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Lingerie coquine 9

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Lue : 920 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de Veilleur postée le 23/10/2016
Cams coquines
Des cocus en colère... vengeance en vue...


Amère Suzon constate :

- On ne dira pas qu’ils ont insisté pour m’emmener assister au feu d’artifices avec eux au bord de l’étang . Ils m’ont tolérée hier faute de pouvoir faire autrement, cela n’a pas duré. Je gênerais leurs embrassades ce soir.

- Tu n’as pas rempli la mission, qu’ils t’ont attribuée hier. Ils te laissent une chance supplémentaire de me séduire, de me faire tomber et de m’obliger à m’aligner sur eux. Admets que nous nous enlacions, embrassions et qu’ils nous surprennent en pleins ébats, ils trouveraient normal de nous prendre dans un tourbillon d’échangisme

- Tu crois ? Je te vois venir :Ce serait un piège et je serais leur complice ? Tu n’as pas plus d’estime pour moi ? C’est triste. Je me réjouissais de leur sortie, tu me déçois. Je pensais que tu ne m’avais pas complètement rejetée autrefois, que tu avais un peu de sentiments pour moi J’espérais que tu chercherais chez moi un peu de consolation dans notre désillusion partagée. J’espérais ton soutien. Tes soupçons sont désespérants.

- Ils n’auraient pas planifié de nous surprendre et de nous soumettre à leurs fantasmes dégoûtants ?

- Je n’en sais rien. Jules ne m’en a pas parlé. Ce soir, sont plutôt partis à la recherche d’un coin tranquille où s’isoler et se donner un supplément d’amour. Hier ne leur a pas suffit, Lili m’a trouvée gênante sans l’avouer devant mon mari; elle préfère être le centre d’intérêt : c’est une femme.

- Oui, c’est possible. excuse-moi. Lili est donc mordue. Tout espoir de recoller les morceaux est perdu, inutile. Je suis obligé de me méfier, Je ne tiens pas à lui fournir les armes d’un chantage. Je me méfie d’elle, de sa passion violente, bien que, à la limite, un chantage venu de sa part la conduirait à l’opposé de sa volonté de ne pas divorcer. Pourquoi se cramponner à moi alors qu’elle est amoureuse de Jules?


- Souvent femme varie, demain aimera-t-elle encore Jules ? Il lui faut un port d’attache : c’est toi, puisque tu es censé être aveugle. Quand tu te sentiras seul, pense à moi. Bien, restons sages. Que faire pour passer le temps ? On pourrait regarder un film à la télé…

- Attends, faisons à deux un point plus complet de la situation. Lili aime utiliser des tenues sexy pour séduire.

- En effet. Or elle devra séduire un homme pour réaliser son dernier fantasme. Comment faire un sandwich avec Jules seul ?

- Avec ce peu d’éléments je dois pouvoir fournir un premier concurrent à ton mari. Car je l’englobe dans mon projet de vengeance. Il devra lutter pour conserver sa place de favori de Lili. Il y aura des frictions dans le couple. A une passion violente en succédera une autre, je ne les vois pas vieillir ensemble.

- Tu es optimiste. Comment comptes-tu t’y prendre?

- En offrant à Lili des dessous spéciaux .

- Que tu achèteras où ?

- Chez Claudie, sa coiffeuse.

- La coiffeuse de Lili vendrait des dessous féminins sexy et je ne le saurais pas ? Et la mercière coiffe ses clientes peut-être ? Qui t’a raconté ça ? Tu sais que les froufrous que Lili a enlevés pour recevoir mon mari lui avaient été offerts par lui. Moi, je sais où il les as achetés, j’ai retrouvé une facture dans ses poches ce matin; je ne comprenais pas à quoi cette facture se rapportait. Mais maintenant je vois. Je les vidais avant de laver son linge… Ne me regarde pas comme ça; cette fois, oui j’ai décidé de fouiller les poches de mon mari à l’avenir. Il a fini de me traiter comme une imbécile et de me faire des cornes. Je réunis les pièces nécessaires pour gagner mon procès : il passera à la caisse un jour.


- Tu ne plaisantes pas. Où donc peut-on se procurer de telles tenues ?


- C’est tout simple. Tu vas sur internet. Il y en a à tous les prix. Certaines enseignes, moyennant un chèque de caution, t’en envoient même à l’essai pendant quelques jours. Tu choisis ce qui te convient, tu paies ce que tu gardes, tu rends le reste et on te rend ton chèque de caution.

- Mais c’est formidable ! Reste à trouver un vendeur, un bel homme de préférence amateur de belles femmes et qui moyennant participation au profit consentira à se vendre avec sa marchandise.

- Que tu es vicieux, Jean.

- On le devient. Je commande des échantillons que tu choisis avec moi : tu seras ma conseillère en lingerie. J’envoie une caution. Nous organisons des ventes à domicile, en commençant chez Lili bien sûr.

