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L'Exil 2

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Lue : 2676 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de apv postée le 03/12/2007
Résumé : Une guerre nucléaire totale a éclaté et, en pleine nuit, une sombre clarté a illuminé le ciel. Que vont devenir les passagers du Blue Royal, le seul bateau de croisière au monde ? Que va devenir Jacques le suisse, Catherine la française, le capitaine Julie MacDowell et le lieutenant Marc Middle ainsi que le commandant Kruger et l’ignoble capitaine Harris ?

Chapitre 2 : L’alarme

Jacques ouvrit les yeux. Il n’avait pas pris le temps de tirer les rideaux des hublots et toute sa cabine fut soudain baignée d’une clarté aveuglante (chap1). Il se tourna vers Kwun encore endormie, épuisée par les assauts répétés et savants de son amant d’un soir. La jeune coréenne de 25 ans avait fini dans son lit au terme de la soirée dansante et d’un badinage soutenu. Il l’a secoua doucement et retrouva ses vêtements éparpillés sur le sol. Avant de sortir de la cabine, il passa un pantalon.

Déjà quelques passagers à moitié nus était sur le pont. L’extraordinaire spectacle réveillait le bateau. La stupeur et l’incompréhension se lisaient sur les visages encore assoupis. Kwun, seulement vêtue d’un string en dentelle rouge, se blottit contre son amant, le nez planté dans le ciel illuminé. Elle ne mesurait que 1m55 et face à la stature imposante de Jacques, elle parut fragile. Ses petits seins ronds comme des pommes, s’aplatir sur la peau blanche de l’homme qui commençait à pressentir la réaction des passagers. Des voix s’élevaient. Des cris aussi. La sombre lumière éclairait enfin ces insouciants fortunés.
Instinctivement Jacques entra dans sa cabine et finit de s’habiller rapidement. Kwun l’imita n’étant pas encore certaine de comprendre.

- Coupez les machines. Le commandant n’avait pas tarder pour se mettre action. Il hurlait dans le com interne.
- Mais commandant nous sommes en pleine mer. Greg Blackman était de quart au machine cette nuit là. Le quadragénaire afro-américain ne comprenait pas l’ordre de son commandant.
- Bordel de merde, Blackman vous allez m’obéir. Stopper les machines.
- Bien commandant.
L’ancien Marines fit un garde à vous réflexe avant d’obtempérer en maugréant. L’opération prendrait quelques minutes. Ses grosses paluches actionnaient les manettes et déjà les moteurs ralentissaient. Il s’assit enfin à son bureau encombré de divers formulaires. Au dessus, sur le mur un calendrier Playboy avec miss juillet se frottant lascivement à un arbre dans une vaste prairie. Greg Blackman était de ces hommes dont les appétits sont forts. Il fixa les merveilleuses cuisses plaquées sur le tronc de l’arbre. La blonde le regardait avec des yeux libidineux. Ses énormes obus captaient toute l’attention de l’afro-américain qui fantasmait copieusement.
La solitude lui pesait autant que sa queue dans son pantalon.

Quelques heures avant l’extraordinaire explosion, pendant la soirée dansante, Catherine (chap 1) marchait en titubant sur le pont principal près de la petite piscine avec une bouteille de champagne à la main. La musique lointaine résonnait jusqu’à la blonde. La nuit était tombée et seuls les reflets de la lune sur l’eau indiquait la position du bassin. La robe blanche de la française, largement échancrée sur sa cuisse droite, était chiffonnée. Elle riait seule dans son ivresse. Elle s’amusait car elle avait fait trois fois l’amour dans la journée et qu’elle comptait bien continuer ainsi pendant toute la croisière.

