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Le jeune homme séduisant et la conductrice sans attrait

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Lue : 1180 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de JamesB postée le 23/08/2019
Un samedi soir comme les autres… Ou presque… Jean-Louis et moi on est tous les deux à la permanence. On attend, sachant qu’il se peut très bien qu’on ne nous appelle pas. Ou au contraire, que ce soit le cas.

Jean-Louis, c’est le patron. C’est lui qui a créé l’association il y a dix ans. L’APCA. Aide Pour les Conducteurs Alcoolisés. Il lui arrivé une tragédie terrible. Quelque chose que je ne souhaite à personne. Son fils rentrait d’une compétition sportive, un samedi soir. Il a été percuté de plein fouet par un chauffard alcoolique, un jeune même pas majeur, et qui n’avait pas son permis, qui rentrait d’une soirée passablement alcoolisée. Ils sont morts tous les deux sur le coup, mais ça n’a pas été une consolation pour lui que le meurtrier de son fils ait été tué. Après une période de chagrin intense, il a décidé de faire quelque chose. Et ainsi créé cette association, qu’il popularise auprès des jeunes mais aussi moins jeunes grâce des interventions multiples. Le principe c’est qu’en sortant d’une soirée quelle qu’elle soit, si un conducteur, au moment de prendre le volant, se rend compte qu’il ne peut pas conduire, on le ramène chez lui, et il revient chercher son véhicule par la suite.

Bien sûr, Jean-Louis a clairement posé certains principes. Pas question par exemple de faire du taxi. Il a laissé en plan des personnes qui lui ont expliquées s’être fait déposer et attendre de lui qu’il serve de taxi. Non, sa spécialité, ce sont les personnes ivres qui risqueraient d’aller dans le décor si elles reprenaient dans la voiture. D’ailleurs, c’est souvent les patrons de boite, ou des amis, dans le cas d’une soirée privée, qui nous appellent.

Outre Jean-Louis, l’association compte une dizaine de permanents dont je fais partie. On fait des permanences les jeudis, les vendredis et les samedis soir, puisque, dans notre région, ce sont les moments où les personnes sortent le plus. Les autres soirées, on tient simplement une permanence téléphonique, les appels aboutissent chez Jean-Louis.
Je me suis beaucoup investie dans l’association. Pas seulement parce que je me sens concernée par la santé des autres (je suis infirmière) mais, au-delà, parce que j’ai beaucoup de temps libre. J’ai 28 ans, et une vie amoureuse proche du néant, donc je peux m’investir.
Je suis en pleine lecture quand Jean-Louis me dit :
—Tu veux un café ?
Je relève les yeux. Il est près de la cafetière, et verse du café dans une tasse.
—Je ne dis pas non, je lui réponds.
Tenir toute une nuit, c’est allez à l’encontre de ses habitudes, et c’est vrai que, comme la plupart des êtres humains, je suis calée depuis toute petite sur un rythme classique, je suis éveillée le jour et je dors la nuit.
Il m’amène la tasse de café. Jean-Louis a beaucoup de qualités, dont celle de faire du bon café. J’en savoure le goût et la chaleur.
Il me fixe un moment, avant de me dire :
—Tu es là chaque semaine, quasiment deux soirs sur trois…
—Et alors, je réponds. Tu ne vas pas me faire de reproche. Je suis une des plus fidèles… Je n’ai jamais démissionné.
—Tu n’as aucune vie, n’est-ce pas ?
—Aucune vie… Qu’est ce que tu veux dire par là ?
—Je veux dire une vie personnelle.
—J’en ai une comme tout le monde.
—Tu as un fiancé ? Ou une fiancée peut-être ?
—Pas pour le moment.
—Vivre c’est aussi cela. Sinon on passe à côté de quelque chose d’essentiel.
