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Louise ou la vraie vie 4

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Lue : 1017 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de mielpops postée le 24/04/2013
Cams coquines
“ Tu nous gâtes mon chou s'écrie Alex avec des yeux malicieux!
Pas plus que toi dans quelques minutes ma belle. Tu as un cul à damner un saint et j'ai bien l'intention d'aller le sniffer aussi!
Il est tout à toi!
Et vous les filles, soyez pas jalouses, y'en aura aussi pour vous!”

Joignant le geste à la parole, il attrape Alex et arrache ses vêtements en un temps record. Tel un chien, il se jette sur la jeune femme et se met à la tripoter sauvagement sous le regard complice de la petite assemblée.

Thierry imite son ami et s'acharne sur Vanessa. Sylvie, Nathalie, Laurence et Chloé ne voulant pas être en reste, se déshabillent à leur tour avant de se prodiguer entre elles des caresses devenant de plus en plus torrides. Des mains explorent les corps, passant de l'un à l'autre dans une lenteur calculée. Des lèvres déposent des baisers humides sur des peaux frissonnantes. Leurs corps s'emmêlent et se laissent envahir par des vagues de plaisir. Chloé, se retrouve à califourchon sur Laurence qui caresse ses magnifiques seins alors que Nathalie lui délivre un baiser sulfureux. Pendant ce temps, Sylvie s'installe au-dessus de la tête de Laurence qui ne résiste pas longtemps à la tentation et se met à la lécher copieusement avant de la pénétrer et de faire jouer ses doigts en elle. Nathalie et Chloé viennent alors se placer savamment entre les cuisses grandes ouvertes de Laurence, mélangeant le goût de leurs baisers sauvages et sensuels à celui de son sexe gonflé de désir.

Après avoir terminé leur ouvrage, les deux mâles se régalent du spectacle qui s'offre à eux.
“ Je te croyais homophobe Jean-François!
Je le suis toujours, mais ça m'excite de les voir se lécher le minou.
Où est la différence?
Tu plaisantes? Je veux bien voir deux nanas se chauffer pour mieux les choper après, mais voir deux mecs s'enfiler, non merci!
Tu imagines Corinne faire ça?
Si Corinne me fait ça, je la bute.
Je ne comprends pas ton raisonnement Jean-François.
Y'a rien à comprendre. C'est comme ça, c'est tout!
Ce que je comprends c'est pourquoi tu défends si bien les ordures!
Oui, mais ma plus belle ordure me donne du fil à retordre... moui ma belle... mmmm que c'est bon. Tu te débrouilles très bien, t'arrête pas surtout”...


Louise, assise confortablement dans son lit, deux gros oreillers calés dans son dos, épluche le courrier du jour. Son téléphone tout près d'elle, elle attend avec impatience les nouvelles du cabinet. Sa grippe lui laisse un peu de répit et elle en profite pour se plonger dans le travail.

Quoi de mieux qu'un petit regain de tonus et le merveilleux paysage blanc qui apparait à la fenêtre? La neige tombe sans discontinuer depuis plusieurs heures et la couche neigeuse s'épaissit à vue d'oeil pour le plus grand plaisir des enfants et des grands.

Les lunettes au bout du nez, une tasse de thé fumant dans une main, elle épluche le quotidien qu'elle a l'habitude d'emprunter à Xavier. Les faits divers attirent particulièrement son attention et un petit sourire se dessine sur son visage lorsqu'elle découvre un petit article en bas de la page. On y relate anonymement l'intrusion brutale de Jean-François dans sa propriété ainsi que l'agression de son majordome. Aucun nom n'est cité mais la description du personnage et de son passé ne laissent traîner aucun doute quant à son patronyme. Louise est satisfaite, l'article qu'elle a elle-même écrit n'a pas mis longtemps à paraître et son amie journaliste qu'elle connaît depuis des années s'est fait un plaisir de le faire paraître. Battre le fer tant qu'il est chaud est sa devise et elle ne laissera à Jean-François aucun répit, aucune chance de voir tourner la chance en sa faveur.