Autrefois agrégée de philosophie, spécialiste de Platon, cette femme était encore très désirable malgré ses 53 ans. La vie n’avait pas voulu qu’elle enseignât. Une vie facile, occupée par l’unique souci d’assouvir ses plaisirs avait fait de la française une belle femme libre qui accueillait les événements avec la légèreté d’une personne détachée des vicissitudes de la vie. Son oncle, qui fût très tôt son tuteur, lui légua son immense fortune à l’âge de trente ans et les événements heureux et malheureux qui affectèrent son existence n’eurent guère d’effets sur son tempérament et sa philosophie de vie pour le moins hédoniste. Son oncle, adepte de Platon et des épicuriens, lui inculqua plus qu’aucun père n’aurait pu le faire : la liberté totale.

Elle trébucha sur une chaise et tomba sur le sol. Elle se redressa quand elle entendit quelqu’un gémir.
- y a quelqu’un ? prononça-t-elle.
- …
La femme aux longs cheveux blonds s’approcha de la piscine.
- y a quelqu’un ?
- oui madame. Une voix assurée provenait de l’eau. La femme distingua la tête d’un jeune homme.
- qu’est-ce … qu’est-ce que tu fais là à cette heure mon garçon? marmonna Catherine en titubant.
- nous sommes quelques uns dans l’eau, madame.

Le garçon, âgé de 19 ans, s’aperçut de l’état d’ébriété de la femme. Il sourit. Dans ses bras, se cramponnait une jeune fille nue d’origine hispanique qui devait avoir son âge.
Catherine s’agenouilla au bord de l’eau. Sa lourde poitrine touchait le rebord de la piscine, le tissu bu l’eau et ses tétons ressortirent du chemisier blanc. Elle vit trois jeunes gens immergés jusqu’à la taille. Deux garçons et une jeune fille. Tous les trois entièrement nus.

- Qu’est-ce que vous faites ? On dirait qu’on s’encanaille ! dit-elle avec une joli rire perlé.
Elle entra dans l’eau, sa robe blanche se colla tout contre ses cuisses puissantes. Après s’être approchée du groupe, elle gloussa.
- mais je vois double ou quoi ?
Le garçon prit la parole et, avec aplomb, expliqua :
- je vous présente mon frère jumeau, Kriss. Je m’appelle Kellian. Et voici Paula, une amie.
- Et bien ! vous vous ressemblez vachement les gars.
Kriss était derrière Paula et ne disait rien, laissant à son jumeau la parole. Jamais en désaccord avec son frère et de nature plutôt introvertis, il lui cédait volontiers la parole.

La fraîcheur de l’eau clarifiait l’esprit de Catherine qui lâcha sa bouteille.
- Mais je vous connais ! Vous êtes les fils du commandant du bateau. Je vous ai vu hier soir à la table d’honneur.
Kellian acquiesça en souriant. Il regardait avec insistance les seins opulents de la française qui flottaient légèrement sur la surface de l’eau. Il dit d’un air enjoué.
- Kriss. Nous avons de la chance. Nous avons en notre compagnie deux magnifiques représentantes de la gente féminine qui brillent par leur diversité. Nous avons là, une jeune femme de 20 ans à la peau halée, aux cheveux noires et courts, et aux seins petits mais couronnés de larges aréoles. Puis nous avons ici, une femme mûre d’environ 50 ans ?
- 53 mon petit, répondit Catherine de plus en plus amusée par le ton enlevé du jeune homme.
- de 53 ans, aux cheveux blonds et longs. Comme tu peux le voir ses seins sont gros et ne demandent qu’à être mangé.

Catherine baissa les bretelles de sa robe en soie blanche qui lui collait à la peau comme pour inviter le flatteur. Le jeune homme lâcha les mains de Paula et saisit les seins volumineux. Kriss enlaça la jeune fille qui regardait la femme mûre apprécier les caresses de Kellian qui se penchait à présent pour lécher les tétons dressés. Prenant maternellement la tête du jeune homme entre ses mains, Catherine le serra doucement contre sa poitrine. Elle aimait qu’on lui tète les mamelons. Les mains de Kellian descendirent le long de sa taille et se posèrent sur les hanches puissantes. A quelques mètres, elle observait les larges aréoles gonflées de Paula.

