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> Récit : Paroles de femmes partie 3
Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 10/04/2026
PAROLES DE FEMMES
Des femmes...Qui parlent. A leur partenaire...A leur meilleure copine...
Toujours de la même chose...De ce qui les passionne toutes...Même si très peu osent l'avouer...
5
Tu sais ce qui m'est arrivé sur mon chemin pour venir te voir? Bon, je vais te raconter. Et tu vas comprendre pourquoi je suis en retard.
Je me suis garée sur le parvis de la gare, je suis descendue de voiture, et j'ai récupéré mon sac à l'arrière.
On était au milieu de l'après-midi, et je descendais passer la soirée chez toi.
Le bus, le train, c'est une bonne solution, la moins onéreuse, la plus pratique aussi, quand on est étudiante, et qu'on n'a pas trop d'argent.
J'étais garée relativement loin du bâtiment de la gare, et il fallait que je traverse cet immense parking, dont une partie était goudronnée, l'autre non, extension devenue nécessaire au vu de la fréquentation.
Il a surgi entre deux voitures. Je ne l'avais pas vu arriver.
Une quarantaine d'années. Rien d'une loque. Plutôt beau gosse.
Il s'est campé devant moi. Rien d'agressif en lui.
Une simple question.
— Je t'ai aperçue. Tu me plais beaucoup. C'est quoi tes tarifs?
J'ai été interloquée.
Je ne m'attendais pas à ça. Dans ma tête, je prenais le train d'ici vingt minutes, je faisais le trajet et je te rejoignais.
Et puis j'ai analysé la situation, et compris ce qui m'avait amené à ça. A ce moment.
C'est vrai, et je n'y pensais plus, que la gare, à A... c'était l'endroit où, depuis vingt ans, peut-être plus, on pouvait trouver des prostituées.
Il y avait eu différentes vagues. Différentes couches. Une manière de tour du monde de la prostitution. Des noires, des asiatiques, des filles de l'Europe de l'Est. Passer devant, c'était découvrir des filles au sujet desquelles on pouvait se poser des questions. Volontaires, pas volontaires? Prises dans des réseaux? Une réalité certainement tragique en tous les cas. Travailleuse du sexe, ce n'est pas le meilleur métier au monde.
Depuis que j'étais adolescente, et capable de comprendre, en partie au début, le sexe, et quand je passais, pour des raisons diverses, devant la gare, je scrutais ces femmes. J'étais fascinée, de la manière la plus trouble qui soit, par leur aptitude à offrir leur corps contre de l'argent.
Je cherchais en elle des marques qui disaient, qui auraient dit, qu'elles pouvaient s'offrir plus facilement que d'autres.
Ne voyant sur leur visage que peu d'enthousiasme et de la lassitude.
Et simplement des signes physiques qui disaient qu'elles offraient leurs corps. Robes moulantes, micro-jupes, robes, cuissardes...
Dans cette zone où tout est possible, celle des fantasmes, je me voyais prendre leur place, m'offrir à des hommes contre de l'argent. Sentir leurs sexes rentrer en moi...Exactement le genre de rêve que j'avais quand, à l'adolescence, je me masturbais comme une forcenée.
Je n'imaginais pas qu'un jour, un homme me prendrait pour une catin et me proposerait de l'argent, pour ce que l'on appelle des rapports tarifés.
En même temps, ce n'était pas forcément surprenant. J'étais plutôt jolie, et j'aimais me mettre en valeur donc je portais des tenues sexy. Ce jour-là, j'avais un débardeur rouge avec des bretelles sous un perfecto, un caleçon forcément moulant et des bottes noires à talons aiguille.
Pas forcément étonnant qu'il pense que j'étais une fille de petite vertu.
J'aurais du soit l'ignorer, soit lui dire quelque chose de sec et cassant, du style: 'Mais pour qui vous me prenez? Je ne vends pas mes charmes!'
Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
C'est sans doute, j'ai tenté d'analyser mon attitude à postériori, ce que j'avais ressenti toutes ces années, en voyant ces femmes de joie, qui est remonté.
L'envie d'être à leur place.
J'ai donné un chiffre. Un chiffre pris au hasard.
— Deux cent euros.
Je n'avais aucune idée des tarifs, à vrai dire.
Je pensais peut-être qu'il dirait non.
Une sorte de frein ultime.
Il a dit oui.
Il a désigné l'hôtel sur le côté.
— On y va?
Voilà comment on est partis côte à côte en direction de cet hôtel alors que trois minutes plus tôt on ne se connaissait pas. Et qu'un point de feu est né dans mon ventre, d'abord tout petit, et qu'il a commencé à grossir.