Que pourrais-je lui répondre ? Qu’une évidence s’impose, chaque matin, quand je me regarde dans le miroir. Je ne suis pas particulièrement séduisante, avec un visage banal. Pas très grande, plutôt ronde, je n’ai pas des traits très fins. Le seul aspect de ma personnalité que j’apprécie, c’est ma chevelure. J’ai toujours eu de très beaux cheveux, blonds, soyeux, et épais, que j’ai toujours laissés pousser, qui coulent sur mes épaules, et que je chouchoute, les shampouinant et les nourrissant avec des produits.
—Tu devrais y réfléchir. Dans la vie, il ne faut pas rester seul. Chacun a besoin de sa chacune, et vice-versa. On a tous quelqu’un qui nous attend.
Je crois bien que ses propos m’irritent.
—Tu sais, je suis assez grande pour savoir ce que j’ai à faire.
—Mais j’en suis parfaitement conscient… Simplement, j’ai de l’affection pour toi, et je trouve dommage que tu gâches les meilleurs années de ta vie…
Mon regard le convainc qu’il vaut mieux qu’il se taise. Il s’éloigne, sa tasse de café à la main.
Deux minutes plus tard, le téléphone sonne. C’est moi qui décroche.
—Bonjour, j’ai dix-neuf ans, je suis sur le parking du Topanga…
—Je vous écoute, je dis.
Il a effectivement une voix assez jeune.
—Je suis arrivé avec ma voiture… Je ne pensais pas boire, et puis… Je crois que je me suis laissé entrainer par mes copains… La c’est clair, je peux pas repartir, je suis bourré. Vous pouvez quelque chose pour moi ?
J’ai mis le haut parleur, et Jean-Louis a bien sûr tout entendu. Il me fait un signe de tête positif.
—Je passe vous prendre.
Je raccroche et j’attrape ma veste. Il est une heure du matin. J’attrape le trousseau de clefs d’un de nos cinq véhicules qui ont le logo de l’association, une voiture cartoonesque, avec un nez et des yeux. C’est un de nos amis qui l’a fait.
—Je reste de garde. Tu me préviens, si tu as un problème.
Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera sans doute pas la dernière, que je me livre à ce genre d’intervention. C’est de la routine pour moi.
Je sors dans la nuit, qui est fraiche, bien qu’on soit au mois de mai. Je sais où se trouve le Topanga, ce n’est pas la première fois que je m’y rends. A force, on connait bien les cinq boites du département.
Je roule dans la nuit, en repensant aux propos de Jean-Louis. C’est quelqu’un qui veut toujours le bonheur des autres. Mais je suis très bien ainsi. Et puis j’apprécie d’avoir suffisamment de liberté pour m’investir dans plusieurs associations comme je le fais.
J’arrive sur le parking du Topanga. Ses propriétaires ont récupéré une friche industrielle et en ont fait une grande et belle salle, sur deux étages, l’une pour les jeunes, l’autre pour les personnes plus âgées, sans limite d’âge.
Le parking est plein. Je vois un jeune homme, qui attend, appuyé à un véhicule. Il me fait un signe de la main. Je ralentis et je m’arrête. Je le dévisage. Il est très grand, près d’un mètre quatre-vingt-dix, plutôt bien baraqué, brun, avec un visage aux traits fins. C’est d’ailleurs curieux, parce que, en le regardant, je me dis que je l’ai déjà vu quelque part, même si je ne me rappelle plus où.
Je descends du véhicule. Il me sourit.
—Merci de me ramener ; Je suis vraiment confus. Je ne pensais pas boire, et puis je me suis laissé entrainer. Rien de vraiment glorieux.
—On est là pour ça.