Kriss serrait tout contre lui la mexicaine et embrassait son cou humide. Les cheveux coupés en carré laissait la nuque de la jeune fille nue. Les mains du garçon, emprisonnait les seins ronds et les malaxait doucement. La jeune hispanique, Sanchez de son nom, croisa le regard de Catherine et lui sourit.

Kellian se fit plus précis. Il tentait vainement de soulever la robe. Collée à la peau, le tissu en soie résistait.
- Attends, dit Caherine en sortant de la piscine.
Les trois jeunes gens la regardèrent se dévêtir et remarquèrent l’absence de pilosité de son minou et sa silhouette voluptueuse et sexy. Une taille plutôt fine mettait en relief des hanches larges et une poitrine robuste. Elle replongea juste à côté de Paula qui était légèrement plus petite qu’elle. Kellian approcha et s’immergea sous l’eau. Catherine se dressa en gloussant.
- Il tient longtemps en apnée, assura Paula avec un accent espagnol sans pouvoir détacher son regard des seins volumineux de son aînée.

La langue vivace qui écartaient les petites lèvres fit chavirer la femme mûre qui s’accouda au rebord de la piscine. La caresse lui parut interminablement bonne et elle s’enorgueillit d’être l’objet de désir de ces jeunes gens. Quand Kellian remonta à la surface, elle l’embrassa pour le remercier. Sous l’eau, elle saisit la verge à moitié en érection et commença à la palper avant de la secouer.

De son côté, Kriss embrassait Paula qui, elle aussi, masturbait le membre tendu. De ses deux mains, la jeune mexicaine frottait le garçon qui l’encourageait en pinçant délicatement ses tétons. Kellian l’avait déjà fait jouir une demie heure auparavant. L’idée que son frère jumeau allait la prendre à son tour l’excitait beaucoup.
Elle connaissait les deux Kruger depuis quelques années et avec eux, elle avait découvert les plus licencieux moments qu’elle eut vécu.

Catherine se tourna vers le rebord et fit dos à Kellian qu’elle invita à la prendre en tendant ses fesses.
- Paula. Fais comme moi, dit-elle à la jeune fille qui s’exécuta avec joie.
Les jumeaux prirent place derrière leur partenaire. Leurs membres en main, ils se dirigèrent. C’est Kriss qui pénétra le premier le vagin offert. Paula poussa un soupir. Elle écartait ses lèvres à la pilosité foncée. Juste un moment après, Catherine accusa la pénétration de Kellian qui commença avec fougue des mouvements amples et puissants. De son côté, Paula se cramponnait au rebord pour supporter les à coups du garçon dont la hardiesse rivalisait avec celle de son frère. La jeune mexicaine bredouillait des grossièretés en espagnol qu’aucun ne comprit. La verge dure s’enfonçait longuement en elle pour venir la percuter au fond puis repartait avec la même puissance.
Le clapotis de l’eau rompait régulièrement le silence de la nuit noire. Seule la lune était témoin de leurs ébats.

Les deux femmes rivalisaient de gémissements. Les jumeaux se regardèrent avec un large sourire de satisfaction tout en s’arc-boutant aux hanches de leur partenaire.
Kriss commença à jouir. Pour le suivre, Paula vint titiller son clitoris du bout de ses doigts agiles. Catherine se retourna en entendant l’orgasme de la jeune fille qui se plaignait divinement. Communicatif ! La française donna un coup de rein en arrière et un long râle s’échappa de sa gorge pendant qu’elle martelait le rebord de la piscine avec ses poings. Evidemment Kellian ne tint plus. Les soubresauts désordonnés de la belle blonde l’excitèrent. Sa verge gonfla d’un coup et il éjacula violemment dans le vagin de la femme qui hurlait dans la nuit noire.