C'était fou comme la situation m'excitait.
Je me sentais femme. Je me sentais désirable. Excitante. Et excitée.
Comme je crois bien, je ne l'avais jamais été auparavant avec un homme.
C'était troublant de basculer sur une relation dans laquelle il n'y avait que le sexe, rien que le sexe. Tout de suite. Sans discussion, sans progression, sans rapprochement. Pas de bla-bla, pas de temps perdu. Rien que ce qu'on avait dans la tête dès le début, mais qu'on masquait hypocritement, quand on entreprenait ce que l'on pouvait appeler une cour.
Moi j'aimais le sexe. J'avais des copines qui étaient totalement coincées sur ça. Pour moi c'était un plaisir intense, quelque chose de vraiment fort. On aurait pu dire que j'étais une pute, une chienne. Je m'en fichais. Ça faisait partie de la vie, c'était peut-être un des moments les plus intenses, et je voulais en profiter au maximum. Il y avait des centaines, pour de pas dire des milliers de champs du possible, qui tous se rejoignaient sur une évidence claire: le plaisir et le bonheur. Comme une compensation pour tout le reste, si moche.
L'hôtel dans lequel il m'a conduit était immense. Je savais que c'était un des hôtels les plus anciens de la ville. Un monument. Une référence. C'était là que descendaient les VIP. Bon, apparemment, pas que les VIP.
Tout ici était immense. Et luxueux. Feutré. On s'enfonçait dans de la moquette.
Il n'y avait personne à la réception, mais il avait visiblement ses habitudes ici. Il a contourné le comptoir et récupéré une clef. Sans aucun doute celle de la chambre qu'il avait l'habitude de fréquenter.
Je pouvais construire toute une série d'hypothèses. Sans réponse à la clef. Je ne le voyais pas comme quelqu'un d'indigent, mais au contraire, comme quelqu'un qui devait avoir un métier qui lui rapportait, une entreprise, quelqu'un qui aimait les femmes, et le sexe sans contrainte et sans attente. Il devait trouver ici de quoi satisfaire ses envies de sexe. C'était vrai qu'il y avait sur le parvis de la gare des filles de différentes nationalités, chacune avec sa culture, son habileté, bien loin de rapports toujours identiques avec une femme avec laquelle on était installé...Une régulière pour employer un mot un rien vulgaire et daté. Même s'il y avait un arrière-plan bien peu reluisant, pour ne pas dire sordide.
On a pris un antique ascenseur pour monter à l'étage. J'ai tendu la main vers lui. J'étais toute chaude, comme fiévreuse, avec un feu dans le corps et un autre dans le ventre, et je sentais mon sexe s'ouvrir et tremper ma culotte. J'avais envie, envie de sexe. Il fallait dire qu'en ce moment je n'avais pas de partenaire en vue, pas de rapprochement ces dernières semaines, et le manque pesait sur moi.
Bon, en tout cas, je devais lui plaire. Ou alors il avait très envie. Ou les deux. J'ai senti une bite bien dure, mais qui méritait encore de grossir, dans son pantalon. Je l'ai massé à travers le tissu. Il s'est cambré en arrière, et a poussé un soupir qui ressemblait à celui d'un pneu crevé.
Pour ne pas qu'il soit en reste, j'ai attrapé une de ses mains, et je l'ai amenée contre mon caleçon. Je ne savais pas comment faisaient les catins. Chacune devait avoir son style, sa manière de faire. Le mieux c'était sans doute de me laisser aller et de suivre mon propre style. Il y trouverait son compte et moi aussi.
Je l'ai posé pile contre mon sexe. Le simple contact de ses doigts contre mon sexe a balancé de l'électricité dans mon ventre et à travers mon corps. Je me suis sentie chaude, humide, et ouverte, et le contact de sa main a accentué le phénomène. Un jet de mouille est parti dans ma culotte, déjà bien trempée. Je me suis dit que le caleçon devait commencer à avoir des marques sombres, ma culotte ne pouvant retenir toute ma mouille.
On s'est branlés mutuellement. Lui a frotté l'entrée de mon sexe, ultra-sensible, moi j'ai enveloppé sa queue à travers le tissu et je l'ai caressé.
L'ascenseur s'est arrêté, fixé à l'étage. Les portes se sont ouvertes, mais on a prolongé notre caresse. Un instant je me suis dit qu'on allait jouir là, comme ça, lui balançant son sperme dans son caleçon, et moi éjaculant et finissant de tremper culotte et caleçon déjà mal en point.
