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La femme du magasin

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Lue : 1994 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de JamesB postée le 14/08/2019
Je me suis levé très tôt, ce matin comme les autres matins. A six heures, je voulais profiter des premières lueurs de la journée , de ce moment où le monde vous appartient encore. Je me versais le premier des cafés de la journée et je m’installais derrière notre maison, dans le petit jardin qu’on avait aménagé avec des plantes exotiques, souvenirs de la dizaine d’années qu’on avait passées en Tunisie. Je laissais mon regard couler sur la chaîne des Pyrénées.

Mon épouse et moi on s’était connus juste avant que je parte comme fonctionnaire à l’ambassade de Tunisie. Elle m’avait accompagné. Là-bas, elle tenait une parfumerie. Elle avait décidé de se reconvertir dans les chaussures, quand nous sommes revenus,pour une raison toute simple, le groupe qui la franchisait venait de décréter qu’elle allait supprimer la moitié des franchises. Elle avait donc décidé de devancer ce qu’elle craignait en se reconvertissant.

On avait tenu trois magasins successifs, avant que, on venait d’avoir 62 ans tous les deux, elle me dise :
—Je suis fatiguée, je veux qu’on arrête.
Je ne l’avais pas forcément bien vécu. J’avais envie de continuer. Mais je m’étais résigné. On avait vendu le magasin.
Depuis, j’avais un emploi du temps de retraité. Je consacrais une partie de mon temps à une association et le reste à ce que je n’avais pas pu faire quand j’étais en activité. Et je regrettais le temps où je travaillais encore, même si je ne l’aurais pas dit. Mon épouse au contraire, semblait profiter pleinement de tout ce temps libre, se partageant entre divers loisirs.
Ma femme se levait sur le coup de sept heures et demi. Je l’attendais pour qu’on petit-déjeune ensemble. Même si on n’avait plus grand-chose à se dire. Le temps avait usé notre relation. Je ne l’aimais plus, même si j’avais du respect et de l’affection pour elle. On se parlait, on avait de la tendresse l’un pour l’autre, mais tout ce qui nous avait uni était mort. La meilleure preuve était sans doute que nous n’avions plus fait l’amour depuis… Non, il valait mieux ne pas y penser…
Elle m’avait clairement fait comprendre qu’il ne serait plus question de sexe entre nous. Le dernier et humiliant moment remontait à quasiment un an, maintenant. J’étais venu un matin, alors qu’elle cuisinait, me coller contre elle. Même si le temps était passé, elle était resté une jolie femme. Contrairement à beaucoup, elle n’avait pas pris de poids, elle avait pu s’entretenir, le seul point commun qu’on avait, d’ailleurs, c’était qu’on allait dans une salle faire de la gym, mais pas ensemble. Elle ne se laissait pas aller, s’habillait et se maquillait, même à la maison.
J’avais glissé les mains sous la robe qu’elle portait ce jour-là, venant au contact de sa chair, chaude. Son torse, sa taille. J’avais glissé mes mains sous sa culotte, empoignant ses fesses dans mes mains, mais elle m’avait refroidi, me disant :
—Tu sais, ca n’est pas la peine, je n’ai plus envie.
Ca avait été pour ainsi dire la fin officielle de notre relation. Il n’y avait plus rien eu après.
On a pris notre petit déjeuner tranquillement. Il n’y avait aucune animosité, aucune rancœur entre nous, mais il était bien clair que nous étions partis sur des chemins séparés.
J’ai parcouru le journal, pendant qu’elle jetait un coup d’œil aux émissions télé du matin. Puis, sans qu’on en ait parlé, je suis sorti, j’ai pris ma voiture, et je suis parti. Elle savait que je serais de retour pour midi ou un peu avant.
F… c’était la ville, préfecture du département, où nous avions tenu notre dernier magasin. 12 années.
Je connaissais bien encore tous les commerces et tous les commerçants. Je me suis arrêté à la presse pour prendre deux magazines, et chez le boulanger un peu plus haut pour prendre deux baguettes.
Mais mon objectif, c’était le magasin de chaussures que j’avais tenu pendant douze ans.