Je suis un rien surprise. Non seulement parce qu’il est très séduisant, mais aussi parce qu’il y a quelque chose en lui qui me trouble. C’est la première fois… Et pourtant, j’en ai vu passer des hommes. Peut-être parce qu’il est moins bourré que les autres. Ou alors plus simplement parce que mes hormones me travaillent sérieusement ces derniers temps… Je ne l’admettrais pour rien au monde, mais je suis en manque. D’affection autant que de sexe. Je n’oserais dire à personne le nombre de mois depuis lequel je n’ai pas fait l’amour… Rien que d’y penser, de le matérialiser m’effraie d’ailleurs. Une image s’impose, celle d’une corde à linge, à laquelle seraient accrochés des dizaines de vêtements…Un vêtement par mois, ça ferait une ligne qui partirait vers l’horizon et dont on pourrait voir le début, mais pas la fin…
Je fais quelque chose de pas très glorieux. Je me tripote. Je me suis achetée sur un catalogue de VPC un coffret de godes. Quand je suis trop en manque, je me caresse avec. Il n’y a vraiment rien de glorieux à tout cela, et je suis tout sauf fière.
Je lui demande son adresse. Il me la donne. C’est à l’autre bout de la ville, et il va falloir traverser celle-ci dans son intégralité pour y parvenir. Une bonne quarantaine de minutes. J’ai déjà remarqué que, par une espèce de fatalité il y a toujours un bon bout de trajet pour les raccompagner.
Je le fais s’installer dans le véhicule, et je démarre.
C’est dès les premières minutes que je remarque quelque chose d’étrange. D’habitude, et c’est TOUJOURS le cas, il y a dans le véhicule une odeur d’alcool qu’exhale la personne que je raccompagne. Et là je ne sens rien. A-t-il autant bu qu’il le prétend ?
Malgré tout, je continue ma route. C’est un peu plus loin, arrêtée à un feu, que je lui demande :
—Et tes copains, ils sont restés à la boite ?
—Ils y sont toujours, oui.
—Ils étaient combien avec toi…
—On était six.
On passe le feu, puis je ralentis et je me gare sur le côté. On est dans un quartier de bureau, et il y a énormément de places libres.
—Tu as fini de te foutre de moi ?, je lui demande.
Il me regarde, sans vraiment perdre son aplomb.
—Je ne vois pas ce que vous voulez dire…
—Tu comprends bien que ce n’est pas la première fois, loin de là que je transporte quelqu’un. Le point commun de tous mes passagers, c’est qu’ils puent l’alcool. Et quand je dis puent l’alcool, ce n’est pas une métaphore. Leur haleine pue l’alcool, parfois, parce qu’ils s’en sont renversé dessus, leurs vêtements puent aussi l’alcool. Je peux te dire que je suis devenue experte, et, je ne dirai pas forcément de quel type d’alcool il s’agit, parce que je ne bois pas, et je n’ai jamais bu, mais je pourrais te les catégoriser selon leur saveur, le fait qu’ils soient plus sucrés ou pas. Et toi, tu ne sens absolument pas l’alcool.
Il y a un silence, avant qu’il ne me réponde :
—Non, c’est vrai, je le reconnais… En fait, c’est un prétexte.
—Bon, dans ce cas, on va en rester là. Tu vas descendre du véhicule, et tu vas retourner à pied jusqu’ la boite. On est à un quart d’heure, je pense que ça ne te fera pas trop loin… J’ai horreur qu’on se foute de moi. Tu te rends compte qu’à ce même moment, je pourrais être près de quelqu’un qui lui a réellement besoin d’aide ?
—Ecoutez, c’est sans doute pas très malin, mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me rapprocher de vous.
—Te rapprocher de moi ?
A cet instant, il est particulier. I y a en lui une dimension nouvelle. Un mélange de force et de fragilité assez surprenant.
—Vous êtes quelqu’un qui m’attire énormément… Et je n’ai trouvé que ce moyen pour vous voir.