On est partis vers la chambre, dans un attelage improbable. Moi la main accrochée à sa queue, lui la sienne collée à ma moule.
J'étais dans un état d'excitation et de tension...Comme je n'avais jamais connu. Electrique.
Il a débloqué la porte avec la carte magnétique.
Une grande, non une immense chambre. Quelque chose de classique, de bourgeois, de suranné aussi.
Des teintes de vert qui s'harmonisaient, une moquette profonde, un lit immense. Une porte qui s'ouvrait vers une salle de bains...
On s'est glissés à l'intérieur.
— Viens, je vais te prendre dans ma bouche.
Ce qu'il attendait. En tout cas, il m'a laissée faire. Sans m'imposer quoi que ce soit. Je l'ai amené vers le lit. J'ai posé mes fesses sur le bord de celui-ci.
Il a cru bon de préciser, alors que je descendais la fermeture-éclair de son pantalon et que je sortais sa queue de son caleçon:
— J'ai des préservatifs, au cas où tu n'en aurais pas.
Avec un souci de prophylaxie qui devait plus le concerner lui que moi.
Il avait une belle queue. Impressionnante même. J'avais fait un bon choix en répondant à son invitation. Longue, charnue, avec un gland gros et décalotté, et un méat qui suintait...Par lequel j'ai commencé, venant le frotter de la pointe de la langue, et lapant le liquide amer, pré-sementiel.
J'aurais pu en boire des litres. Mais je suis descendue sur sa queue, la caressant de la langue, la frottant partout, avant d'attaquer ses couilles, en même temps que je fourrais ma main dans mon caleçon et que je me masturbais, pour soulager tension et excitation, trouvant mon sexe trempé et ouvert, avec mon gland clitoridien aussi dressé que sa queue.
Tu vois, je suis arrivée en retard, mais c'était pour une bonne cause. Avoir du plaisir.
Sa queue s'est encore dilatée sous l'effet de ma caresse. A un moment, j'ai même cru qu'il allait jouir, mais il s'est retenu.
S'il avait des préservatifs sur lui, j'en avais aussi. J'ai remonté ma main de ma culotte, luisante des liquides intimes qui coulaient de moi, j'avais récupéré un préservatif dans mon sac. L'emballage déchiré, je l'ai fait coulisser le long de sa queue. Heureusement que je prenais toujours des formats larges. Même s'il s'est arrêté plus haut que la racine de son sexe, il a heureusement bien enveloppé sa queue.
Je me suis basculée en arrière tout en tirant jusqu'à mes chevilles mon caleçon et ma culotte pour lui offrir mon sexe. Me disant, alors que je les balançais sur le sol en m'aidant de mes pieds que ce n'était peut-être pas ce qu'il attendait, une position du missionnaire classique. Mais ça a semblé quand même lui convenir. Je savais que les hommes adoraient qu'une fille se mettre à quatre pattes pour venir la prendre en levrette.
Mais ça n'a paru lui déplaire que de me prendre comme ça.
Il a glissé près de moi, au dessus de moi. J'ai attrapé sa queue pour la guider vers mon ventre. Elle est partie dans mon aine avant que son gland n'accroche mes lèvres et disparaisse entre.
Il avait visiblement très envie, mais il a su faire preuve d'une qualité rare. Prendre le temps pour avoir du plaisir, s'en donner et m'en donner. En effet, c'est très lentement qu'il a glissé dans ma vulve, et ça a été vraiment très bon. J'aimais trop les queues, et ça faisait trop longtemps que je n'en avais pas pris une dans mon ventre. Une caresse sublime, irremplaçable que de sentir une queue frotter contre ses muqueuses. J'ai poussé un long gémissement, qui tranchait sans doute avec mon rôle de catin, pas supposée avoir du plaisir, mais en donner à un homme. Ou alors si, si on pensait qu'une prostituée était toujours une comédienne.
Il m'a fouillée, en plein trip, et j'ai bien senti sa queue encore durcir, alors qu'il était en moi. Il était vraiment très excité. Parce qu'il pensait baiser une catin, parce qu'il n'avait pas eu de rapport depuis longtemps? Ça je ne le saurais pas, mais ce n'était pas forcément négatif qu'il y ait du non-dit. On pouvait imaginer pas mal de choses...
J'avais envie, en même temps, une question d'orgueil pour moi, de lui montrer ce que je savais faire.
C'est pour ça que j'ai commencé à contracter les muscles de mon vagin.