Après un moment, les femmes se détendirent. La lune éclairait d’une lumière blafarde les corps qui frémissaient des discrètes sensations que procuraient les mouvements de l’eau sur leur peau encore sensible. Affalées sur le rebord du bassin, les deux femmes respiraient plus doucement. Catherine prit tendrement la main de la jeune fille et lui sourit. La mexicaine le lui rendit. Elle avait de beaux yeux noires en amande et des lèvres charnues. Elle serra la main de son aînée.

Les jumeaux nageaient déjà. Leur beaux corps vigoureux s’étiraient dans l’eau. Insouciance d’une jeunesse qui leur donne tout : vitalité et beauté ! Les séjours annuelles sur le bateau commandé par leur père, étaient l’occasion d’ébats continuels que leur jeunesse appréciait. Bien sûr Paula était là chaque année, néanmoins ils avaient rapidement acquis une réputation d’amants compétents. L’occasion de batifoler avec des jeunes jumeaux n’était pas sans déplaire aux bourgeoises souvent délaissées par leur époux.

- Les garçons, appela la française, venez là.
Pendant qu’ils regagnaient le bord, Catherine dit à la fille :
- Tu vas t’allonger dans l’eau comme une belle étoile de mer.
La jeune mexicaine obtempéra en écoutant la femme donner les ordres aux jumeaux qui venaient d’arriver. Kellian se plaça entre les jambes de Paula et Kriss au niveau de sa poitrine. Les membres en croix, la jeune hispanique était allongée à la surface de l’eau.
- Occupez-vous d’elle maintenant.
Une langue s’immisçait déjà dans son intimité encore frissonnante de son précédent orgasme. Une autre titillait ses aréoles gonflées. Catherine observait le plaisir sur le visage de la jeune fille et lui demanda à l’oreille.
- Veux-tu que je te caresse.
- Je ne sais pas, dit Paula.
- …
- Oui je veux bien, murmura t-elle

Et c’est à ce moment là que le ciel, jusqu’alors noir, s’illumina d’une brillance prodigieuse et funeste plongeant le navire dans un sombre destin. Les quatre paires d’yeux s’éblouirent dans le ciel brillant. La lune avait disparu.

Le capitaine Harris accouru sur la passerelle quand il croisa le capitaine Macdowel complètement nue.(chap 1) Il s’arrêta un moment mais elle s’engouffrait déjà dans le poste de communication où Marc Middle s’habillait… Après avoir été surpris par la vive lumière nocturne, les deux amants d’un soir s’étaient retrouvés nus sur le pont supérieur éberlués par le triste spectacle d’une fin d’un monde.

- Commandant à vos ordres.
- Harris j’ai besoin de mes seconds sur la passerelle. Allez me chercher MacDowel. Puis vous irez me chercher mes fils qui doivent traîner sur le pont principal.
- Heu… oui commandant.

Obéissant, le vil capitaine retourna au poste de communication. Le lieutenant Marc Middle terminait de boutonner sa chemise et la femme de ses désirs agrafait sa jupe courte. Harris fixait les petits seins.
- Retourne-toi !
- Tu rigoles MacDowel, je ne vais pas louper le spectacle. Mais quand même tu avais le choix entre moi et Middle.
- Et tu penses que j’ai perdu au change ? répondit-elle goguenarde. Elle ajustait son soutien-gorge.
- Le commandant nous demande.
- Je m’en doute crétin. J’arrive.

Sur les pont inférieur, la panique enflait. Tout le monde évacuait les cabines. Il faisait plein jour à trois heures du matin. Affolés de ne pas comprendre ce qui se passait, les passagers déambulaient, hagards, piégés sur le navire, ne sachant quoi faire.