C’est très curieux, parce qu’au moment où il me dit cela, j’ai le regard posé sur mon image dans le rétroviseur, et je me dis ‘Mais qu’est ce qu’il peut trouver à quelqu’un comme moi…Je suis moche…’ Mais il est vrai que, comme on dit, l’amour est aveugle. Moi, ça me parait totalement incongru…
En même temps, quelque chose se passe en moi. Mon corps se met à vibrer, et le désir monte en moi, alors que s’imposent des images. J’ai trop refoulé la possibilité d’avoir des rapports sexuels. Je me vois me plaquant contre lui, cherchant sa queue dans son pantalon, je me vois encore me mettant à quatre pattes devant lui, caressant une queue que j’imagine roide et bien dure, la prenant dans ma bouche, le faisant venir sur moi, allongée, glissant sa queue bien roide dans mon vagin pour me caresser à l’intérieur, je nous vois changeant de position, moi à quatre pattes, lui derrière, lui collé contre mon dos, moi jambe soulevée … Images inspirées de ce que j’ai pu vivre de par le passé, il y a très longtemps… Un autre temps, décidément très lointain… Je me rends compte que je me suis desséchée sur place et qu’à 28 ans, même si je ne suis pas très appétissante, je peux encore espérer avoir des rapports amoureux et sexuels, ces rapports sans lesquels on n’existe pas vraiment…
Je ne sais pas ce qui me retient… L’image négative que j’ai de moi ? Le fait qu’on ait, disons huit ans de différence ? J’ai envie de céder à sa proposition. Ce qui me bloque au final, c’est l’idée que je me fais de mon rôle dans l’association. On n’a pas de relation avec quelqu’un qu’on convoie.
Je regrette malgré tout mes paroles.
—Je vais te déposer, je lui propose.
Je regarde qu’il n’y ait aucun véhicule sur l’avenue, et je fais demi-tour. Un quart d’heure plus tard, je suis de nouveau sur le parking du Topanga. Je m’arrête devant sa voiture. Il descend.
—Je ferai en sorte qu’on se revoie, et vous serez à moi.
—Il y a des filles dix fois plus jolies que moi, je lui dis.
—C’est parce que vous ne savez pas vous regarder, il me jette. Vous êtes magnifique.
C’est sur ces paroles qu’il me tourne le dos, et va reprendre son véhicule.
Je repasse à la permanence. Jean-Louis est toujours là.
—Déjà ?
—Quelqu’un qui n’était pas vraiment ivre, je lui dis.
—Ah, carrément !
On finit la nuit, Plus personne ne nous appelle. Je rentre sur le coup de cinq heures du matin. Demain dimanche, donc ce n’est pas un problème.
Je me regarde dans le miroir. Je suis tellement surprise de pouvoir intéresser un homme… Après… Tout est possible, bien évidemment. Mais je ne me sens ni gracieuse, ni attirante.
Une seule chose est évidente, qui ne me frappe que maintenant comme une évidence. Il a fait remonter pas mal de choses en moi, et maintenant, j’ai envie de faire l’amour. Je prendrais bien qu’il soit là, et qu’il me prenne, ou il voudrait et comme il voudrait.
Je défais mon jean, pas vraiment surprise de trouver dessous ma culotte très largement mouillée… Pendant qu’on finissait la nuit, je sentais de la chaleur dans mon ventre, et comme si on pinçait mes nerfs, pas vraiment consciente toutefois que je mouillais. Je porte ma main à mon ventre, à travers la culotte… Incapable de me retenir plus longtemps, je me caresse. Le tissu de ma culotte vient frotter contre mes muqueuses, et il se glisse dans ma fente. Je serais bien incapable de contenir mon envie, et je me caresse à travers le tissu trempé, avant de le descendre. Je suis debout dans ma chambre, et je fais quelque chose que j’adore faire depuis très longtemps. Je viens appuyer mon bas-ventre contre le coin de la commode, et je me frotte. Je déplace mon intimité, de telle sorte que le coin du meuble appuie sur les différentes parties de mon sexe, plus bas, plus haut… Je donne des coups de hanche, de bassin, jusqu’à exploser dans un orgasme qui en entraine d’autres… Mon sexe crache des jets de sécrétions… Au dernier orgasme, je sens que je me relâche totalement… Je dois m’accrocher au mur pour ne pas tomber. Ca a été très bon, et pourtant sans doute ça n’a rien été comparé à ce que ça aurait été s’il avait été là, et que nos deux solitudes s’étaient rapprochées.