Il a vraiment été surpris. Il s'est figé dans mon ventre. J'avais esquissé une première caresse, bloquant mes muscles vaginaux autour de sa queue avant de les desserrer. Et il avait envie que je recommence. J'ai fait ça plusieurs fois. Une autre manière de lui procurer du plaisir.
Ça m'était venu, à travers moi, quelques années plus tôt. J'avais resserré les muscles de mon sexe sans le vouloir. Mon partenaire avait poussé un cri et joui, balançant son sperme dans la capote.
J'y avais repensé à posteriori, me demandant si je pourrais de nouveau convoquer mes muscles à un autre moment. J'avais essayé de nouveau avec lui, cette fois volontairement. Il était parvenu à se maîtriser, et on était partis sur le chemin du plaisir autrement. J'avais serré et resserré mes muscles.
C'était devenu notre jeu favori, mais uniquement au bout d'un moment. J'adorais ça, parce que, quand je serrais, ça me faisait bien sentir sa queue, et puis j'aimais aussi être la maîtresse du jeu, celle qui amenait un quelque chose, un plus...
Avec mes partenaires suivants, c'était un peu passé à la trappe. J'aimais me renouveler.
Là, sans aucun doute, je voulais l'impressionner.
Vu ses gémissements, accompagnés de quelques cris, j'avais réussi mon coup.
C'est justement en contractant mon con une fois de plus, que je suis parvenue à le garder en moi pour changer de position. Je me suis contorsionnée pour venir me caler à quatre pattes. Il m'a attrapée par les hanches, et il s'est mis à aller et venir, avec un regain d'énergie. Oui, finalement, c'était bien la position préférée des hommes...
On a encore changé de position quelques minutes après. C'est lui qui a choisi, et je l'ai laissé me guider. Il s'est posé contre le dos du lit, et m'a attirée à lui. Son sexe n'avait pas quitté le mien. Il m'a attrapée par les hanches, et il m'a fait monter et descendre sur lui.
C'était vraiment très bon.
C'est quand son sexe est sorti du mien que je l'ai récupéré et posé contre ma muqueuse anale, me faisant descendre sur lui d'un seul mouvement tout en lui disant:
— Je m'encule sur toi. C'est ce que les hommes préfèrent, je le sais bien. Etre dans le rectum d'une fille et y trouver du plaisir.
Il ne devait pas être différent des autres. Il a été simplement surpris. C'était généralement les hommes qui proposaient aux femmes de les sodomiser, et je doutais qu'aucune catin ait agi comme moi. Mais je n'étais pas une catin. J'étais une fille banale qui allait prendre le train et qu'on avait pris pour une catin. Et qui trouvait dans son rôle l'expansion de son envie de sexe.
J'ai bougé sur lui. Un autre plaisir, très différent de celui qui était le mien quand j'avais une queue dans la chatte. Aussi fort, moins fort. Fort, voilà tout.
Il est arrivé un moment où il n'a plus pu tenir. Sentir son sperme cogner contre les parois de mon rectum tout en remplissant la capote m'a fait jouir plusieurs fois. Jusqu'à perdre tout contrôle.
Je me suis arrachée à lui. Il bandait encore, mais pour moi c'était fini. Il fallait que je te rejoigne, et j'étais déjà en retard.
J'ai quand même pris le temps d'étirer le latex maculé et de lécher le sperme au fond du condom.
Je me suis rhabillée.
Un sacré bon moment.
Il avait attrapé son portefeuille, et il a sorti plusieurs billets qu'il m'a tendus.
— Je t'ai mis un gros supplément. Ça ne s'est jamais passé comme ça avant avec une fille de joie.
Un œil rapide aux billets. Il était généreux. Et je n'allais pas dire non. Je voulais garder mon statut de courtisane auprès de lui, ne pas me révéler. Et cet argent me serait bien utile. Etudiante, comme pas mal d'étudiants, je tirais le diable par la queue.
Je l'ai regardé. La queue encore dressée.
— J'aimerais te revoir.
Je me suis approchée. Je ne m'étais pas posée la question cinq minutes plus tôt, mais là c'était comme une évidence. Ça m'avait plu de me faire passer pour une catin. Je m'étais sentie libre, dominante, et j'avais pu explorer et exploser ma sexualité sans tabou.
Il ne s'était pas rhabillé. J'ai pris sa queue dans ma main, et je l'ai masturbé. Il n'a pas tenu très longtemps, son sperme jaillissant à nouveau. J'ai attrapé son téléphone, mis mon numéro dans le répertoire.
Alors tu vois, je vais recommencer.
J'aime me sentir autre. Etre une catin.