Décidé, Jacques, suivi de la petite coréenne, monta prestement sur le pont supérieur en direction du poste de communication. La porte s’ouvrit sur Julie MacDowel qui ajustait sa longue chevelure rousse sous une casquette. Elle fila prestement vers la passerelle de commandement. Jacques entra.
- Que se passe-t-il ?
Le lieutenant Middle, chef des communications sur le navire, se retourna.
- Monsieur, vous ne devriez pas être là.
- Que se passe-t-il ? répéta l’homme dont le ton ne souffrait pas un simple renvoi.
Kwun lui tenait la main.
- On ne sait pas. Nous n’avons plus de communication depuis des heures.
Tout à coup la porte s’ouvrit et un grand gaillard tout débrayé entra.
- Que passe-t-il ? dit-il avec un fort accent.
- Je venais de dire à ce monsieur, que nous ne savons pas, répondit le jeune lieutenant impressionné.
- Je appelle Vladimir Foutwov et je savoir que passe-t-il, répéta-t-il visiblement très énervé.
- Je vous demande de sortir messieurs, dit timidement Middle qui voulait reprendre sa recherche d’un quelconque signal radio.
- Moi pas d’accord, moi vouloir savoir que passe-t-il.
Jacques intervint fermement voyant le bonhomme s’exciter. Le sage suisse savait que les situations graves réclamaient la plus grande pondération et qu’il valait mieux calmer le jeu avant que la sauce ne monte.
- Je pense qu’ils ne le savent pas plus que nous.
Foutwov regarda son interlocuteur d’abord avec un air soupçonneux puis il sourit en disant que l’aventure allait être captivante. Il sortit dans un éclat de rire en passant sa main dans sa tignasse grise. Sa grosse carcasse obstrua un moment l’embrasure de la porte car il s’était arrêté un moment pour admirer la clarté éblouissante.

Une funeste clameur montait jusqu’à eux. Jacques se pencha au-dessus de la rambarde et remarqua :
- C’est la panique en bas.
- J’ai peur Jacques, dit Kwun de sa petite voix en se serrant contre lui.
La grosse paluche de Foutwov se posa sur la frêle épaule de la coréenne.
- Vous pas inquiète. Moi robuste. Etre là pour vous aider.
Un sourire gêné fendit le visage séraphique de la jeune femme qui était impressionnée par la stature imposante du russe.

Il avait 60 ans et mesurait au moins 1m95. C’était un ancien officier de l’armée russe dont la reconversion à la vie civile l’avait enrichie. Sa chemise débraillée lui donnait un air de vagabond.
- Oui. Je crois que nous devrions rester ensemble pour coopérer, dit Jacques d’un ton décidé. Ne pas céder à la panique et nous entre aider.
Le russe acquiesça.

Dans la soute aux machines, Greg Blackman avait engagé la procédure d’arrêt des moteurs. Le bateau commençait imperceptiblement à décélérer.
Les ordres du commandant lui paraissaient ineptes. Arrêter le navire en pleine mer ! Pourquoi ce risque ? Que se passait-il ?
Miss Juillet l’avait calmée un moment. Peut-être Miss Août ?

Le capitaine Julie MacDowel avait rejoint la passerelle. Deux matelots gardaient la porte. Le commandant Kruger et le capitaine Harris se retournèrent quand elle arriva. Les fils jumeaux du commandant étaient assis dans un coin de la passerelle avec une grande serviette éponge sur les épaules. Leurs cheveux bruns trempés s’égouttaient sur le sol.

- Capitaine MacDowel, j’ai stoppé les machines. Le commandant s’adressait à la jeune femme qui se tourna vers lui.
- Mais … commandant nous sommes en pleine mer ! Julie était stupéfaite de l’incongruité de cette décision.
- J’ai une grave décision à prendre et je dois la prendre tout de suite.
L’homme de 55 ans aux cheveux bruns s’était levé. Il rangea le livre qu’il tenait à la main dans la poche intérieure de son uniforme.
- Il parait évident que la fin du monde est arrivée. Nous sommes en pleine mer. De surcroît dans des eaux peu fréquentées et très éloignées des côtes. Nous avons donc une chance de survivre en demeurant ici, loin des retombées radioactives. Il est probable que nous serons épargnés.