Je me traine sur le lit, et je tombe comme une masse, totalement épuisée par la nuit, l’envie et la jouissance.
Je me réveille sur le coup de dix heures du matin. Je passe sous la douche. Le souvenir du garçon me revient. Avec le recul, et le passage de la nuit, j’ai vraiment des regrets. Pourquoi n’ai-je pas dit oui ? Même si je ne suis pas si attirante que ça, lui me désirait, et ça aurait été un coup d’une nuit qui m’aurait permis de me sentir mieux. On n’aurait sans doute pas été plus loin, mais…Comme dirait l’autre ‘C’est déjà ça…’
Est-ce pour aller au-delà de l’image que j’ai de moi-même, parce que j’ai soudain compris et pensé que je pouvais relever la tête, parce que j’ai envie de sortir d’une période de ma vie sombre et négative, parce que j’espère le revoir, alors que je ne sais même pas son nom ? Toujours est-il que je change mes habitudes. Après la douche, je commence à m’habiller, puis, en culotte et soutien-gorge, je retourne dans la salle de bains et je ressors une palette de maquillage que j’aie laissée de côté pendant des années. Je redécouvre des gestes que je n’ai vraiment plus l’habitude de faire. Je me retrouve avec le visage fardé et coloré.
Je vais m’habiller. Je me surprends à fouiller dans ma penderie. Moi qui depuis des années, ne porte que des pantalons, je ressors une robe que je n’ai pas mise depuis…Plusieurs années… Mais elle me va encore très bien. Elle est souple et moulante, et colle à mon corps. Elle s’arrête à mi cuisses. Je me dis qu’au final, je ne suis pas si moche que ça.
Je décide de passer au bureau de l’association. J’ai promis à Jean-Louis que je m’occuperais du courrier qui s’accumule depuis deux semaines. Au dernier moment, sans doute pour harmoniser le tout, je délaisse mes habituels baskets pour mettre des cuissardes en velours que j’ai achetées il y a deux ans, mais jamais portées encore. J’éprouve, une fois que je m’y suis glissée, une étrange volupté. Elles gainent mes jambes, et les caressent.
Je me regarde dans le miroir mural avant de partir. Je suis métamorphosée, et, pour la première fois depuis longtemps, je ne me trouve plus moche. Je me dis que c’est grâce à lui qu’il y a eu cette transformation, cette remise en cause, simplement parce qu’il a posé son regard sur moi.
Je prends ma voiture et je retourne à la maison des associations. C’est un vaste bâtiment qui n’est jamais fermé, et qui accueille associations et syndicats de la ville.
Notre local est au deuxième. En ce samedi matin, la vieille bâtisse réaménagée est totalement déserte. Les talons de mes cuissardes cognent sur les marches et résonnent dans le silence.
Cela fait une heure à peu près que je suis sur le courrier quand j’entends des pas. Quelqu’un vient ? Pas forcément chez nous… Les pas se rapprochent… Mais il y a huit autres associations sur le palier.
Je lève la tête, et je le vois. Celui que je devais raccompagner la veille.
—Qu’est-ce que tu fais là ?, je lui lance.
Je suis bien consciente, au moment où je lui parle, que j’ai plutôt un ton amène, mais en même temps, je ne suis pas spécialement heureuse de le voir, parce qu’il réveille en moi du désir. Je crois bien que je lui sauterais dessus.
—Finalement, vous m’avez écoutée…
—Je ne vois pas ce que tu veux dire, je grince.
—Vous avez réévalué le regard que vous portez sur vous-même. Sans cela, vous ne seriez pas ainsi métamorphosée… Vous êtes… Comme vous devriez toujours être... En vous mettant en valeur…
Je me redresse… Son regard est une caresse sur moi.
—Oui, c’est vrai, je lui dis, ton attitude et tes paroles m’ont énormément influencé. Ils m’ont amené à reconsidérer le regard que je peux poser sur moi, mais également ma vie.
