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Fulgurances

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Lecture : 2377 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de Keskidi postée le 17/12/2017
Cams coquines
Je l’ai prise à la hussarde, debout contre un mur, sans plus d’égards. Elle n’en demandait pas d’ailleurs. Elle aimait cela, le sexe un peu animal, brut de décoffrage, sans autre forme de préliminaires. Comme souvent, lorsqu’on se voyait de cette manière, elle avait déjà enlevé sa culotte. Inutile de perdre du temps.

J’ai refermé la porte derrière nous. Son regard était un peu fiévreux, plein d’un désir sauvage. Je me suis approché et nous n’avons pas échangé un mot. Je l’ai plaquée contre le mur en l’embrassant sans ménagement. Elle m’a rendu ce baiser avec fougue, sa langue emportant la mienne dans une sarabande débridée. Pendant ce temps, ses mains s’affairaient à ouvrir ma ceinture, faire sauter le bouton de mon pantalon. Il n’a pas fallu longtemps pour que mon pantalon et mon caleçon se retrouvent sur mes chevilles. Je l’ai saisie sous les fesses. Son petit format facilitait grandement les choses en ces occasions. Je l’ai amenée au niveau de mes hanches. Ses jambes se sont refermées autour de moi. Sa langue me fouillait toujours avec énergie pendant que je l’ai laissée glisser un peu. Elle est venue s’empaler sur mon sexe tendu. Je suis entré en elle sans difficulté aucune. Elle lubrifiait en abondance. A grands coups de reins, j’ai commencé à pistonner. Assez lentement tout d’abord puis en augmentant la cadence. Son corps était animé de soubresauts pendant qu’elle glissait le long du mur. Nos respirations ont rapidement accéléré et j’ai vite senti que je ne pourrais pas retenir longtemps mon plaisir.
J’avais comme « menu » défaut de jouir assez rapidement. ON ne pouvait pas parler d’éjaculation précoce (en tout cas selon les médecins consultés), mais voilà, j’avais du mal à garder le contrôle. Cela pouvait être un grand inconvénient avec les dames. Pas avec elle. Elle jouissait peut-être encore plus rapidement que moi. J’avais découvert cette caractéristique au fur et à mesure que nos rencontres s’intensifiaient. Avoir des orgasmes rapides était chez elle une seconde nature, ce qui n’était pas sans avantages dans nos rendez-vous bien souvent fort réduits en termes de durée. Souvent, mais pas toujours nos jouissances étaient même simultanées.

Pas ce jour-là. Alors que je commençais à sentir le plaisir monter en moi, elle n’a pas essayé de retenir le sien. J’ai senti ses doigts se planter dans mon dos. Elle a décollé sa bouche de la mienne pour laisser échapper des râles de plaisir et prononcer ses premiers mots depuis que nous étions enfermés dans la pièce :

- Je vais jouir ! Encore…

Deux allers-retours plus tard, l’orgasme la submergeait pendant qu’elle enfonçait son visage dans mon cou pour crier en évitant ainsi que tout l’étage ne soit au courant. Quelques secondes plus tard, je me suis libéré à mon tour, me vidant en elle à grandes saccades dans un grognement sourd.

Il a fallu quelques minutes pour reprendre nos esprits. Je l’ai redescendue de son perchoir. Elle a réajusté sa robe. Je me suis rhabillé. Elle me regardait en souriant.

- Je sens que ça coule, me dit-elle.
- J’ai toujours trouvé ce reflux intensément érotique…
Je la regardais amusé, sans dire un mot. Elle a pris sa culotte dans son sac et l’a renfilée.
- Je devrai la changer ce soir, mais cela me permettra de penser à toi.

Sur ce, elle m’a posé un bisou sur les lèvres, et a quitté la pièce en emportant son bardas.

La première fois, je l’ai rencontrée lors d’une interminable réunion de travail. La salle était alors saturée d’avocats, d’experts, de consultants divers et variés. Un chef d’orchestre tentait de mettre de l’ordre dans les débats et du coin de ma table, je regardais tout cela d’un œil goguenard, apportant mon expérience lorsqu’on me le demandait. Je l’ai repérée assez vite. Visiblement très énergique, elle prenait la parole régulièrement, mettant le doigt sur les problèmes potentiels du projet. Elle était plutôt petite, assez jolie, et, avec une poitrine toute menue. Je la trouvais mignonne mais ce n’est pas cela qui me fascinait. Ce qui m’étonnait, c’est justement la vitalité qu’elle dégageait. Une vraie pile électrique. Bien vite, je n’arrivais plus à décrocher mon regard d’elle. Les heures défilant, les discussions sont devenues un peu stériles et le coordinateur s’en est parfaitement rendu compte. Il a ainsi constitué quelques groupes de travail chargés de dégrossir certains points litigieux. Elle s’est proposée pour le sujet sans doute le plus ingrat, qui causait de fiscalité. Comme cela touchait à mon domaine, je me suis immédiatement proposé pour intégrer le groupe, ce qui me valut son premier regard intéressé mais également un premier sourire très avenant. Malheureusement, un troisième larron s’est aussi joint à la bande, cassant ainsi mon espoir secret d’un binôme plus intime.
Nous avons fixé un agenda de rencontre et je dois dire que j’attendais ces réunions avec impatience. La revoir m’excitait chaque fois d’avantage. A une des réunions, nous nous sommes retrouvés, ô joie, à deux, le troisième participant ayant du déclarer forfait suite à une grippe aussi invalidante qu’heureuse pour moi. C’est donc à deux que nous nous sommes enfermés dans la salle de réunion.