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PAROLES DE FEMMES
Des femmes...Qui parlent. A leur partenaire...A leur meilleure copine...
Toujours de la même chose...De ce qui les passionne toutes...Même si très peu osent l'avouer...
5
Tu sais ce qui m'est arrivé sur mon chemin pour venir te voir? Bon, je vais te raconter. Et tu vas comprendre pourquoi je suis en retard.
Je me suis garée sur le parvis de la gare, je suis descendue de voiture, et j'ai récupéré mon sac à l'arrière.
On était au milieu de l'après-midi, et je descendais passer la soirée chez toi.
Le bus, le train, c'est une bonne solution, la moins onéreuse, la plus pratique aussi, quand on est étudiante, et qu'on n'a pas trop d'argent.
J'étais garée relativement loin du bâtiment de la gare, et il fallait que je traverse cet immense parking, dont une partie était goudronnée, l'autre non, extension devenue nécessaire au vu de la fréquentation.
Il a surgi entre deux voitures. Je ne l'avais pas vu arriver.
Une quarantaine d'années. Rien d'une loque. Plutôt beau gosse.
Il s'est campé devant moi. Rien d'agressif en lui.
Une simple question.
— Je t'ai aperçue. Tu me plais beaucoup. C'est quoi tes tarifs?
J'ai été interloquée.
Je ne m'attendais pas à ça. Dans ma tête, je prenais le train d'ici vingt minutes, je faisais le trajet et je te rejoignais.
Et puis j'ai analysé la situation, et compris ce qui m'avait amené à ça. A ce moment.
C'est vrai, et je n'y pensais plus, que la gare, à A... c'était l'endroit où, depuis vingt ans, peut-être plus, on pouvait trouver des prostituées.
Il y avait eu différentes vagues. Différentes couches. Une manière de tour du monde de la prostitution. Des noires, des asiatiques, des filles de l'Europe de l'Est. Passer devant, c'était découvrir des filles au sujet desquelles on pouvait se poser des questions. Volontaires, pas volontaires? Prises dans des réseaux? Une réalité certainement tragique en tous les cas. Travailleuse du sexe, ce n'est pas le meilleur métier au monde.
Depuis que j'étais adolescente, et capable de comprendre, en partie au début, le sexe, et quand je passais, pour des raisons diverses, devant la gare, je scrutais ces femmes. J'étais fascinée, de la manière la plus trouble qui soit, par leur aptitude à offrir leur corps contre de l'argent.
Je cherchais en elle des marques qui disaient, qui auraient dit, qu'elles pouvaient s'offrir plus facilement que d'autres.
Ne voyant sur leur visage que peu d'enthousiasme et de la lassitude.
Et simplement des signes physiques qui disaient qu'elles offraient leurs corps. Robes moulantes, micro-jupes, robes, cuissardes...
Dans cette zone où tout est possible, celle des fantasmes, je me voyais prendre leur place, m'offrir à des hommes contre de l'argent. Sentir leurs sexes rentrer en moi...Exactement le genre de rêve que j'avais quand, à l'adolescence, je me masturbais comme une forcenée.
Je n'imaginais pas qu'un jour, un homme me prendrait pour une catin et me proposerait de l'argent, pour ce que l'on appelle des rapports tarifés.
En même temps, ce n'était pas forcément surprenant. J'étais plutôt jolie, et j'aimais me mettre en valeur donc je portais des tenues sexy. Ce jour-là, j'avais un débardeur rouge avec des bretelles sous un perfecto, un caleçon forcément moulant et des bottes noires à talons aiguille.
Pas forcément étonnant qu'il pense que j'étais une fille de petite vertu.
J'aurais du soit l'ignorer, soit lui dire quelque chose de sec et cassant, du style: 'Mais pour qui vous me prenez? Je ne vends pas mes charmes!'
Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
C'est sans doute, j'ai tenté d'analyser mon attitude à postériori, ce que j'avais ressenti toutes ces années, en voyant ces femmes de joie, qui est remonté.
L'envie d'être à leur place.
J'ai donné un chiffre. Un chiffre pris au hasard.
— Deux cent euros.
Je n'avais aucune idée des tarifs, à vrai dire.
Je pensais peut-être qu'il dirait non.
Une sorte de frein ultime.
Il a dit oui.
Il a désigné l'hôtel sur le côté.
— On y va?
Voilà comment on est partis côte à côte en direction de cet hôtel alors que trois minutes plus tôt on ne se connaissait pas. Et qu'un point de feu est né dans mon ventre, d'abord tout petit, et qu'il a commencé à grossir.