Il y a des choses qui sont simples et compliquées à la fois. Je me souvenais encore de ce premier rendez-vous, celui qu’elle avait pris pour voir le magasin. Elle m’avait expliqué au téléphone qu’elle travaillait dans la comptabilité depuis dix ans, mais que, lasse de ce métier qui ne lui apportait plus rien, elle avait pris la décision de tenir un magasin. Sa mère avait elle tenu une coopérative agricole.
Je crois bien que dès la première seconde, quand j’ai posé mon regard sur elle, je l’ai désirée. Il s’est passé quelque chose entre nous… D’inexplicable… Elle aussi m’a regardé… On était submergés par quelque chose qu’on a voulu contourner, pour reprendre le cours de nos vies…
Il y a des détails, et il y a un tout. Je peux accumuler tous ces points précis qui ont fait qu’elle m’a troublé, mais ce n’est pas au final sans doute, l’accumulation de tous ces détails, mais bien quelque chose en plus d’indicible qui a fait que j’ai été aussi violemment attiré par elle.
C’était une grande et belle femme. Elle devait avoir 47, 48 ans… Un corps aux formes pleines, une crinière blonde, sans doute pas vraiment un joli visage, mais quelque chose d’intense dans son regard. Il y avait quelque chose en elle de très sensuel.
Je me suis demandé ce qui pouvait l’avoir attirée chez moi. J’avais au bas mot une quinzaine d’années de plus qu’elle. Bien sûr, je m’entretenais, je faisais énormément de sport, mais l’âge était là. De plus je n’avais jamais été un séducteur effréné. Quand j’étais jeune, comme tout le monde, j’avais eu quelques conquêtes, avant de me stabiliser avec mon épouse.
Il fallait sans doute compter avec cette part d’imprévu qui fait partie de notre existence, et sans doute aussi avec cet aspect inexplicable des relations humaines. Qu’est-ce qui faisait qu’on était attiré par quelqu’un et pas par quelqu’un d’autre ? Difficile de l’expliquer.
Je me suis glissé dans le magasin. Les chaussures y étaient joliment présentées, c’était le début de l’automne, et le décorateur avait fait une thématique avec les couleurs de la saison, et des éléments naturels, feuilles, morceaux de bois…
A cette heure du matin, près de neuf heures, il n’y avait pas encore de client. Elle par contre, était assise sur l’un des sièges, et elle vérifiait le contenu de boites qu’on venait de lui livrer. Elle me tournait en partie le dos, elle était de trois-quarts. Elle portait une robe en lainage marron glacé, qui, moulante, rendait hommage à ses charmes épanouis, sa longue crinière blonde coulant dans son dos, et, premier modèle pour les marques qu’elle vendait, elle avait au pied de superbes bottes couleur fauve, qui montaient haut.
Elle a senti que quelqu’un pénétrait dans le magasin et s’est retournée. Son visage s’est illuminée quand elle m’a vue. On ne s’était pas vus depuis quatre jours. Ma femme et moi étions partis garder nos petits-enfants, les enfants de ma fille du vendredi au lundi. Je lui avais envoyé un SMS ‘On se verra mardi !’
—Le temps m’a semblé long, tu ne peux pas imaginer ! Tu m’as manqué ! Viens !
Comme c’était souvent le cas, même si nous nous étions déjà rencontrés en d’autres lieux, elle m’a entrainé dans la réserve. C’était un vaste local, à l’arrière de la boutique, peut-être même plus important que le magasin lui-même, dans lequel, sur des rayonnages, s’entassaient des dizaines de boites de chaussure. Ca avait été mon domaine pendant plusieurs années, domaine que j’avais laissé sans regret. Je m’y sentais totalement étranger maintenant.
