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Une main tendue dans l'obscurité

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Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 05/09/2026

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Parfois, une simple vitre brisée suffit à laisser entrer un orage bien plus dévastateur que la pluie dans le secret d'un foyer. Le silence n'est jamais tout à fait muet dans les collines, mais pour Cécile, il avait pris une texture nouvelle, presque solide. Cela faisait exactement heures que Marc s'était enfoncé dans les entrailles de la terre.
Ce n'était pas un voyage d'affaires ordinaire une escapade citadine. Il avait rejoint son équipe de spéléologue pour explorer le gouffre de la pierre Saint-Martin. Un labyrinthe de calcaire où le temps n'existe plus et où aucun signal radio ne peut percer l'épaisseur de la roche. Il était là-bas à des des centaines de mètres sous la surface, tandis qu'elle restait ici dans cette maison de verre et de béton suspendue au-dessus du vide, isolé par des kilomètres de forêt danse.
Cécile observe son reflet dans la grande baie vitrée du salon. À trente quatre ans, elle possédait cette beauté calme qui semble toujours attendre un événement qui ne vient jamais. La maison, chef-d'œuvre d'architecture moderne, était censée être leur sanctuaire. Mais ce soir-là, elle rappelle plutôt à un aquarium géant. Dehors, le ciel avait pris une teinte d'encre de Chine, une couleur lourde qui annonçait l'orage. Les prévisions météo l’avaient prévenues. Une cellule orageuse d'une violence rare remontait du sud.
Cécile se sert un verre de vin blanc, un blanc bien frais dont l'acidité semblait trancher avec l‘air oppressant de la pièce. C'est à ce moment précis que le premier éclair déchira l'horizon, illuminant essentiellement la silhouette de la seule demeure visible à la ronde. La villa d'en face, située sur le versant opposé du vallon. Une maison sombre, habitée par une femme dont Cécile ignorerait presque tout, sauf le prénom, Clara, et l'assurance tranquille qui émanait d'elle lorsqu'elle jardinait à l'aube.
Le tonnerre gronda, un son qui fait vibrer les fondations. Puis tout s’accéléra. Le vent se leva brusquement, hurlant à travers les arbres, et la pluie commença à marteler le toit avec une force sauvage. Cécile vérifia les fermetures des fenêtres, mais elle oublia la vieille verrière du jardin d'hiver, une structure plus ancienne que le reste de la villa.
Un craquement sinistre retint l’attention, suivi d'un fracas de cristal brisé. Une branche arrachée par la tempête est venue traverser le verre protecteur. Le vent s'engouffra dans la maison, renversant les vases et éteignant les lampes de table. La coupure de courant fut immédiate. Plongée dans l'obscurité, Cécile sentit une panique froide l'envahir. Elle était seule. Son mari était prisonnier du silence des grottes et l'eau commençait à inonder le sol de marbre.
C'est alors qu'une lueur est apparue à l'extérieur. Une lampe torche balayait le chemin inondé. Une silhouette s'approche, luttant contre les éléments. Quelques instants plus tard, on frappa à la porte d'entrée avec une insistance rassurante. Cécile ouvre, le cœur battant à tout rompre. C'était elle, Clara. Ses cheveux bruns étaient trempés, collés à son visage au très fin, et elle portait un grand ciré jaune qui semblait briller dans le noir. Elle ne demanda pas la permission. Elle entra, une trousse à outil à la main, apportant avec elle une odeur de terre mouillée.
- L'orage ne s'arrêtera pas avant l'aube, déclare-t-elle d'une voix basse dont le grain rappelait le velours. J'ai vu la branche tomber depuis ma fenêtre. Vous ne pouvez pas rester dans ce courant d'air.
Sans un mot de plus, elle a commencé à évaluer les dégâts. Cécile, hypnotisé par l'efficacité de cette femme qu'elle considérait jusqu'alors comme une étrangère, se surprit à l'observateur intensément. Il y avait dans les gestes de Clara une précision chirurgicale, une manière de dompter le chaos qui apaisait instantanément l'atmosphère. Ensemble, dans le pénombre seulement troublé par la lueur des bougies que Cécile finit par allumer,
Elles commencèrent à calfeutrer la brèche avec et des bâches et du ruban adhésif de fortune. Cécile tente d'aider, mais ses mains tremblent légèrement. En ramassant un éclat de verre particulièrement effilé, elle ne concentra pas à toute attention. La douleur fut vive, immédiate. Une perle de sang est apparue sur la paume de sa main blanche.
- Laissez-moi voir, murmura Clara.
Elle pose ses outils et prit la main de Cécile dans les siennes. Ses doigts étaient chauds, étonnamment doux malgré le travail manuel. Elle ne se contenta pas de jeter un œil. Elle guide Cécile vers la cuisine où la lumière des bougies créait des ombres dansantes sur les murs. Clara fit couler un filet d'eau sur la blessure, ses yeux fixés sur la peau de Cécile avec une attention qui dépassait la simple bienveillance.