- Chez moi aussi, je réunirai des copines, Lili sera invitée.


- Le vendeur ? Qui ferait l’affaire ? Il doit aimer les gains et être assez crapule pour s’envoyer en l’air avec ses clientes, surtout avec ses victimes désignées. Et tant mieux s’il n’en culbute qu’une et s’attache à elle à condition que ce soit Lili.

- Passe une petite annonce, par les temps qui courent, tu trouveras la perle rare parmi les chômeurs.

- Suzon la perle c’est toi. Ça demandera du temps. L’homme convaincu, nous passerons commande et je ne donne pas cher du peu de vertu qui reste à ma femme. Ça ne fait qu’un nouvel amant. Il en faudrait un autre au moins.

- Le premier en place dans ton lit avec ta femme, on pourrait cesser le commerce puis le reprendre avec un autre bonhomme. Mais il y a d’autres articles très à la mode actuellement : les jouets pour dames par exemple. J’ai vu récemment un reportage à la télé, ça marche fort. Tu ne connais pas? Je te montrerai sur internet. Il faut se procurer une panoplie de démonstration, organiser des rencontres et hop, c’est dans la poche. Lili en voudra, le vendeur fera une démonstration collective ou individuelle à la demande et tu auras son deuxième amant. Mais après ?


Il faudra se montrer patient, laisser à Lili le temps de prendre ses habitudes avec ses nouveaux amants, reçus séparément, des jours différents. Elle s’attachera fortement, voudra en assembler deux pour la spéciale « sandwich ». Jules verra se succéder les partenaires divers. Un jour ou l’autre, nous réunissons chez moi, face à Lili , en un seul rendez-vous Jules et les autres et nous attendons. Quitte à y laisser de l’argent, je me réjouis à l’avance du résultat. Ou ils s’entendent en groupe, ou l’un se sent de trop, Jules bien sûr, parce que nous téléguiderons nos commerciaux. Quatre personnes à poil devant un huissier, complices ou concurrents, le constat d’adultère en réunion suffira pour confondre ma femme et Jules et obtenir un divorce pour faute : c’est moralement satisfaisant.

- Que deviendront les commerciaux ?

- Nous ne porterons pas plaint contre eux. Si l’un te plaît.

- Non tu ne m’échapperas pas comme ça. L’homme qui me plaît depuis toujours c’est toi. Il me plairait ensuite de reprendre l’emploi de vendeuse de lingerie à domicile.

Quelques jours plus tard, un vendredi après-midi, j’ai rendez-vous avec Suzon dans une auberge.


A partir du soir du feu d’artifices, Lili a été étonnée de sortir plus souvent en ville avec moi, au cinéma, à l’opéra, à la comédie, au restaurant, sur les promenades, en semaine ou le dimanche. Jamais le vendredi après-midi. J’avais des r.t. t. à épuiser, je les ai pris le vendredi après-midi. Suzon en l’apprenant s’est d’abord indignée

- Tu veux les espionner, jouer au voyeur ? Tu sais ce qu’ils font, où est l’intérêt ? Le spectacle te déprime. Il vaudrait mieux que tu viennes me voir pendant que mon mari saute ta femme. Œil pour œil, dent pour dent. Je me plains actuellement d’une cystite, je rejette ses tentatives d’union, il râle pour le principe, mais ta femme doit profiter d’élans plus ardents. Et toi, comment t’en tires-tu ? Vous couchez ensemble?

- J’espace les rapports, je multiplie les sorties pour son bonheur, elle se contente du peu que je lui donne et doit se rattraper le vendredi avec Jules

- Elle a plus de chance que moi. Elle t’a encore un peu. Viendras-tu chez moi ?

- Cela ne serait pas prudent. On se verra, ailleurs, pour préparer notre vengeance: recruter, passer commandes, former nos vendeurs. Notre projet avance : j’ai repéré des types qui lorgnaient avec intérêt en direction de ma femme lors de nos sorties. Elle est ce qu’elle est, je reconnais qu’elle est belle, attirante. Certains dragueurs ont peut-être deviné en la voyant que c’est une proie facile. Émet-elle des ondes ou des phéromones qui attisent le désir des mâles ? Je vais entrer en contact avec eux.

- De mon côté je m’impatiente. Ailleurs, tu m’aimeras, dis-tu. Quand, où ? Je ne suis pas un pur esprit, mon corps a des besoins. Je ne t’oblige pas à m’épouser mais fais-moi l’amour. Il n’y a pas que la vengeance dans la vie. Au-dessus de cette auberge, il y a des chambres, il n’est pas tard, le patron m’en a gardé une, montons.

- Ce que femme veut… Tu as retenu une chambre, à l’avance ? Tu as raison, il y a trop longtemps que j’ai une dette envers toi. Montons.
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