C’était surtout, pour elle et moi, un lieu dans lequel nous nous sentions totalement en sécurité, même si c’était sans doute symbolique. Un rideau pourpre séparait le magasin de la réserve. N’importe qui aurait pu pourtant le franchir et nous surprendre. Mais nous étions au-delà de ça. Même si nous avions été surpris, je crois bien que ça nous laissait indifférents. Que ma femme sache que je la trompais… Ne le savait-elle pas déjà ? J’étais bien conscient qu’il y avait des attitudes, des émotions sans doute qu’une femme savait percevoir, et qui disaient clairement que je fréquentais une autre femme…
Elle m’avait clairement expliqué sa position par rapport à son mari. On avait bien sûr eu l’occasion de le rencontrer quand on avait signé les papiers, fait les actes… Il avait à peu près le même âge qu’elle, et il avait une grande gueule. Il savait tout, il connaissait tout. Elle m’avait prise à part un jour, une manière de faire le point, de commencer une relation sur des bases saines :
—Je tiens à ce que les choses soient claires entre nous. Je vis avec un homme que je croyais aimer mais que je n’aime plus du tout. Il aime draguer et il m’a trompée maintes fois. Nous restons ensemble parce qu’il m’a suppliée de ne pas le quitter. Je lui ai dit clairement que si j’avais envie d’un homme, je n’hésiterais pas. Il le sait. Je suis très attirée par toi, et je sais que c’est réciproque. Mais je ne le quitterai pas, pas plus que, je le sais, tu ne quitteras ton épouse. On vivra notre relation comme elle est, si tu as envie de quelque chose.
Entre deux étagères, elle s’est calée face moi et m’a présenté sa nudité améliorée, remontant lentement sa robe pour se dévoiler. Elle avait, à 48 ans, un corps sans failles. Des jambes bien dessinées, cuisses pleines, gainées par un collant qui laissait voir un string rouge en dentelle. Elle s’est retournée, me présentant ses fesses, entre lesquelles le string s’enfonçait, fermes et rebondies.
—Tu m’as manqué ces quatre jours…Viens, on va rattraper le temps perdu…
Au moment où elle disait cela, une cloche s’est déclenchée, signalant que quelqu’un venait de passer le seuil du magasin.
Elle a rabaissé sa robe et est partie s’occuper du client ou de la cliente. Je l’ai attrapée brièvement quand elle est passée, percevant l’épaisseur de son corps et sa chaleur. Ma queue était toute dure. Il n’y avait peut-être entre nous que du désir, mais ce désir était là, intense. Certains auraient dit que ça n’était pas beaucoup. Mais c’était plus qu’avaient beaucoup de couples. Le sien en était la meilleure preuve.
On vivait notre relation au jour le jour. Sans réfléchir à un lendemain que l’un comme l’autre, on avait tendance à redouter. On craignait, moi en tout cas, mais elle sans doute aussi, de ne plus se voir.
Un élément caractéristique du magasin c’étaient ces bancs, on les avait achetés, elle les avait gardés. D’ailleurs elle n’avait rien changé de la structure ni de l’esthétique du magasin. Ces bancs, on n’en faisait plus de pareils aujourd’hui, avaient une surface plate, et une autre en pente. La surface plate permettait au client de poser son pied, et au chausseur de mieux mettre, retirer et ajuster le chaussant.
Je l’ai entendue parler avec une femme qui voulait acheter des bottes. C’était la saison. Il y a eu pas mal de discussion, d’essais. La femme est finalement repartie avec trois paires de bottes.
Elle est enfin venue me rejoindre.
—La journée commence avec une belle vente… C’est chouette… Alors voyons si tu bandes toujours pour moi…
Sa main était chaude, douce, et habile, et le simple fait de la sentir, à travers le tissu du vêtement a redonné sa pleine vigueur à ma queue. Elle m’a caressé doucement, avant de me libérer.
—Ta queue… Je ne m’en lasserai jamais. Je voudrais l’avoir tout le temps avec moi, plantée dans mon ventre… Elle me procure un tel plaisir… Je suis folle de toi… Je ne parviendrai jamais à me lasser de tout ce qui se passe entre nous.