Le monde de la magistrature n'est pas sans ignorer les agissements douteux de Lemoux mais il est n'en connaît pas toutes les facettes. Et Louise est décidée à les dévoiler.

Sous ses airs de brave femme, affable et serviable, Louise n'en est pas moins une battante et elle s'est jurée d'employer toute son énergie pour gagner son combat contre son ordure de mari. Ce dernier n'a plus qu'un cercle restreint d'amis depuis qu'il trempe dans des affaires louches mais il lui en reste suffisamment, prêts à tout pour empocher de belles petites fortunes contre leur collaboration.. Collaboration forcée car Jean-François est aussi passé maître dans l'art du chantage. Toujours au courant de leurs faits et gestes, fouillant sans répit leur vie professionnelle et privé par n'importe quel moyen, il se sert de leurs écarts afin de s'approprier leur soutien. Cela aussi, Louise le sait mais elle choisit de garder cette carte en main et de l'abattre au moment voulu.

“Louise! Bonjour! C'est Virginie! Comment vous sentez-vous ce matin?
Je vais mieux, bien mieux je vous remercie !
Votre article sur le journal est passé, vous avez vu?
Oui, je viens de le lire à l'instant. Je donnerais cher pour voir sa tête quand il le lira. Et je sais qu'il le lira!
Et vous voulez une autre bonne nouvelle? Tout le monde a vu ce petit encart dans les faits divers et votre coup a porté! Ils savent tous de qui il s'agit comme vous l'espériez. Ca murmure grave dans les couloirs! Le téléphone n'arrête pas de sonner. Beaucoup vous apportent leur soutien et veulent voir sa tête tomber.
Je sais, il est une injure à notre profession. Une erreur de la nature, une erreur d'aiguillage. A nous de le remettre à la place où il doit être depuis longtemps et dont il n'aurait jamais dû ressortir : la prison!
Ce qu'il a fait l'autre soir est bien léger..
Je sais bien Virginie. Il a payé pour le passé mais Jean-François n'est pas homme à rester sans tremper dans une magouille. L'appât du gain est son leitmotiv mais c'est aussi ce qui le perdra. Il ne sera pas toujours chanceux et il commettra un faux pas. Je l'y aiderai. Je ne le connais que trop bien, il ne reste jamais inactif. Dieu seul sait quels coups il prépare, mais je le découvrirai et cette fois-ci, Louise ne l'aidera pas mais appuiera d'avantage sur sa tête pour mieux l'enfoncer dans sa merde.
Louise, j'ai peur de sa réaction à l'article.
C'est bien là le but de la manoeuvre. Je veux qu'il réagisse. J'aimerais surtout voir les moyens qu'il va utiliser, non seulement pour m'abattre, mais aussi pour mener à bien ses coups foireux...Je sais tout sur lui, sur Corinne, sur ses soirées spéciales sans parler de son addiction à l'alcool et à la drogue.. D'ailleurs, je me demande comment son coeur n'a pas lâché. L'alcool et la drogue n'ont jamais fait bon ménage...
Vous savez aussi bien que moi ce dont il est capable. Méfiez-vous Louise”

Le réveil sonne. Il est 07h00. Dans leur kingsize bed, Corinne s'éveille. Complètement nue, elle remonte d'un geste rapide les draps de soie noire sur son corps frissonnant avant de poser sa main à sa droite et constater que Jean-François n'est pas à ses côtés. Le drap encore chaud lui fait comprendre qu'il est debout depuis peu.

Intriguée, elle s'interroge sur ce fait inhabituel. Lemoux ne se lève jamais avant 10h00 le dimanche matin. C'est le seul jour de la semaine où il s'accorde une vraie grasse matinée.
La tête pleine de décibels et des jeux de lumière du concert de la veille, elle se positionne sur le ventre, espérant retrouver rapidement le sommeil et récupérer de sa sortie. Elle s'est couchée il y a deux heures à peine et elle décide qu' il est trop tôt pour se lever. Elle a envie de replonger dans ses rêves et surtout éviter une nouvelle discussion creuse avec Jean-François.