Les capitaines Harris et MacDowel écarquillaient les yeux en écoutant l’homme qui marchait de long en large.
- Toutefois, nous allons devoir sacrifier des vies pour en sauver d’autres. Si nous essayons de survivre avec les 2000 passagers et le peu de vivres qu’il nous reste, nous irons droit à la mutinerie et peu d’entre nous survivront. Je vais donner l’ordre de quitter le navire. Vous allez m’aider à lancer les mesures de sauvetages.
- Mais Commandant ! cria la jeune capitaine. Vous ne pouvez pas.
Le commandant restait impassible.
- Nous sommes en pleine mer. Personne ne viendra nous chercher. Il n’y a plus de communications. Les gens qui monteront dans les canots de sauvetage sont voués à une mort certaine.
- Oui je sais. Et c’est malheureusement là mon but, reprit calmement le commandant qui s’asseyait sur son large fauteuil.
Il regardait les yeux verts de Julie MacDowel briller de colère et d’incompréhension.
- Vous allez me faire une liste de personnes nécessaires pour une survie : médecin, ingénieur, mécanicien etc. Nous les mettrons à part puis nous lancerons l’alarme d’évacuation.
- Je m’y oppose commandant, déclara la jeune femme qui s’avançait vers Kruger. Vous n’avez pas le droit.
- Malheureusement nous n’avons pas le choix. J’espérais plus de pragmatisme et de sens du dévouement de votre part mais bon. Harris !
Le capitaine se jeta sur MacDowel et attacha solidement ses poignées avant de l’enfermer dans une pièce annexe.
- Maintenant au travail Harris. Mettez-moi à l’abri une cinquantaine de personnes ad hoc. Le commandant se tourna vers la proue en tapotant le livre à l’intérieur de sa veste.
Les deux garçons du commandant se regardèrent un peu interloqués et se levèrent de concert.
- Où allez-vous, demanda leur père d’un ton sec.
- Nous habiller papa, répondit Kellian en passant la porte de la passerelle suivi de son frère Kriss.
- Revenez tout de suite après.

Quelques temps plus tôt, alors que le ciel noir s’illuminait d’une funeste clarté, Catherine, Paula et les deux jumeaux sortirent précipitamment de la piscine. Ils restèrent là un moment, le nez planté dans le ciel.
Quelques minutes plus tard, le capitaine Harris suivi de deux matelots arriva d’un pas rapide trouvant tout ce monde nu à côté de la piscine. Le cuistre apprécia sans vergogne les formes chaloupées de Catherine dont l’absence de pilosité l’excitait beaucoup. Il était également charmé de découvrir la nudité de la petite Paula qu’il connaissait un peu. Il se ravisa et dit :
- Kellian, Kriss vous devez me suivre tout de suite. Votre père vous demande.
Les deux frères se tournèrent vers les femmes.
- Allez dans vos cabines et n’y bougez sous aucun prétexte, lança Kellian avec assurance.
- Nous irons dans ma cabine, la 1315, répondit Catherine.

Les garçons passèrent un caleçons et suivirent le capitaine et les matelots.
Paula se tourna vers la femme et la remercia car elle avait peur. Elle sentait que quelque chose de grave venait d’arriver sans pour autant en déterminer vraiment les implications. Tout ce qu’elle pressentait c’est que sa vie et celle de tout le monde allait irrémédiablement être bouleversée.
Elle prit la blonde par la main et la dirigea avec assurance dans les méandres des coursives du paquebot de croisière. Les deux courraient nues à travers le bateau.
- Comment connais-tu aussi bien ce bateau ? interrogea la quinquagénaire haletante.
- Je suis femme de ménage sur ce bateau depuis cinq ans, sourit-elle en évitant les passagers hagards qui sortaient de leur chambre.
Elle arrivèrent cependant sans encombre à la cabine. Déjà les couloirs se remplissaient. La panique se lisait sur les visages endormis.