C'était fou comme la situation m'excitait.
Je me sentais femme. Je me sentais désirable. Excitante. Et excitée.
Comme je crois bien, je ne l'avais jamais été auparavant avec un homme.
C'était troublant de basculer sur une relation dans laquelle il n'y avait que le sexe, rien que le sexe. Tout de suite. Sans discussion, sans progression, sans rapprochement. Pas de bla-bla, pas de temps perdu. Rien que ce qu'on avait dans la tête dès le début, mais qu'on masquait hypocritement, quand on entreprenait ce que l'on pouvait appeler une cour.
Moi j'aimais le sexe. J'avais des copines qui étaient totalement coincées sur ça. Pour moi c'était un plaisir intense, quelque chose de vraiment fort. On aurait pu dire que j'étais une pute, une chienne. Je m'en fichais. Ça faisait partie de la vie, c'était peut-être un des moments les plus intenses, et je voulais en profiter au maximum. Il y avait des centaines, pour de pas dire des milliers de champs du possible, qui tous se rejoignaient sur une évidence claire: le plaisir et le bonheur. Comme une compensation pour tout le reste, si moche.
L'hôtel dans lequel il m'a conduit était immense. Je savais que c'était un des hôtels les plus anciens de la ville. Un monument. Une référence. C'était là que descendaient les VIP. Bon, apparemment, pas que les VIP.
Tout ici était immense. Et luxueux. Feutré. On s'enfonçait dans de la moquette.
Il n'y avait personne à la réception, mais il avait visiblement ses habitudes ici. Il a contourné le comptoir et récupéré une clef. Sans aucun doute celle de la chambre qu'il avait l'habitude de fréquenter.
Je pouvais construire toute une série d'hypothèses. Sans réponse à la clef. Je ne le voyais pas comme quelqu'un d'indigent, mais au contraire, comme quelqu'un qui devait avoir un métier qui lui rapportait, une entreprise, quelqu'un qui aimait les femmes, et le sexe sans contrainte et sans attente. Il devait trouver ici de quoi satisfaire ses envies de sexe. C'était vrai qu'il y avait sur le parvis de la gare des filles de différentes nationalités, chacune avec sa culture, son habileté, bien loin de rapports toujours identiques avec une femme avec laquelle on était installé...Une régulière pour employer un mot un rien vulgaire et daté. Même s'il y avait un arrière-plan bien peu reluisant, pour ne pas dire sordide.
On a pris un antique ascenseur pour monter à l'étage. J'ai tendu la main vers lui. J'étais toute chaude, comme fiévreuse, avec un feu dans le corps et un autre dans le ventre, et je sentais mon sexe s'ouvrir et tremper ma culotte. J'avais envie, envie de sexe. Il fallait dire qu'en ce moment je n'avais pas de partenaire en vue, pas de rapprochement ces dernières semaines, et le manque pesait sur moi.
Bon, en tout cas, je devais lui plaire. Ou alors il avait très envie. Ou les deux. J'ai senti une bite bien dure, mais qui méritait encore de grossir, dans son pantalon. Je l'ai massé à travers le tissu. Il s'est cambré en arrière, et a poussé un soupir qui ressemblait à celui d'un pneu crevé.
Pour ne pas qu'il soit en reste, j'ai attrapé une de ses mains, et je l'ai amenée contre mon caleçon. Je ne savais pas comment faisaient les catins. Chacune devait avoir son style, sa manière de faire. Le mieux c'était sans doute de me laisser aller et de suivre mon propre style. Il y trouverait son compte et moi aussi.
Je l'ai posé pile contre mon sexe. Le simple contact de ses doigts contre mon sexe a balancé de l'électricité dans mon ventre et à travers mon corps. Je me suis sentie chaude, humide, et ouverte, et le contact de sa main a accentué le phénomène. Un jet de mouille est parti dans ma culotte, déjà bien trempée. Je me suis dit que le caleçon devait commencer à avoir des marques sombres, ma culotte ne pouvant retenir toute ma mouille.
On s'est branlés mutuellement. Lui a frotté l'entrée de mon sexe, ultra-sensible, moi j'ai enveloppé sa queue à travers le tissu et je l'ai caressé.
L'ascenseur s'est arrêté, fixé à l'étage. Les portes se sont ouvertes, mais on a prolongé notre caresse. Un instant je me suis dit qu'on allait jouir là, comme ça, lui balançant son sperme dans son caleçon, et moi éjaculant et finissant de tremper culotte et caleçon déjà mal en point.