Un bruit métallique et de porcelaine se fait entendre. Elle s'interroge. D'ailleurs, plusieurs questions lui viennent en tête mais elle n'a pas envie de se lancer dans le sujet. Pourtant, elle n'a pas le choix. Jean-François pénètre dans la chambre, tout sourire, frais comme un gardon.
“ Bonjour ma chérie ! Lui dit-il
Toi? Qu'est-ce-que tu fiches debout à cette heure-ci? Il est à peine 07h15! Et pourquoi le réveil a-t-il sonné à 7h00? T'étais même pas dans le lit!
Je me suis réveillé avant que ça sonne. Et mince.. J'ai pas coupé la sonnerie ...
Si ce n'était pas prévu de me réveiller, pourquoi arrives-tu avec un plateau petit déjeuner? Et pourquoi ce petit déjeuner au lit d'ailleurs?
Je suis grillé. Oui, c'était calculé et oui je voulais t'apporter ton petit déjeuner au lit.
Pourquoi donc?
Peut-être une manière détournée de m'être montré si odieux avec toi hier. Je me suis conduit comme un vrai mufle. Veux-tu bien me pardonner?
Et tu crois sincèrement que ce plateau déjeuner va suffire?
Non, bien sûr que non! Attend, j'ai autre chose pour toi!
Des roses? Rouges! Comment te rappelles tu que ce sont mes préférées, toi qui as toujours opté pour des lys?
Tu vois bien que j'ai fait des efforts! Sois un peu plus magnanime s'il te plaît ! Je ne sais comment me faire pardonner et la seule chose que tu trouves, c'est de m'enfoncer d'avantage!
Tu vois bien que c'est désagréable et je trouve que ce n'est rien par rapport à ce que tu m'as fait subir!
C'est vrai! C'est pourquoi j'ai encore quelque chose pour toi et c'est la raison pour laquelle j'ai mis le réveil à sonner si tôt.
Qu'as-tu encore manigancé Jean-François?
Oh rien de bien particulier si ce n'est juste que j'avais envie de te faire plaisir aujourd'hui. Je te le répète, je trouve que je ne suis pas l'homme idéal ces derniers temps et je compte bien me rattraper.
Il est vrai que tu t'es montré plus amoureux..
Déjeune tranquillement mon ange. On a encore le temps. Ensuite, je te conseille d'aller te doucher et te préparer!
Me préparer à quoi?
On prend le jet dans deux heures et on s'envole pour Venise!
Tu as eu toujours horreur de cette ville Jean-François..
Je sais, mais je sais aussi que tu as toujours rêvé de découvrir Venise. J'ai donc décidé de t'offrir ce petit cadeau et surtout de penser un peu plus à toi.
Tu as donc vraiment décidé de te faire pardonner ? Ou cherches-tu à te faire pardonner autre chose que j'ignore?
Tu m'énerves à la fin Corinne ! Que dois-je faire pour te prouver ma sincérité?
Une question chéri. Comment se fait-il que je retrouve cet appartement propre comme un sous-neuf alors que la bonne a son week-end et que tout soit en ordre alors que c'était un vrai foutoir quand je suis partie?
Ça aussi, j'ai voulu y mettre du mien. Je sais que tu n'aimes pas le bordel et je connais ta maniaquerie..
Me dis pas que tu as fait toi-même le ménage?!
Ça t'aurait amusée de me voir habillé en soubrette pour le faire, avoue !
Ça aurait été plutôt cocasse oui! Garde-moi ce plaisir pour une prochaine fois. Combien de temps reste-t-on à Venise chéri?
Quatre ou cinq jours, comme tu voudras. J'ai réservé au Palazzo Dandolo..
L'hôtel Danieli tu veux dire! Cet établissement a des siècles d'histoire! Ho mon chéri, tu as mis dans le mille! Merci! J'ai hâte d'y être!.
Alors, dépêche-toi de déjeuner et de te faire belle...qu'on décolle vite pour l'Italie.” dit Jean-François en posant délicatement ses lèvres sur celles de Corinne.
Je dormirai dans le jet.. Je suis rentrée très tard et je manque de sommeil..”