La cabine était en désordre. Ca et là des vêtements, des livres des magazines traînaient sur le lit, sur le sol. La petite table attenante au salon, était encombré de carnets et un livre de Platon y était ouvert.

Catherine prit dans la salle de bain une grande serviette éponge jaune.
- Tu veux que je t’essuie ? proposa t-elle avec douceur.
La jeune mexicaine regarda son aînée et accepta. Avec délicatesse, la serviette frotta le dos à la peau halée puis essuya les petites fesses plates. La française s’agenouilla pour sécher les jambes encore dégoulinantes d’eau. Paula se tourna et présenta son pubis foisonnant qui perlait de gouttelettes. Catherine approcha la serviette et frotta lentement la toison brune. La vulve gonflait. La quinquagénaire posa alors sa bouche sur les poils noirs et sa langue fendit les petites lèvres.

Debout, la jeune mexicaine soupirait d’aise. Jamais elle n’aurait cru pouvoir faire cela. Du sexe avec une autre femme. Aucun penchant saphique à sa connaissance. Jamais l’idée ne lui avait traversé l’esprit. Mais Catherine était différente. C’était certes une femme mais son âge, sa stature, ses seins si lourds, ses hanches larges et puissantes lui conféraient autre chose que la jeune femme ne comprenait pas.

Paula s’allongea à même le sol, se redressa sur ses coudes et contempla Catherine, incapable d'émettre la moindre parole. Quant à la femme mûre, à genoux entre les jambes de sa compagne, elle introduisit l'index gauche dans l'intimité de son amante et le majeur droit dans la sienne. Elle aussi regardait fixement sa compagne, mais avec un air nettement plus provocateur.

Puis la française se mit à plat dos et installa Paula à genoux au-dessus de sa bouche, ses lèvres sur ses lèvres. On distinguait nettement la langue de Catherine à l'ouvrage. Elle y mettait toute son expérience acquise au long de sa vie libertine. Elle tournait, suçait, léchait, introduisait légèrement… Dans le même temps, sa main agaçait un sein dont la large aréole se gonflait.
Paula avait manifestement quitté ce monde : elle avait du mal à trouver sa respiration, son corps était agité de soubresauts et elle ouvrait la bouche tel un poisson jeté sur une berge à la recherche d'oxygène. Ses réactions étaient désordonnées, elle semblait y prendre beaucoup de plaisir. Accaparée seulement par les délices procurée par la langue experte, elle en oublia qu’elle fut féminine.

En revanche, Catherine paraissait recueillir les fruits de la maturité sexuelle. Elle avait abandonné les petits seins de la femme de ménage et ses doigts tournaient maintenant autour de l'anus de sa partenaire, y ramenant de la mouille depuis son minou. Puis, sans autre forme de procès, elle enfonça deux doigts dans le fondement de Paula qui gémit de plus belle. Perdue, folle de plaisir, égarée dans l’infini diversité des sentiments qui l’assaillaient, la mexicaine râla, gémit, soupira et geignit. La française faisait preuve d'une abnégation sans borne, se concentrant sur la jouissance de sa jeune partenaire.

Sous le coup d'un orgasme, le corps de la femme de ménage s'arqua et elle lança des insultes en espagnol. La seconde main de Catherine s'activait en même temps sur le clitoris de la bienheureuse, qui en fait ne connaissait pas de répit.

Une alarme tonitruante retentit soudain dans les coursives. Les cris redoublèrent. La panique. Déjà la lumière avait jeté les esprits dans un état d’angoisse, cette sonnerie stridente ajoutait l’urgence. Les coursives se remplirent de passagers à moitié nus, de cris et de hurlements. On se piétinait. On se bousculait. La sirène beuglait sans discontinuité et le navire tout entier semblait hurler. Un message d’évacuation résonnait comme le glas avant la fin.

(à suivre Chapitre 3 : la mutinerie)
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