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Femme fatale

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Lue : 22742 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de arlequin postée le 09/08/2009
Ce jour là, je portais une longue jupe descendant jusqu’aux chevilles, mais sur tout un côté ; j’avais des sous-vêtements et des bas en soie noirs maintenus par un porte-jarretelles de même couleur. J’avais dégrafé les quatre premiers boutons de mon chemisier et marchais droite dans la rue, lunettes de soleil sur le nez, cheveux détachés tombant en dessous de mes épaules, parfaitement consciente et fière du regard que les hommes portaient sur moi. Je me sentais belle, désirable ; je me sentais femme fatale, prête à toute les folies.

Je décidais de m’arrêter dans un café afin de boire quelque chose. La chaleur de cette fin de journée de juin alliée à l’excitation qui ne m’avait pas quitté depuis mon réveil, m’avaient asséché horriblement la gorge. De plus, je ne me sentais pas du tout disposée à rentrer chez moi où rien ni personne ne m’attendait.

Je rentrais donc dans le premier bar qui se trouvait sur mon chemin et alla m’asseoir dans le fond de la salle. Il y faisait bon. La climatisation était parfaite, pas trop froide. Un serveur ne tarda pas à venir prendre ma commande et je me laissais tentait par une bonne coupe glacée et un grand verre d’eau.

Il y avait très peu de gens attablés, trois couples et une personne âgée lisant un journal. Par contre, il y avait énormément de monde au comptoir, des hommes, essentiellement, captivés par un grand écran qui diffusait des courses hippiques ; des parieurs de toutes classes sociales n’ayant pas trouvé mieux pour perdre leur argent.

Le serveur revint avec un plateau portant ma coupe glacé et mon verre d’eau. Je réglai la note tout de suite puis m’attaquai à la boule au chocolat, laissant doucement fondre la glace sur ma langue ; c’était délicieux. Je me mis à réfléchir sur ce que j’allais bien pouvoir faire ce soir ; nous étions vendredi et il me fallait absolument trouver un endroit où je pourrais faire une rencontre, homme ou femme, pour passer un week-end entier sous les draps. J’aurais pu faire plus simple, appeler des gens que je connaissais déjà, mais j’avais envie de changement.

Plongée dans mes pensées, je n’avais pas prêté attention au fait que j’avais croisé mes jambes du côté fendu de ma jupe. Ce qui me fit m’en rendre compte, ce fut le regard insistant de l’un des hommes posté au bar, un regard que je voyais se promener de ma cheville à la courbure de ma cuisse. Trouvant cela amusant, je fis celle qui n’avait rien remarqué et continuai à déguster ma glace, mais d’une manière plus sensuelle et sexy. Maintenant, je ne pensais plus à ma soirée, mais j’essayais plutôt d’imaginer ce qui pouvait bien se passer dans la tête du mec qui me mâtait, l’effet que je pouvais lui produire. Je fermais les yeux et transforma le regard de l’inconnu en une main, une main caressant doucement ma cheville, des doigts se promenant lentement le long de ma jambe, effleurant à peine la soie de mon bas. Je sentis des frissons me parcourir le corps tandis que j’imaginais cette main jouer avec l’élastique de mon jarretelle, prendre possession de ma peau nue, déviant, lentement mais sûrement, vers mon intimité déjà bien humide.

- Excusez-moi, mademoiselle.

La voix de l’inconnu me ramena en sursaut à la réalité. Il se tenait devant moi, bien droit, un large sourire aux lèvres. Avait-il remarqué mon trouble ?

- Que puis-je faire pour vous monsieur ? demandai-je, pensant que, vu l’état dans lequel j’étais, c’était plutôt lui qui pouvait faire quelque chose pour moi.
- Cela va peut-être vous paraître indécent, mais je vous observe depuis que vous êtes entrée dans ce bar…
- Et ? fis-je, voyant qu’il n’arrivait pas à finir sa phrase. Je ne vois rien d’indécent à cela, ajoutai-je, bien au contraire. J’aime être remarqué.

J’avais réussi l’effet escompté : l’inconnu s’était retrouvé décontenancé par ma réplique.

- Eh bien, fit-il, vous n’êtes pas…
- Je ne suis pas quoi ? Arrivez-vous à finir des phrases ?
- J’ai un peu de mal en ce moment. Puis-je m’asseoir un instant avec vous ?
- Si cela peut vous aider à terminer vos phrases, répondis-je sur un ton amusé.

Finalement, il y arriva… à terminer ses phrases. Je dois même avouer que, une fois lancé, il était le genre de personne intarissable, à la limite du saoulant, mais il avait une voix grave très agréable à entendre, une de ces voix qui vous donne facilement le frisson. Physiquement, il n’était pas spécialement beau, ni moche du reste, mais il dégageait un charme étonnant, presque envoûtant ; il était temps que je réagisse avant de ne me faire prendre au piège.

- Il faut que j’aille aux toilettes, dis-je. Accompagnez-moi.
- Je vous demande pardon ?
- Je vais me lever, me rendre dans les toilettes et je veux que vous m’y rejoigniez. Attention, car je n’attendrai pas éternellement. A vous de voir si vous voulez saisir votre chance ou pas.