J’ai pensé ‘J’aimerais que ce soit le cas’, mais je n’ai rien dit… Elle m’a masturbé doucement. En même temps, elle a attrapé mon autre main et l’a glissée sous sa robe, la posant sur sa cuisse, comme un chèque en blanc, me laissant faire ce que je voulais. Sous ma paume, j’ai senti la chaleur de sa chair, conjuguée à la sensation électrique du nylon. C’était de tels moments qui faisaient que la vie valait d’être vécue. J’ai continué de monter le long de sa jambe, arrivant dans son aine puis ayant de nouvelles sensations. Le renflement de son pubis et de son sexe, son dessin au bout de mes doigts, l’ouverture de sa fente, le relief de ses lèvres, le tissu de la culotte comme un obstacle supplémentaire entre elle et moi. Je l’ai caressée doucement, la sentant se tendre alors que j’appuyais sur ses parties intimes. Il y avait sans doute une certaine ironie dans le fait que j’en arrive aujourd’hui à mieux connaitre son corps que celui de mon épouse. Je suis venu frotter la fente de son sexe, ma caresse la faisant s’ouvrir. Elle a étouffé un gémissement alors que je poussais le tissu dans l’espace libéré, le sentant s’humidifier sous l’effet de l’excitation.
Ici, dans l’arrière-boutique, il fallait malgré tout respecter des obligations. Même si la clochette se déclenchait quand quelqu’un pénétrait à l’intérieur du magasin, on préférait prendre la précaution de limiter au maximum nos bruits et nos paroles.
Il y avait deux mois de cela, elle avait fermé une après-midi au motif d’inventaire. Je l’attendais dans la ville voisine, dans une chambre d’hôtel que j’avais prise sous un faux nom. On avait pu faire l’amour jusqu’à plus soif sans avoir la moindre limitation. Mais on n’avait pas remis ça. J’avais l’impression que, même si son mari était un être peu sympathique, et s’il l’avait abondamment trompée, et la trompait encore, elle culpabilisait. La relation que l’on pouvait avoir, dans de telles conditions était sans doute moins traumatisante pour elle. Rapide, et dans des lieux qui impliquaient moins de culpabilité. Elle continuait de tenir son rang de vendeuse même si ma queue rentrait dans son ventre jusqu’à la garde, alors que dans une chambre d’hôtel, elle était vraiment une femme adultère.
Elle m’alaissé la caresser en même temps qu’elle prolongeait sa masturbation. Sous mes doigts je sentais le sexe se dilater et l’humidité s’étendre, déborder du slip pour humidifier le nylon.
—J’ai envie que tu me remplisses. Maintenant.
Il a fallu faire quelques manœuvres pour que ce soit possible. Je l’ai aidée, de telle manière qu’elle puisse bloquer le bord de sa robe dans l’épaisse ceinture qui entourait sa taille. Il a fallu ensuite descendre le collant, et le string, assombri par l’humidité. J’aimais regarder son sexe. Elle avait choisi un compromis entre le sans poils, à la mode, et le trop poilu, s’épilant, mais gardant des poils sur son pubis, en un large triangle. Ils confirmaient en tout cas que le blond de sa chevelure n’était pas issu d’une teinture, mais était bien un vrai blond. Je les ai effleurés de la pulpe de mes doigts, avant de venir appuyer un doigt contre son clitoris qui sortait en haut de son sexe, pointant hors de sa gaine. Je l’ai caressée doucement. J’étais fasciné par son clitoris, nettement plus volumineux que celui de mon épouse, et qui avait une extraordinaire tendance à gonfler si on savait bien le caresser. De manière logique, il lui procurait du plaisir, innervé à l’extrême. Elle s’est tordue sous ma caresse, fermant les yeux, cambrée en arrière, éprouvant un plaisir dont la manifestation se lisait sur sa peau, inondée du Niagara qui dévalait sur ses cuisses. Elle a fini pourtant par repousser ma main, pour venir attraper mon sexe.
—Maintenant, elle a dit simplement.
Elle est descendue sur moi, tenant ma queue pour la guider éventuellement vers sa vulve. Mais elle était suffisamment ouverte, et elle visait suffisamment bien pour qu’il n’y ait pas de problème, de la sorte mon gland dilaté est venu se caler pile entre ses lèvres, pour ensuite glisser en elle. Elle s’est laissée glisser sur moi, faisant rentrer ma queue centimètre après centimètre, jusqu’à ce qu’elle soit assise sur moi, mon sexe totalement englouti, pris jusqu’ à la racine, entouré par cette muqueuse chaude et suintante dont décidément je ne parviendrais jamais à me lasser. Elle m’a souri, et je me suis dit qu’il existait entre elle et moi une complicité qui avait totalement disparu entre mon épouse en moi.