Il faut dire ce qui est, nous avons super bien travaillé et je pense honnêtement que nous allions déboucher sur un résultat aussi intéressant que positif. La discussion a fini par dévier et nous avons devisé de choses et d’autres. Une occasion unique d’approfondir les connaissances de l’autre et plus cette connaissance avançait, plus mon envie d’elle augmentait. La dernière question qu’elle m’a posée sur mes projets futurs m’a fait déraper. J’ai répondu, peut-être un peu trop rapidement :
- Finir de retaper ma maison, partir descendre le canal du midi en péniche et faire tourner ma langue autour de ton clitoris.

Elle n’a absolument pas réagit. Impassible, elle s’est levée doucement et s’est dirigée vers la porte.

- Pour les deux premiers, je ne peux rien pour toi. Pour ce qui est du dernier, je n’ai rien contre et j’ai justement quelques minutes devant moi.

Suite à quoi, elle a fermé la porte de la salle à clef. Elle est revenue vers la grande table de réunion. Nous nous étions installés en son centre. Elle a repoussé les classeurs et autres documents qui encombraient la place devant moi puis s’y est assise. Sans aucune retenue, elle a remonté sa robe légère et écarté les jambes.
- Fais-moi jouir.
Tout de même assez surpris par la tournure des évènements et alors que je m’attendais plutôt à prendre une baffe, je me suis mis à l’ouvrage.J’ai donc d’abord retiré la culotte en dentelle noire, laissant apparaitre une vallée des plaisirs surplombée par une prairie de poils pubiens fort bien entretenue. Les lèvres étaient déjà gonflées d’excitation. Elle s’est couchée sur la grande table et j’ai glissé ma tête entre ses cuisses.
Ma langue a tracé le sillon de son sexe, descendant et remontant jusqu’à ce que les lèvres s’écartent naturellement. J’ai délivré son clitoris de son capuchon et le bouton tout rose s’est offert à mes manœuvres expertes. Il avait un goût acidulé. Son sexe dégageait des effluves puissants. Je bandais comme un taureau, bien trop à l’étroit dans mon pantalon.
Mon travail portait ses fruits. La respiration de la belle a accéléré. Ses mains se sont refermées sur ma tête et ses hanches ont entamé un mouvement amenant à ma bouche son bas ventre excité.

- Oui ! C’est bon…Aaaaah Comme ça, encore ! Encore !

Ses encouragements ont décuplés mes ardeurs. J’ai glissé deux doigts de la main droite à l’intérieur de son vagin. En les repliant, j’ai commencé à masser la paroi intérieure de son sexe. Elle était soyeuse. La combinaison de ma langue sur son clitoris et de mes doigts à l’intérieur d’elle a eu un effet dévastateur. Elle s’est cambrée pendant que son plaisir prenait de l’ampleur. Elle a eu juste le temps de mettre un morceau de son foulard dans sa bouche pour éviter de crier avant de partir dans un orgasme assez foudroyant. Il a duré 10 ou 20 secondes, pendant lesquelles elle est restée arquée, appuyée sur ses épaules et ses pieds. Ma langue poursuivait son œuvre afin de faire durer sa jouissance. Son sexe était trempé, mélange savant de salive et de liqueur intime. Mon visage en était couvert. Lorsqu’elle s’est enfin relâchée, il y avait sur la table de nombreuses traces de l’intensité de son plaisir. De son côté, elle cherchait à calmer sa respiration. Cela ne m’allait pas.
A mon tour, je me suis redressé, j’ai baissé mon pantalon et mon boxer sans prendre le temps de déboucler ma ceinture. Mon sexe dressé, j’ai pris ses jambes que j’ai amenées sur mes épaules. Et, sans qu’elle ne s’y oppose, je suis entré en elle en lui arrachant un hoquet de surprise. Je suis allé et venu rapidement, au même rythme que je sentais l’orgasme monter. J’étais trop excité pour tenter une procédure de contrôle. J’haletais de plus en plus fort pendant que mon bas ventre venait au contact du sien. Elle s’est aperçue que j’étais au bord de l’explosion.

- Non, pas en moi, me dit-elle.

Elle a retiré mon sexe du sien et l’a déposé sur son mont de vénus, le maintenant de la main. Deux coups de rein supplémentaires et je me suis déversé sur elle. De grandes coulées blanchâtres ont envahi ses poils pubiens remontant même jusqu’à son nombril. Cela semblait ne pas devoir s’arrêter. Elle irradiait pendant que je me vidais. Et nous nous sommes apaisés.
Pendant que je mettais en place mes vêtements, je me suis dirigé vers la petite table prévue pour les rafraichissements. J’y ai pris de l’eau et des serviettes. A mon retour, elle n’avait pas bougé, jouant négligemment avec son doigt dans les traits de liquide qui balafraient son ventre. J’ai entamé un nettoyage de la place, commençant par le ventre, puis le pubis, terminant par le sexe où ses lèvres encore gorgées de sang luisaient sous la lumière. Je me suis ensuite débarbouillé avec un peu d’eau plate sur une serviette.

Elle s’est relevée et a cherché quelques instants après sa culotte. Elle l’a remise et a réajusté sa tenue. Je la regardais un peu gêné. Elle s’est approchée de moi.

- J’ai adoré. On recommence quand tu veux.

A partir de ce moment, c’était festival. Nous avions tous les deux des agendas surchargés et nous n’habitions pas près l’un de l’autre. II fallait développer des trésors d’imagination pour trouver le temps de se croiser et de prendre les quelques minutes qu’il nous fallait pour s’envoyer en l’air. Nous sommes devenus des experts du message sibyllin sur les portables, des rendez-vous dans des endroits improbables et des positions acrobatiques. Je bande en pensant à elle. Elle mouille en pensant à moi. La vie est belle.
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