On est partis vers la chambre, dans un attelage improbable. Moi la main accrochée à sa queue, lui la sienne collée à ma moule.
J'étais dans un état d'excitation et de tension...Comme je n'avais jamais connu. Electrique.
Il a débloqué la porte avec la carte magnétique.
Une grande, non une immense chambre. Quelque chose de classique, de bourgeois, de suranné aussi.
Des teintes de vert qui s'harmonisaient, une moquette profonde, un lit immense. Une porte qui s'ouvrait vers une salle de bains...
On s'est glissés à l'intérieur.
— Viens, je vais te prendre dans ma bouche.
Ce qu'il attendait. En tout cas, il m'a laissée faire. Sans m'imposer quoi que ce soit. Je l'ai amené vers le lit. J'ai posé mes fesses sur le bord de celui-ci.
Il a cru bon de préciser, alors que je descendais la fermeture-éclair de son pantalon et que je sortais sa queue de son caleçon:
— J'ai des préservatifs, au cas où tu n'en aurais pas.
Avec un souci de prophylaxie qui devait plus le concerner lui que moi.
Il avait une belle queue. Impressionnante même. J'avais fait un bon choix en répondant à son invitation. Longue, charnue, avec un gland gros et décalotté, et un méat qui suintait...Par lequel j'ai commencé, venant le frotter de la pointe de la langue, et lapant le liquide amer, pré-sementiel.
J'aurais pu en boire des litres. Mais je suis descendue sur sa queue, la caressant de la langue, la frottant partout, avant d'attaquer ses couilles, en même temps que je fourrais ma main dans mon caleçon et que je me masturbais, pour soulager tension et excitation, trouvant mon sexe trempé et ouvert, avec mon gland clitoridien aussi dressé que sa queue.
Tu vois, je suis arrivée en retard, mais c'était pour une bonne cause. Avoir du plaisir.
Sa queue s'est encore dilatée sous l'effet de ma caresse. A un moment, j'ai même cru qu'il allait jouir, mais il s'est retenu.
S'il avait des préservatifs sur lui, j'en avais aussi. J'ai remonté ma main de ma culotte, luisante des liquides intimes qui coulaient de moi, j'avais récupéré un préservatif dans mon sac. L'emballage déchiré, je l'ai fait coulisser le long de sa queue. Heureusement que je prenais toujours des formats larges. Même s'il s'est arrêté plus haut que la racine de son sexe, il a heureusement bien enveloppé sa queue.
Je me suis basculée en arrière tout en tirant jusqu'à mes chevilles mon caleçon et ma culotte pour lui offrir mon sexe. Me disant, alors que je les balançais sur le sol en m'aidant de mes pieds que ce n'était peut-être pas ce qu'il attendait, une position du missionnaire classique. Mais ça a semblé quand même lui convenir. Je savais que les hommes adoraient qu'une fille se mettre à quatre pattes pour venir la prendre en levrette.
Mais ça n'a paru lui déplaire que de me prendre comme ça.
Il a glissé près de moi, au dessus de moi. J'ai attrapé sa queue pour la guider vers mon ventre. Elle est partie dans mon aine avant que son gland n'accroche mes lèvres et disparaisse entre.
Il avait visiblement très envie, mais il a su faire preuve d'une qualité rare. Prendre le temps pour avoir du plaisir, s'en donner et m'en donner. En effet, c'est très lentement qu'il a glissé dans ma vulve, et ça a été vraiment très bon. J'aimais trop les queues, et ça faisait trop longtemps que je n'en avais pas pris une dans mon ventre. Une caresse sublime, irremplaçable que de sentir une queue frotter contre ses muqueuses. J'ai poussé un long gémissement, qui tranchait sans doute avec mon rôle de catin, pas supposée avoir du plaisir, mais en donner à un homme. Ou alors si, si on pensait qu'une prostituée était toujours une comédienne.
Il m'a fouillée, en plein trip, et j'ai bien senti sa queue encore durcir, alors qu'il était en moi. Il était vraiment très excité. Parce qu'il pensait baiser une catin, parce qu'il n'avait pas eu de rapport depuis longtemps? Ça je ne le saurais pas, mais ce n'était pas forcément négatif qu'il y ait du non-dit. On pouvait imaginer pas mal de choses...
J'avais envie, en même temps, une question d'orgueil pour moi, de lui montrer ce que je savais faire.
C'est pour ça que j'ai commencé à contracter les muscles de mon vagin.