Le contact dure plus longtemps que nécessaire. Le silence entre elles n'était plus celui de la peur, mais celui d'une découverte mutuelle, un basculement invisible où l'orage extérieur semblait soudain très lointain. Le vacarme de la tempête semblait s'être transformé en un murmure lointain, une rumeur sourde qui ne parvenait plus à franchir les murs de la cuisine. Clara tenait toujours le poignet de Cécile Le geste était technique, celui d'un premier soin, mais la lenteur avec laquelle elle appliquait l'antiseptique trahissait une attention plus profonde.
Dans cette pénombre orangée, le temps paraissait s'étirer, chaque seconde devenant une éternité de sensation. Cécile ne retirait pas sa main, au contraire, elle se laissait envahir par cette chaleur inattendue qui contrastait avec le froid de la pluie battante. Une fois le pansement posé, Clara ne rompt pas immédiatement le contact. Elle relève les yeux vers Cécile. Il y avait dans son regard une compréhension silencieuse, une sorte de miroir offrant à Cécile l'image d'une femme qu'elle ne reconnaissait plus. une femme vibrante, loin de la solitude polie de son mariage.
- Tu trembles encore ? Dit Clara d'une voix qui n'était plus qu'un souffle.C'est le contre-coup. Tu devrais t’asseoir. Je vais m'occuper du reste.
Elle guida Cécile au salon, où les bougies commençaient à couler, formant des sculptures de cire sur les meubles design.
Marc à cet instant devait dormir dans l'humidité glaciale d'une grotte entourée de cordes et de mousquetons à des lieux de ce confort feutré. L'idée de son mari, si rationnelle et si lointaine semble à Cécile appartenir à une autre vie, un souvenir en noir et blanc.
Clara se déplaçait dans la maison avec une aisance déconcertante, comme si elle en connaissait les moindres recoins. Elle revint avec deux verres de blanc que Cécile avait plutôt ouvert. Elles s'installèrent sur le canapé de velours face à la baie vitrée, où les éclairs continuaient de dessiner des arbres nerveux sur le ciel noir. La conversation s'engage avec fluidité, presque hypnotique. Elle ne parle pas de banalités. Clara confie sa propre solitude, son rapport à la nature, sa vision d'une vie où l'on ne s'excuse plus d'exister. Cécile, d'ordinaire s'y réservée, se surprit à confier des secrets qu'elle n'avait jamais partagé avec Marc, son sentiment d'être une simple pièce de décoration dans cette maison parfaite, son besoin d'une intensité qu'elle pensait avoir perdu.
L'alcool et l'atmosphère électrique de l'orage créaient une bulle d'irréalité. Clara se rapproche pour rallumer une bougie qui vacillait près de Cécile. Dans ce mouvement, son épaule effleura celle de la jeune femme. Le contact fut comme une décharge, plus puissante que n'importe quel coup de tonnerre au dehors. Elles restèrent là, immobiles, à quelques centimètres l'une de l'autre. L'air entre elles était devenu dense, chargé d'une tension que même les mots ne peuvent plu définir.
C'est Clara qui brisa la dernière barrière, non par un geste brusque, mais par une présence écrasante. Elle pose une main sur le dossier du canapé, juste derrière la nuque de Cécile, et l'autre vint délicatement écarter une mèche de cheveux humide de devant son œil. Le regard de Cécile plongea dans celui de la voisine. Elle y vit une invitation, une promesse de transgression. Cécile poussa un long soupir dont l’écho résonna à l’infini dans toute la pièce, lorsqu’il s’échappa de sa gorge. La tête renversée en arrière, les lèvres entrouvertes, les mains serrant très fort les draps, les jambes écartées, elle ne put retenir longtemps le flux de sensation qui déferlait en elle.
Frissonnante, le corps tendu de désir, elle se contractait sous le plaisir des caresses prodiguées par Clara. Haletante, le cœur battant, elle tentait de recouvrer ses esprits, en vain. L’intensité des caresses la projeté vers une jouissance incontrôlable. Elle eut juste le temps d’entendre ce murmure à son oreille qui lui disait. « Que tu es belle. » avant d’être submergée par un orgasme qui la fit défaillir, et lui fit atteindre les sommets jusque là méconnus. A demi inconsciente, elle s’entendit prononcer ses mots.
« Non, s’il te plaît...arrêtes...assez...assez. » Cécile entendit cette voix qui lui répondait. « Pourquoi….pourquoi pas, laisses-toi aller…»
- Non, je ne peux pas, c’est trop fort...je n’arrive pas à me contrôler, bafouilla-t-elle.
- Ne contrôle rien, laisses-toi dévaster par le plaisir, tu es si belle lorsque tu jouis, lui murmura Clara. Regardes ton reflet dans le miroir, regardes comme tu es belle.