J’ai posé mes mains sur ses fesses, et je me suis mise à la faire monter et descendre sur ma queue. Les yeux mi-clos, elle était totalement chavirée. Dans la chambre d’hôtel, elle avait crié son plaisir sans honte. Ici, c’était impossible.
Ses muqueuses entouraient bien ma queue, et la caressaient. L’un comme l’autre on était en plein Nirvana. C’était comme une drogue pour moi de lui rendre visite cinq matins par semaine, avec le regret de ne pas avoir plus. Vu notre situation difficile d’imaginer une journée passée ensemble au bord de la mer… Mais c’était mieux que rien.
On a bien entendu la clochette. Un client.
Elle s’est redressée, brisant le contact. Ma queue est sortie de sa vulve, trempée de ses sécrétions, et à laquelle étaient accrochés des filaments plus épais, d’une substance plus grasse, ces mêmes filaments qui pendaient de ses lèvres. Elle a rajusté maladroitement son string, son collant, a rabaissé sa robe, et le souffle court, elle est partie servir.
J’admirais sa constance, son habileté pour passer d’une situation à l’autre. En fait, l’interlude, mais ce n’était pas la première fois, a duré plus longtemps que prévu. Les clientes et les clients se sont succédés. Quand elle est enfin revenue, 20 minutes avaient passé. Ma queue avait dégonflé, mais le simple fait de la retrouver m’a fait de nouveau bander. Elle m’a caressé doucement avant de se mettre à nouveau à nu, et de guider mon sexe à nouveau en elle.
La jouissance est remontée dans nos ventres et nos corps, comme si nous n’avions pas fait de pause. Ca a été très rapide, peut-être parce que nous avions préparé le terrain avant. J’ai été vraiment surpris de jouir aussi vite. Mon sperme a jailli, venant cogner contre les parois internes de son sexe, déclenchant sa jouissance à elle. Elle s’est cambrée, et a poussé un cri silencieux, bouche ouverte, écho muet des cris qu’elle avait pu pousser quand elle avait joui, les rares fois où nous étions vraiment seuls.
On est restés un moment ainsi, soudés. Elle s’est levée finalement, se détachant de ma queue ramolissante, sa main en coupe pour recueillir le sperme qui coulait de sa chatte. On avait nos habitudes, elle laissait toujours un rouleau d’essuie-tout dans la réserve, qui était supposé éponger les dégats.
—Ca me rend folle quand je sens ton sperme gicler dans mon ventre. Rien que pour ça, je me damnerais.
Une fois qu’on avait assouvi notre faim de l’autre, on se laissait le temps d’être plus simplement ensemble. A coté de la réserve, il y avait un petit bureau. On s’y installait, on buvait un café, en parlant de choses et d’autres. On évoquait des petites choses de la vie, mais aussi nos familles. Moi ma femme indifférente, mais aussi mes deux filles, elle son mari, qui avait en ce moment une liaison avec une hôtesse de caisse. Le temps glissait jusqu’à onze heures, elle allait servir, revenait. Si on avait vraiment envie, on faisait de nouveau quelque chose, cette fois dans le bureau. Quelque chose de plus bref. Une fois, elle m’avait demandé de la lécher, me disant qu’elle avait encore le feu au ventre, et, elle avait baissé le pantalon qu’elle portait ce jour-là. Les mains accrochées à ses fesses, j’avais fouillé son sexe de ma bouche, y mettant toute mon envie et tout mon savoir-faire, restant à la surface avant de plonger de plus en plus profondément en elle. Elle avait littéralement inondé ma bouche de ses sécrétions. J’étais rentré avec leur gout dans ma bouche, et la tête ailleurs.
Nous nous sommes séparés.
—A demain matin !