Il a vraiment été surpris. Il s'est figé dans mon ventre. J'avais esquissé une première caresse, bloquant mes muscles vaginaux autour de sa queue avant de les desserrer. Et il avait envie que je recommence. J'ai fait ça plusieurs fois. Une autre manière de lui procurer du plaisir.
Ça m'était venu, à travers moi, quelques années plus tôt. J'avais resserré les muscles de mon sexe sans le vouloir. Mon partenaire avait poussé un cri et joui, balançant son sperme dans la capote.
J'y avais repensé à posteriori, me demandant si je pourrais de nouveau convoquer mes muscles à un autre moment. J'avais essayé de nouveau avec lui, cette fois volontairement. Il était parvenu à se maîtriser, et on était partis sur le chemin du plaisir autrement. J'avais serré et resserré mes muscles.
C'était devenu notre jeu favori, mais uniquement au bout d'un moment. J'adorais ça, parce que, quand je serrais, ça me faisait bien sentir sa queue, et puis j'aimais aussi être la maîtresse du jeu, celle qui amenait un quelque chose, un plus...
Avec mes partenaires suivants, c'était un peu passé à la trappe. J'aimais me renouveler.
Là, sans aucun doute, je voulais l'impressionner.
Vu ses gémissements, accompagnés de quelques cris, j'avais réussi mon coup.
C'est justement en contractant mon con une fois de plus, que je suis parvenue à le garder en moi pour changer de position. Je me suis contorsionnée pour venir me caler à quatre pattes. Il m'a attrapée par les hanches, et il s'est mis à aller et venir, avec un regain d'énergie. Oui, finalement, c'était bien la position préférée des hommes...
On a encore changé de position quelques minutes après. C'est lui qui a choisi, et je l'ai laissé me guider. Il s'est posé contre le dos du lit, et m'a attirée à lui. Son sexe n'avait pas quitté le mien. Il m'a attrapée par les hanches, et il m'a fait monter et descendre sur lui.
C'était vraiment très bon.
C'est quand son sexe est sorti du mien que je l'ai récupéré et posé contre ma muqueuse anale, me faisant descendre sur lui d'un seul mouvement tout en lui disant:
— Je m'encule sur toi. C'est ce que les hommes préfèrent, je le sais bien. Etre dans le rectum d'une fille et y trouver du plaisir.
Il ne devait pas être différent des autres. Il a été simplement surpris. C'était généralement les hommes qui proposaient aux femmes de les sodomiser, et je doutais qu'aucune catin ait agi comme moi. Mais je n'étais pas une catin. J'étais une fille banale qui allait prendre le train et qu'on avait pris pour une catin. Et qui trouvait dans son rôle l'expansion de son envie de sexe.
J'ai bougé sur lui. Un autre plaisir, très différent de celui qui était le mien quand j'avais une queue dans la chatte. Aussi fort, moins fort. Fort, voilà tout.
Il est arrivé un moment où il n'a plus pu tenir. Sentir son sperme cogner contre les parois de mon rectum tout en remplissant la capote m'a fait jouir plusieurs fois. Jusqu'à perdre tout contrôle.
Je me suis arrachée à lui. Il bandait encore, mais pour moi c'était fini. Il fallait que je te rejoigne, et j'étais déjà en retard.
J'ai quand même pris le temps d'étirer le latex maculé et de lécher le sperme au fond du condom.
Je me suis rhabillée.
Un sacré bon moment.
Il avait attrapé son portefeuille, et il a sorti plusieurs billets qu'il m'a tendus.
— Je t'ai mis un gros supplément. Ça ne s'est jamais passé comme ça avant avec une fille de joie.
Un œil rapide aux billets. Il était généreux. Et je n'allais pas dire non. Je voulais garder mon statut de courtisane auprès de lui, ne pas me révéler. Et cet argent me serait bien utile. Etudiante, comme pas mal d'étudiants, je tirais le diable par la queue.
Je l'ai regardé. La queue encore dressée.
— J'aimerais te revoir.
Je me suis approchée. Je ne m'étais pas posée la question cinq minutes plus tôt, mais là c'était comme une évidence. Ça m'avait plu de me faire passer pour une catin. Je m'étais sentie libre, dominante, et j'avais pu explorer et exploser ma sexualité sans tabou.
Il ne s'était pas rhabillé. J'ai pris sa queue dans ma main, et je l'ai masturbé. Il n'a pas tenu très longtemps, son sperme jaillissant à nouveau. J'ai attrapé son téléphone, mis mon numéro dans le répertoire.
Alors tu vois, je vais recommencer.
J'aime me sentir autre. Etre une catin.
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Commentaires du récit : Paroles de femmes partie 3
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