“Et moi j'ai pas fermé l'oeil!” se dit Jean-François dans un sourire glauque..

Virginie arrive enfin à la propriété de Louise, en ouvre le grand portail comme à l'accoutumée et vient se garer devant l'entrée. Comme d'habitude, elle est accueillie chaleureusement par Xavier qu'elle salue avec courtoisie avant de s'inquiéter de son état de santé.

Ils entrent tous deux dans le manoir où règne un silence bienvenu. Cela change du cabinet toujours en mouvement. Décidément, elle adore cet endroit et c'est avec un plaisir indicible qu'elle s'y rend quand elle en a l'occasion. C'est à dire, pratiquement tous les jours. Une fois débarrassée de ses effets, Virginie va rejoindre Louise installée dans le salon attendant paisiblement sa venue. D'épais dossiers sont posés ça et là, le courrier de la veille à ses côtés. Elle tient dans ses mains le journal contenant son article anonyme qu'elle lit et relit avec délectation. Elle a amorcé sa bombe et attend maintenant avec impatience les retombées sur son futur ex-mari. Elle songe alors à tous les combats, à toutes les batailles qu'elle a dû mener pour remettre le cabinet à flot à cause des frasques de Jean-François qui, au lieu de lui témoigner de la reconnaissance, n'a eu de cesse que de continuer ses viles activités.


“Bonjour Louise
Rebonjour Virginie. Je vous attendais. Ca va depuis tout à l'heure?
J'ai eu du mal à arriver à cause de toute cette neige, mais oui, je vais bien.
Vous êtes arrivée en un seul morceau, c'est là le plus important. Je vous remercie de m'avoir consacré votre dimanche.
Je suis à votre disposition Louise mais je me sens tout aussi concernée que vous dans cette histoire. Tout comme vous, je veux voir Jean-François à terre et ne plus jamais le voir se relever. Vous aider dans vos démarches sera là ma part de vengeance après ce qu'il m'a fait subir.
La discrimination dont il a fait preuve à votre égard n'a pas été assez sévèrement punie à mon goût, d'autant plus qu'il a mis les bouchées doubles par la suite.
Ni le préjudice moral Louise. Pour ne pas parler du harcèlement.
Je sais... J'étais déjà au courant de ses frasques depuis longtemps mais essayer de vous séduire dans mon propre cabinet et sous mes yeux...et chercher à vous humilier à cause de vos préférences sexuelles.. Abject.. Je vous remercie d'avoir tenu le coup et d'être restée Virginie. D'autres auraient déjà quitté le navire à cause de ce rat. Merci de votre fidélité et de votre loyauté.
Même si je n'avais pas été lesbienne, elles vous étaient acquises Louise. Ce salaud doit tomber.
Je ne le sais que trop bien. Un petit café?
Volontiers. Avec le froid qu'il fait dehors, il sera le bienvenu.
Vous savez, je ne suis pas mécontente de ma petite bombe dans le journal.
N'en craignez-vous pas les conséquences?
Je ne vois pas ce qu'il peut faire de plus ! Tous savent ce qu'il est et ce qu'il vaut! Juridiquement parlant, il est grillé, fini.. Il n'a plus le soutien de personne et les victimes de ses chantages quand ils auront lu cet article, finiront par se décider à ne plus plier. Et je vous rappelle que son apparition de l'autre soir risque de lui couter cher.. Très cher même. Je prie pour que l'ordre des avocats opte pour la sanction la plus lourde. Son nom ne salira plus ce métier dont il est indigne.. Mon dieu, comment ai-je pu être aussi naïve en tombant amoureuse de lui?
L'amour rend aveugle, c'est bien connu Louise..
Et vous, où en êtes-vous? Toujours célibataire?
Oui Louise
Vous êtes-vous décidée à déclarer votre flamme à celle qui fait battre votre coeur?
Pas encore et j'ignore si j'en aurai un jour le courage.
Pourquoi donc?
Je la connais depuis de nombreuses, elle n'a jamais montré un intérêt quelconque à mon égard si ce n'est de l'amitié.
Lui avez-vous fait comprendre qu'elle vous intéressait?
Pas vraiment. Je préfère conserver son amitié plutôt que d'essuyer un échec. Et cette amitié qui nous unit m'est très précieuse. Je n'ai pas envie de tout foutre en l'air, je ne m'en remettrais pas.
Ho, à ce point?
Oui, Louise.
Vous êtes bien plus que ma secrétaire Virginie, vous êtes devenue une amie et ça me chagrine de ne pas vous voir épanouie. Vous êtes si jolie, si agréable à vivre que je m'étonne que cette personne à cause de laquelle vous souffrez en silence n'ait rien remarqué.