Ce matin comme les autres matins, elle regarda son mari partir. Son départ, tous les matins, et tous les après-midis était le signe le plus tangible du peu d’attrait qu’elle avait encore pour lui. Est-ce qu’il voyait une autre femme ? Elle s’était souvent posé la question. A vrai dire, elle s’en fichait totalement. Elle était bien consciente que les liens qui existaient entre eux s’étaient distendus de manière irréversible. Ils restaient ensemble par la force de l’habitude, et rien d’autre.
Elle savait qu’il allait arriver entre neuf heures et demi et dix heures. Lui qui donnait un sens à sa vie.
Elle le connaissait depuis maintenant huit ans.Depuis qu’il était arrivé sur la tournée.
Dans les départements ruraux comme celui-ci, c’était vrai que les postiers prenaient le temps d’établir une relation avec les personnes à qui ils délivraient le courrier.Quand ils l’amenaient, ils échangeaient toujours quelques paroles avec celui à qui ils remettaient des lettres, un magazine, un journal, au-delà de la proposition d’almanachs au mois de décembre.
Alain avait cinquante-deux ans. Douze ans de moins qu’elle. Il était brun, de taille moyenne, avec quelque chose de chaleureux dans le regard et le sourire. Il était engagé syndicalement, ce qui faisait que parfois, il était remplacé pour la tournée. Pas une belle journée pour elle.
Comment ça s’était passé ? Comme peuvent évoluer les relations humaines. Ils discutaient régulièrement. Un jour, elle lui avait dit :
—Vous avez deux minutes ? Je vous paye un café.
Il avait répondu :
—Je suis en avance sur ma tournée, alors je dis oui.
Elle l’avait fait rentrer dans la grande cuisine, allongée, qui débouchait sur la salle à manger, tout aussi vaste, laquelle donnait sur le jardin.
—Je vous fais un café ?
Même si l’âge et la retraite étaient là, elle restait une femme coquette qui ne se négligeait en rien, en ces temps où la barrière d’âge au-delà de laquelle une femme n’était plus désirable reculait.
—Je ne dis pas non. Fait pas très chaud ce matin.
Alors qu’elle s’affairait, remettait la cafetière en marche, elle sentait son regard sur lui.
—Voilà, il ne reste plus à attendre que ça coule.
Elle se retourna. Il s’était légèrement approché, et ils se retrouvèrent face à face, à deux trois centimètres seulement l’un de l’autre. Ils furent bien incapables par la suite de se rappeler qui avait plongé sur l’autre, mais ils s’étaient soudain retrouvés collés l’un à l’autre, la bouche de l’un plaquée sur la bouche de l’autre, leurs mains caressant le corps de l’autre. Pendant que le café continuait de couler, goutte après goutte, dans la cafetière, elle glissa à genoux, et vint défaire son pantalon pour sortir une queue semi-roide qu’elle suça avec avidité. Elle se dit ‘Mon Dieu, je suis folle…Mais comment on a pu en arriver là !’ Pourtant, elle n’éprouvait aucun regret, bien consciente que ce qui se passait maintenant entre eux, et même si ça n’était qu’une fois unique, la rendrait plus heureuse que tout ce qu’elle avait pu vivre les mois, pour ne pas dire les années précédentes.
En même temps, ce n’était pas si surprenant que ça que les choses se passent ainsi. Au fil du temps, même si c’était une ou deux minutes par jour, ils avaient appris à se connaître, et elle sentait bien que quelque chose se passait entre eux.
Si c’était une fois unique, autant faire en sorte que les choses se passent bien. Elle mit tout son art à lui faire une fellation. Elle en avait fait beaucoup des fellations, autrefois, aux hommes qu’elle avait pu fréquenter, puis à son mari aussi. Il adorait ça aussi. Reprendre la queue d’un homme dans sa bouche lui donnait une impression étrange, celle de remonter dans le temps, de revenir vers cette période de sa vie qu’elle avait totalement oubliée, enfouie, à contrecoeur, quand elle était plus jeune, et lui fit realiser que le sexe avait une part importante dans sa vie.
