ces grandes cabanes qui s'alignaient.
Il y avait suffisamment de lits pour chacun, de la sorte, des couples s'étaient formés. Des couples qui n'existeraient que le temps d'un accouplement.
Jean était avec eux, parmi eux, mais il avait repoussé la fille qui était venue vers lui. Il ne voulait pas trahir celle qu'il voyait tous les vendredis, et qui se tenait à l'écart, ne se mêlant à personne. Il se dit qu'elle partageait les mêmes sentiments.
Assez curieusement, elle ne se rapprocha pas de lui, alors qu'ils auraient très bien pu, comme les autres, donner libre cours à leur passion. Elle s'éclipsa, se glissant dans une cabane, sans qu'il comprenne très bien pourquoi.
Par les fenêtres ouvertes des cabanons, il fut témoin des rapprochements des hommes et des femmes. Les femmes nues se laissant tripoter par des hommes avides, aux mains baladeuses qui venaient envelopper seins, fesses, hanches. Certaines étaient déjà allées chercher des queues roides de désir, celles d'homme jeunes et en perpétuel manque. Elles les masturbaient ou les prenaient dans leur bouche, pour des fellations habiles.
Rester à part et fidèle à celle qui lui plaisait plus que tout fut sans doute ce qui lui sauva la vie.
Si les femmes étaient nues, elles avaient des cachettes naturelles.
Mais ce ne fut pas de leur bouche, ou d'entre leurs seins qu'elles sortirent les lames. Mais de leurs sexes, ces sexes dans lesquels les hommes pensaient s'enfoncer, sans savoir qu'il y avait déjà dans leur intérieur des couteaux repliés.
Presque au même moment, ou avec quelques secondes de décalage, elles tranchèrent la gorge de leur partenaire. Les soldats moururent dans des convulsions et des jaillissements de sang.
Jean fut le seul épargné du carnage.
Les jeunes femmes laissèrent leurs armes sur place et sortirent calmement des cabanes avec une expression qui disait leur satisfaction d'avoir vengé ceux des leurs qui avaient péri sous les armes ennemies. Qui un cousin, qui un père, qui un frère. Toujours nues, et maculées de sang. Leurs vêtements les attendaient plus bas. Elles masquèrent leur nudité, et se fondirent dans la nuit qui tombait, et qui avait pris possession de l'intégralité du paysage.
La jeune femme était restée sur la colline. Elle s'approcha de lui.
–Je ne t'ai pas tué...Parce que je me suis laissée aller à avoir des sentiments pour toi. Mais tu ne me reverras pas.
– Mais...Mais pourquoi avoir fait ça ?
– Les tiens ne veulent pas nous rendre notre liberté. Ils se sont installés ici en 1830. Ils nous ont exploités. Ils nous ont humiliés, battus, tués. Ils ont violé nos femmes. Et aujourd'hui, ils ont envoyé leur armée. Ils nous massacrent parce que nous ne voulons plus d'eux.
Le regard de la jeune femme était d'une dureté sans pareil.
– Ma petite sœur de 8 ans a été violée par cinq de tes compatriotes avant qu'ils ne la tuent, devant son père et sa mère. Je n'étais pas là. J'ai eu beaucoup de chance.
Avec une grande tristesse, il se rendit compte qu'ils étaient devenus des ennemis. Irréconciliables. Deux mondes à part. Mais en avait-il jamais été autrement ?
Il la regarda s'éloigner. Elle se dissolvit dans la nuit.
Il savait maintenant qu'il ne la reverrait jamais.
Il ne sut pas très bien ce qui le poussa à agir.
Il descendit la colline en courant. La rattrapa.
Elle se retourna. Un couteau apparut dans sa main. Elle avait pensé qu'il voulait faire quelque chose contre elle.
– Je veux vous rejoindre.
La dureté dans son regard ne diminua pas quand elle lui répondit :
– Parce que, seul survivant, tu seras considéré comme un traître et sans doute exécuté?
– Parce que je te connais bien. Et que je comprends ce que tu ressens, et ce que les tiens ressentent.
Elle sembla réfléchir, avant de lui répondre:
– Il y a de la place parmi nous pour ceux qui veulent nous aider. Ceux qui pensent différemment. Mais ton destin ne sera pas celui que tu pensais avoir.
Sans doute pour le pire, ils partirent vers les montagnes et leurs replis secrets.

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Histoire de JamesB

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