Peut-être est-elle absorbée par d'autres préoccupations et que, justement, elle ne voit qu'une amie en moi. Les hétéros ne voient jamais bien loin dans l'étude de ce genre de comportement. J'entends par là qu'ils ont leur propre vie, leur propre sexualité dans laquelle ils restent confinés et qu'ils ont peur de découvrir autre chose d'eux, quelque chose qui les effraie et qu'ils veulent laisser dormir..
Vous avez peut-être raison...Et vous pensez que c'est le cas de la femme en question?
Possible aussi, mais dans ce cas, la situation ne se débloquera jamais.
Mais c'est idiot de rester dans cette situation Virginie. Vous souffrez, et elle aussi, peut-être..
Peut-être..
Je la connais?
Je pense que oui. Mais ne me demandez de vous divulguer son nom s'il vous plaît..
Loin de moi l'idée de vous tirer les vers du nez Virginie. Ce serait faire preuve de manque de respect à votre égard. Sur ce, avez-vous apporté les dossiers que je vous ai demandés?
Oui Louise, ils sont tous là. Ça me fait drôle de les ressortir !
Ils pourraient se montrer très utiles dans un futur très proche..
J'en suis bien consciente Louise.. et sachez que quoique vous décidiez de faire, je vous suivrai..”


Corinne et Jean-François sont dans leur suite à l'hôtel Danieli, un somptueux établissement constitué de trois palais vénitiens superbes, remontant, pour le plus ancien, au XIVème siècle. Connu pour sa décoration somptueuse avec des lustres en verre artisanal de Murano, le nom d'une des iles qui composent la ville, de précieux tissus et tapisseries, des colonnes en marbre travaillées, Corinne pourrait en parler pendant des heures, sans jamais y avoir mis les pieds jusqu'à ce jour . La jeune femme s'est laissée glisser dans le sommeil, confortablement installée sur le lit de la chambre blanche aux tentures rouges donnant directement sur la lagune de Venise. Jean-François la regarde dormir, un léger sourire aux lèvres, écoutant, sans les entendre les informations internationales diffusées à la télévision italienne. L'Afghanistan, le mariage homosexuel, le crash d'un boeing, les frasques de son homologue voyou Berlusconi, rien ne le tire de ses pensées.


Corinne est une sculpturale jeune femme de 30 ans, issue d'un mariage d'une mère française et d'un père martiniquais. Ses cheveux châtains clair coupés très courts forment un délicieux contraste avec sa peau basanée. Dotée d'un sourire désarmant et d'un corps à la plastique parfaite, elle était un éternel objet de convoitise chez la gent masculine jusqu'à ce que Jean-François la remarque et en fasse sa maîtresse, la propulsant d'un coup dans les hautes sphères. Elle s'est accoutumée très rapidement à sa nouvelle vie, son nouveau milieu, un monde de cotillons et de paillettes, un monde dont elle a toujours rêvé. Etant de tous les dîners mondains de la capitale, assistant à tous les vernissages, aux soirées officielles ou plus douteuses, Corinne est de toutes les parties, de toutes les sorties. Sa beauté naturelle rayonne à chacune de ses apparitions rendant folles de jalousies toutes les autres femmes parées de leurs plus beaux atouts. Jean-François apprécie sa discrétion sur ses propres agissements même si, comme hier au soir, elle s'est montrée revêche à sa sortie de sa garde à vue. Corinne est une magnifique sotte qu'il peut malgré tout tromper sans scrupule, dans tous les sens que ce terme implique.