Elle promena ses lèvres sur le sexe, sentant qu’il gonflait et s’allongeait. Le postier gémit. Ca devait être bon signe. Quand il fut suffisamment dur, elle le prit dans sa bouche, et fit glisser celle-ci sur le membre chaud et dur. C’était…Trop bon… Comment avait-elle pu vivre ça toutes ces années…Elle le fit rentrer loin en elle, jusqu’à ce que le gland vienne taper contre sa gorge… Se souvenant d’une pratique qui rendait les garçons fous, à l’époque, elle le fit glisser au fond de sa gorge… Relevant les yeux, elle vit que le facteur semblait subjugué. Sans doute qu’aucune fille ne lui avait fait ça.
Elle relacha sa queue. La faisant sortir pour la reprendre à nouveau. Elle glissa sa main sous sa robe, se caressa à travers sa culotte. A son âge son sexe secrétait très peu, mais elle était tellement excitée que le tissu était quand même mouillé. Elle finit par l’écarter, pour venir frotter les lèvres de son sexe. Même à 64 ans, on avait encore envie de sexe, on pouvait encore éprouver du plaisir, ses organes sexuelsétaient en parfait état de fonctionnement. Mais la société voulait qu’on y renonce parce qu’on était trop vieux.
--Tu veux jouir dans ma bouche ou dans ma chatte, lui avait-elle demandé en lachant son sexe dilaté.
—Il faut que je continue la tournée, je peux pas m’arrêter très longtemps, avait-il hoqueté, totalement abasourdi par ce qui se passait entre eux.
—La bouche alors, on verra après pour la suite…
Elle avala son gland, et entreprit, de la main gauche, de faire aller et venir ses doigts sur la partie du membre qui n’était pas dans sa bouche. En même temps, de la main droite, elle se pistonnait de trois doigts réunis ensemble…Très vite, elle sentit le sperme jaillir, trait après trait, et couler dans sa gorge. Elle en aurait pleuré. Elle avait totalement oublié ce que ça pouvait être de sentir le sperme d’un homme couler dans sa bouche, et de le boire avec avidité, avec le désir de ne pas laisser perdre la moindre goutte.
Elle fut surprise quand elle sentit l’orgasme prendre naissance dans son ventre, parce qu’elle était convaincue qu’elle n’était plus capable de jouir. La jouissance la figea, ainsi, dans cette position peu confortable.
Ils se rajustèrent. Elle se retourna et jeta un coup d’œil à la cafetière. Elle était pleine. Elle la prit et remplit les deux tasses. Elle lui en tendit une.
Ils se sourirent. Surpris mais heureux de ce qui s’était passé. Ils burent leur café sans mot dire, savourant le simple plaisir d’être ensemble.
Elle fut décontenancée quand elle le vit tirer de sa poche un trousseau de clefs. Il en sortit une de l’anneau et la lui tendit.
—Je finis ma tournée sur le coup de quinze heures. A V…La maison 115 avenue de la Grande Armée…Si tu as envie de passer…
Il posa sa tasse sur la table et partit.
Ce jour-là, Alain finit sa tournée sur le coup de 14 heures 45. Sans doute parce qu’il vieillissait, il trouvait chaque journée de plus en plus longue, et éprouvait une réelle satisfaction quand enfin tout se finissait.
Il gara son fourgon, passa saluer les collègues puis prit son véhicule civil et rentra chez lui.
C’était parce qu’elle avait fait exprès, pour que ce soit une vraie surprise, de se garer plus loin, dans une allée transversale, qu’il ne se rendit compte de rien. Il se gara devant le pavillon qu’il avait acheté trois ans plus tôt. Il avanca sur le chemin qui conduisait au pavillon, songeant une fois encore à ce moment dans la matinée, qui tournait dans sa tête. Ca avait été aussi surprenant que bon. Il n’était pas stupide, il sentait bien que quelque chose se passait entre eux, mais il n’aurait jamais imaginé que…Pourtant, il devait bien le reconnaître, aujourd’hui, il y avait quelque chose depuis un bon moment déjà. C’était une belle femme, indéniablement. Et elle avait beaucoup à donner. Elle n’avait indéniablement plus vingt ans, mais à bien y réfléchir, la maturité valait la fraicheur. Son corps épanoui était un appel auquel il était difficile de ne pas succomber.