Sur ces mots, je me levai et suivi la flèche qui indiquait les toilettes en bas d’un escalier. Je n’eus pas à attendre longtemps que mon inconnu ce décide. En effet, je n’avais pas encore atteint la dernière marche que j’entendais des pas derrière moi. Je me retournai et, tout en le fixant droit dans les yeux, je portai une main entre ses jambes afin de caresser son membre au travers du pantalon ; son sexe se mit à doucir très rapidement ; son souffle s’était accéléré. Je défis lentement sa braguette et dégagea le membre que je pris à pleine main. Nous étions toujours au bas de l’escalier et je pouvais apercevoir des gens aller et venir là haut ; penser que quelqu’un, à n’importe quel moment, pouvait descendre ou, peut-être, sortir des toilettes et nous surprendre augmenta encore plus mon état d’excitation. Mais comme je n’avais tout de même pas envie de me faire arrêter pour attentat à la pudeur, toujours en le tenant par la queue, j’entraînais l’inconnu dans les toilettes femmes et le fit entrer avec moi dans l’un des cabinets. Là, je lâchai enfin son membre et l’obligea à se mettre à genoux devant moi, l’invitant à glisser sa tête sous ma robe.

Tout d’abord, il entreprit de m’embrasser les chevilles, l’une après l’autre, puis commença à monter tout doucement, promenant sa langue le long de mes bas de soie. J’étais tellement excitée que j’avais hâte qu’il arrive à clitoris. Mais le fourbe prenait un malin plaisir à traîner. Je le sentis renifler ma petite culotte trempée de ma liqueur odorante. Ses doigts effleuraient mes fesses, me faisant lâcher quelques petits gémissements. Enfin, une main se glissa entre mes jambes que j’écartai un peu plus afin d’en faciliter l’accès. Elle se mit à me caresser tendrement au travers du fin tissu ; mes hanches se mirent à onduler en parfait accord avec le mouvement de la main ; mon clitoris était gonflé à son maximum.

Les doigts écartèrent ma petite culotte, dégageant mes lèvres, et la pointe d’une langue vint titiller mon clito m’arrachant des gémissements de plus en plus prononcés. Quelqu’un entra dans le cabinet d’à côté ; je savais qu’elle ne pouvait pas ne pas m’entendre ; qu’allait-elle faire ?

Je poussais un hurlement de plaisir lorsque deux doigts pénétrèrent mon intimité tandis que mon clito se retrouva délicieusement emprisonné entre les dents de mon inconnu. Une onde de chaleur bienfaisante commençait à envahir mon bas-ventre. Ma respiration était de plus en plus rapide et mes gémissements quasi ininterrompus. Je n’entendais pas ce que faisait la femme dans l’autre cabinet, mais j’arrivais à me l’imaginer ; assise sur la cuvette, culotte entre les jambes, l’oreille collé à la paroi, les yeux fermés, s’astiquant la chatte.

Les doigts se mirent à tourner de plus en plus vite en moi ; la langue se fit de plus en plus pressante sur mon clitoris ; l’onde devint une vague submergeant l’intégralité de mon corps. J’enfonçai mes ongles dans le cuir chevelu de mon inconnu, maintenant ainsi son visage collé à mon vagin ; la vague devint une explosion et je mis à crier ma jouissance sans retenue, à pleins poumons, lâchant quelques obscénités à l’encontre de mon bienfaiteur. Les tremblements qui suivirent m’obligèrent à m’asseoir sur la cuvette et il me fallut de longues secondes avant de récupérer mes esprits. L’inconnu était toujours à genoux devant moi, sa queue bien droite, son regard rivé entre mes cuisses en partie recouvertes par un pan de ma jupe. Je le fis se relever et j’enfournai sa bitte dans ma bouche tout en dégrafant son ceinturon. Le pantalon glissa à ses chevilles, puis je fis tomber le caleçon et me mis à lui malaxer les couilles ; s’était à son tour de pousser des gémissements. A côté, la femme n’était toujours pas repartie, ce qui ne me laissait plus aucun doute sur ce qu’elle était en train de faire.

La grosse veine battait de plus en plus fort et je compris que mon inconnu n’était pas loin de partir. Je lâchai sa queue, alla me placer derrière lui et l’obligea à se mettre en levrette en prenant appuie sur la cuvette. Se fut à mon tour de m’agenouiller ; j’écartai ses fesses et observai un moment son petit anus.

J’entendis un bruit très caractéristique de l’autre côté de la cloison ; la femme était en train de pisser. De la pointe de ma langue, je commençai à jouer avec l’anus de mon inconnu qui se mit à onduler doucement, preuve qu’il aimait cela comme la plupart des hommes même s’ils se refusent à le reconnaître. J’enfonçai deux doigts dans ma chatte afin de les lubrifier de ma mouille, puis j’entrepris de percer le cul de l’homme entièrement offert à moi ; un doigt d’abord, puis, doucement, le deuxième. De mon autre main, je me mis à masturber le membre toujours aussi rigide, lentement, puis de plus en plus vite, tandis que mes doigts faisaient des va-et-vient dans l’anus devenu plus flexible. L’inconnu poussa un gémissement plus fort que les autres et sa semence alla se répandre dans la cuvette et ce fut à son tour d’être pris de tremblement l’obligeant à s’asseoir.

Il me regardait avec un air attendrissant. Je me penchai pour lui déposer un baiser sur le front puis, sans un mot, je quitté le cabinet en même temps que notre voisine d’infortune. Nous nous échangeâmes toutes deux un regard qui en dit long, puis je quittais le bar, satisfaite pour un temps ; je ne saurai jamais comment s’appelait mon inconnu.
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