Corinne ouvre les yeux, laissant apparaître deux magnifiques iris verts. Tout sourire, Jean-François s'approche d'elle avant de lui délivrer un baiser sulfureux et de caresser la vallée de ses seins avec une infinie tendresse.
“ Mon ange, je nous ai commandé le déjeuner pendant que tu dormais. On sera servis en chambre, on sera tranquilles comme ça.
Excellente idée pour déjeuner mais pourquoi devons-nous rester enfermés dans cette suite alors que nous aurions pu en profiter pour admirer la salle du restaurant et admirer la vue sur la lagune ? C'est somptueux!
J'ai pensé que tu étais encore un peu fatiguée et que tu voulais te reposer un peu plus avant de faire une balade sur les canaux de Venise, voir le Pont des Amoureux et la Place Saint-Marc.
Non pas spécialement mais pas grave.
On ira ce soir si tu veux ma chérie, promis.
Ça marche. Après avoir joué les touristes, j'ai envie de faire les boutiques cet après-midi, tu viens avec moi?
Tu connais ma réticence à faire les boutiques ma chérie. Je n'aime pas poireauter pendant des heures tu le sais. Non, je préfère que tu y ailles seule. Je t'attendrai ici. Y'a du foot à la télé et j'ai parié un petit pactole sur l'issue du match avec Thierry.
J'ai pas envie de te laisser tout seul ce coup-ci chéri. Sinon, tu vas encore me le reprocher..
Ne t'inquiète pas pour moi, je survivrai.. Mais j'en suis moins certain pour ce qui est de mon compte en banque.
J'espère qu'il est bien garni, je vais faire des folies!
Je te fais confiance pour ça!
Je t'aime Jean-François!
Pour ça aussi je te fais confiance.. Je t'aime aussi ma chérie.”


Les lunettes au bout de son charmant petit nez en trompette, Virginie fait jouer ses doigts sur le clavier de l'ordinateur à une vitesse vertigineuse, frappant le courrier que Louise lui dicte, assise à ses côtés. Louise admire la beauté de ses mains, la finesse de ses longs doigts aux ongles parfaitement manucurés. Dehors, la neige a redoublé de vigueur et la nature a totalement disparu sous un épais manteau blanc.
Bravant le froid et la tempête, un moineau courageux se risque à voler sous le bombardement intensif des flocons, en quête d'un peu de nourriture et vient s'échouer contre la baie vitrée du salon dans un bruit sourd avant de tomber mollement sur le sol givré et de geindre.

Les deux femmes s'interrompent en entendant le choc et en découvrent vite l'origine. Virginie abandonne le clavier de son ordinateur et, sans que Louise lui ai signifié quoi que ce soit, se lève et ouvre la baie avant de recueillir le petit moineau blessé.
“ Pauvre petit moineau, mais quelle idée as-tu eue de sortir avec ce temps!
Visiblement, il s'est égaré dans la tempête, on n'y voit pas à dix mètres.
Il s'est blessé à l'aile droite. Ça semble être une simple écorchure mais elle doit être mâchée puisqu'il n'a pu repartir.
Que comptez-vous faire de se volatile Virginie ? Questionne Louise sur un ton empreint de tendresse et de curiosité.
Je vais en prendre soin jusqu'à ce qu'il aille mieux Louise.
Ça vous arrive souvent de secourir des animaux en détresse?
Assez oui.. J'ai déjà recueilli un hérisson, une belette, un lapin, cinq pigeons, dix chats et trois chiens, sans compter ceux que l'on m'apporte. Je suis la BB du quartier. J'adore les animaux. Je les préfère d'ailleurs à certains humains et leur accorde plus de considération.
Je vois !” dit Louise sur un air attendri.
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