Il rentra chez lui et alla se préparer un café dans la cuisine. Il devait ressortir, aller faire quelques courses.
Il se figea sur place quand il entendit un bruit, leger, venir de la chambre à coucher. Il avait toujours eu une bonne ouie.
Il avanca dans le couloir jusqu’à la pièce.
Installée à quatre pattes sur le lit, elle ne portait en tout et pour tout que des bas stay-up et des escarpins à talon aiguille. Elle lui fit un grand sourire.
—Je n’ai pas pu attendre.
Elle avait posé ses vêtements, un tailleur noir, un soutien-gorge, une culotte sur une chaise. Il se deshabilla, soudain saisi par un désir intense.
—Il y a des capotes sur la chaise, à côté de mon tailleur. Mets-en une, je risque plus d’avoir un gosse, mais j’ai pas envie de choper une sale maladie…
Il obéit, s’approchant de la chaise, prenant la boite de capotes, en extrayant une, dont il défit l’emballage avant de l’ajuster sur son membre en pleine érection. Il vint se placer au bord du lit. Il n’avait pas espéré qu’elle soit là si tôt.
Il se plaça derrière elle, se délectant de ce qu’elle offrait à son regard. Ses fesses charnues étaient encore fermes, et elles s’ouvraient sur les plissements de son anus, bien visible. Aussi visible était son sexe, que l’excitation avait déjà bien ouvert, et dans lequel il s’enfonça, la faisant souffler. Elle était malgré tout lubrifiée, et sa muqueuse chaude comme l’enfer.
Il la fouilla longtemps ainsi, se retenant de jouir, alors qu’elle éclatait dans on orgasme, avant d’évoluer sur d’autres positions. Elle le quitta, rhabillée sur le coup de 17 heures.
—Je reviendrai quand je pourrai. De toute façon, on se verra tous les matins.
Enfin, il fut là. Il ne pouvait rester que quelques minutes…Le temps d’un café. Elle le fit rentrer, prit sa bouche. Elle appuya sur le bouton mise en marche du percolateur. C’était devenu un rituel entre eux. Elle se bascula contre la grande table, dévoilant, sous sa jupe, les bas stay-up qu’elle avait pris l’habitude de mettre pour lui, son absence de culotte. Elle se tendit vers lui pour mettre son sexe, raide de désir à nu. Il s’approcha d’elle, jusqu’à ce que son gland, tout gonflé, rentre en contact avec sa muqueuse vaginale.
—Viens, mets-là aussi loin que tu peux.
Pendant que le café tombait dans la cafetière, il poussa son membre en elle, la faisant gémir.
—J’ai trop besoin de ta queue, gémit-elle.
Ils regardaient tous les deux le membre rentrer. Il le mit aux trois-quarts en elle.
—Caresse-moi dedans, j’en ai trop besoin.
Il fit aller et venir le membre. Pour l’un comme pour l’autre, c’était une caresse irrésistible, qui sans doute prenait d’autant plus de relief qu’elle était forcément brève. Ils avaient le temps d’un remplissage de cafetière. Les dernières gouttes tombaient quand il sortit son sexe, le posa contre son ventre, crachant des jets de sperme qui maculèrent celui-ci ainsi que la jupe retroussée.
—Il va falloir que je mette ma jupe au lavage, se plaignit la retraitée. Enfin, j’avais prévu de faire une lessive de toute façon…
Rajustés, ils burent le café, avant de se séparer.
—Tu viens cet après-midi ?
—Demain… Je vais aller faire du shopping… Pour me faire belle pour toi…
Elle se mit à préparer le repas, rêveuse, ressentant en elle la sensation du membre qui bougeait, et les jets de semence sur son ventre. Il avait su lui redonner le goût de vivre. Rien n’est éternel, mais plus longtemps durerait leur relation, plus heureuse elle serait.
Son mari fut enfin là. Elle servit, et ils se mirent à manger, l’esprit tourné l’un comme l’autre vers un univers dans lequel leur vis-à-vis n’avait plus aucune place.
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