Je m’approche de lui. Effectivement, je sais ce que je veux, maintenant. Je viens me plaquer contre lui, pour qu’il sente le poids de mon corps, mes formes, et ma chaleur. Avec les talons de mes bottes, je suis presque aussi grande que lui. Je sens son sexe se durcir. Je tends ma bouche vers la sienne. Nos lèvres s’accrochent, et très vite, nos langues rentrent en contact, pour une approche que je souhaiterais voir durer très longtemps. On a un double réflexe, lui de glisser ses mains sous ma robe pour venir prendre mes hanches, puis mes fesses dans ses mains, moi de venir devant, défaire son pantalon pour mettre à nu sa queue que je sens toute dure, mais aussi comprimée dans les tissus qui l’enserrent. Je l’attrape dans son caleçon, je la sens dure et chaude, et je me dis que ça a été trop long, tout ce temps sans queue. C’est comme une renaissance pour moi. Je le caresse doucement, émerveillée de sentir au creux de ma main sa queue, chaude et dure, et bientôt le liquide qui sort de son méat, et suinte dans ma main.
J’attrape la chaise toute proche, et je viens poser ma bouche sur son gland, faisant tourner ma langue dessus, en même temps que je lape le jus qui coule, saveur amère et sucrée à la fois. Je relève les yeux. Il y a une expression extatique sur son visage. Conscient que je le regarde, il me lance :
—Ca fait trop longtemps que j’en rêve, je ne peux pas croire que ce moment est enfin arrivé !
Je lâche sa queue et je l’entraine vers le bureau vide de tout papier qui est parallèle au premier. On y déposait les archives en attente, mais tout a été trié.
Il se penche pour attraper l’ourlet de ma robe, et la soulève. Je la récupère, pour lui laisser les mains libres. Il vient caresser mes jambes, longuement, puis remonte jusqu’à ma taille, pour descendre mon collant, et ensuite ma culotte, me mettant à nu. Il recule, me contemple, puis va récupérer dans la poche arrière de son pantalon un préservatif dont il déchire l’emballage avant de s’en gainer. Il vient sur moi. Je crois bien que je n’ai jamais désiré quelque chose d’aussi fort que de sentir ce sexe me pénétrer. Il pose son gland sur mes lèvres, et rien que ce contact suffit déjà pour me faire éprouver un plaisir immense. J’ai envie de lui dire qu’il faut qu’il vienne en moi, qu’il entre, aussi loin que possible, que je veux l’avaler tout entier, mais ce n’est pas vraiment nécessaire. Il glisse en moi lentement. Je ne sais pas ce qui me procure le plus de bonheur, si c’est de me sentir remplie, ou que sa queue frotte contre mes muqueuses alors qu’il glisse en moi. Son gland, bien épais, vient buter contre mon utérus. Il reste comme ça un moment. Lui éprouve la plénitude de me sentir autour de lui, alors que moi je m’enivre de me sentir remplie. Puis il se met à bouger.
—Quand tu sentiras que tu vas jouir, je veux que tu viennes dans ma bouche… Je veux boire ton sperme.
Il bouge en moi, suffisamment longtemps, en variant les rythmes, pour me faire éprouver un plaisir infini. Un plaisir que j’avais laissé derrière moi, et que la masturbation ne remplace pas, c’est une évidence. Je sens quelque chose partir du bas de mon ventre, un point de brulure, un point de tension qui s’étend jusqu’à me faire éprouver un orgasme qui me traverse et me laisse inerte, suivi par un autre, que je n’attendais vraiment pas, qui se déclenche quand sa semence remplit le préservatif, de sentir son sperme taper contre mes parois internes.
On se rajuste. Je lui propose :
—Je finis dans une demi-heure… Tu m’attends et tu viens manger à la maison ? On pourra passer l’après-midi ensemble.
Il sourit, heureux que son rêve se réalise. Moi ce dont je suis heureuse, c’est d’avoir croisé sa route. Il m’a fait sortir de l’ornière dans laquelle je me suis embourbée.
Je continue de vaquer à mes tâches, en imaginant comment se passera l’après-midi.
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