Cécile put difficilement ouvrir les yeux pour se voir dans l’immense glace fixée au plafond, le seul resté en état malgré l’orage. Ce reflet dans ce miroir ne le choqua nullement. Elle s’y voyait allongée dans ce grand lit au draps de soie rouge, les jambes ouvertes, offertes, rougeoyante de plaisir, les seins enflés, les bouts érigés, ses lèvres intimes gorgées de sang, son clitoris extrait de son écrin, les cheveux en bataille. Une lueur sauvage et fascinante se reflétait dans ses yeux.
La femme qu’elle voyait était tellement différente d’elle, si indécente. Elle ne détourna pas son regard du miroir. Elle vit ses doigts glisser dans les cheveux de Clara, pour ramener encore plus sa tête vers sa chatte. Elle se vit écarter encore plus les cuisses pour faciliter l’accès, se contracter quand la langue la pénétra, se cambrer quand elle lui léchait son petit bouton, but le nectar qui s’échappait de son corps. Et alors que sa vision se brouillait, elle s’entendit haleter pour crier un deuxième orgasme
- Oh oui...oh oui…
Avant d’être violemment envahi par une vague de plaisir, d’une rare intensité, qui la fit se tordre dans tous les sens, et lui arracha des gémissements entrecoupés de plaisir et de plaintes inaudibles. Dans un éclair de lucidité, elle se demanda à combien d’orgasmes elle en était depuis le début de la nuit et de leurs torrides ébats. Elle s’était arrêtée de compter à trois, quatre ou cinq. Et tout compte fait, elle se fichait finalement du nombre.
Toujours est-il que ce soir, les deux ingrédients étaient réunis et allaient en s’intensifiant. Elle n’aurai jamais cru avoir plusieurs orgasmes, et n’avait jamais soupçonné d’être dotée d’une telle libido.
Elle aimait ça ! Dieu qu’elle aimait ça, et elle en redemandait. De quelques amants qu’elle avait eu, aucun homme ne lui avait procuré autant de sensation et de plaisir. Depuis sa rencontre avec Clara, elle se sentait différente. D’abord quelque chose d’indéfinissable s’était déclenché en elle. Puis, elle avait eu ce sentiment bizarre de braver les interdits, qui avaient finis par se transformer en une excitation grandissante.
Elle était loin le fille timide et réservée, limite coincée. Elle avait laissé la place à cette femme sensuelle, sauvage, brûlante, impudique, qui découvrait une autre sorte de plaisirs plus intense. L’index et le majeur dans la chatte, la langue titillant le clitoris, elle fut incapable d’y répondre. Dieu, quand est-ce que cela s’arrêtera-t-il ? Mais voulait-elle vraiment que ça s’arrête.
- Ne te contracte pas, ma chérie, détends-toi, arrêtes de penser, profites en, murmurait Clara veillant à son plaisir. C’est bon, tu aimes ? J’aime que tu aimes Cécile.
Se savoir belle et désirable était un sentiment qu’elle appréciait. Elle se sentait flattée de toutes ses attentions, et aurait pu profiter égoïstement de son plaisir à l’infini. Mais elle voulait partager.
- Laisse-moi te caresser aussi, proposa-t-elle dans un souffle.
Clara ne répondit- pas, remonta progressivement depuis son bas ventre jusqu’au creux de ses reins, glissa sa langue dans son nombril, mordilla et suça un bourgeons, puis le deuxième, et atteignit enfin le visage de Claire. Leur regard se croisèrent, leurs lèvres se soudèrent, leur langue se nouèrent dans un baiser passionné. En proie en à un tourbillon d’émotions, Cécile ne savait plus ou donner de la tête. Les doigts experts qui jouaient avec son petit bouton la rendait folle. Elle n’avait qu’une seule envie...hurler.
Elle n’était plus que soupirs et vibrations, alors que la cadence s’accélérait.
Ne sachant plus à quoi s’accrocher, elle ferma les yeux, haleta, et crut que son cœurs s’était arrêté de battre. Sa tête explosa littéralement, tant elle jouit violemment. Elle faillit se casser un ongle, tant ses doigts serraient le bord du lit. C’était bien des larmes qui coulaient le long de ses joues. Des larmes de plaisir.
Et à cet instant précis, elle se sentit inexplicablement libérée, comblée, apaisée. Elle sentit ses jambes s’engourdir, et ses paupières s’alourdir. Sa respiration retrouva petit à petit un rythme normal. Détendue à l’extrême, Cécile ne put résister plus longtemps à l’appel de Morphée qui lui tendait les bras, et n’entendit pas la voix de Clara lui susurrait émue.
« Ton plaisir et mon plaisir » , ma chérie.
Son joli minois et sa position fœtale donnait à Cécile un air juvénile et insouciant. De l’index, Clara dessina le contour de ses lèvres intimes, tandis que le majeure tournait sur son clitoris. Ellr s’amusa de la voir dormir déjà les poings fermés, complètement épuisée.
Attendrie, elle descendit, aspira le bouton de tout les plaisir, se colla à elle, à la recherche de la chaleur de son corps. Elle passa une jambes par dessus les siennes, s’endormit à son tour, leur corps simplement couvert par la douceur de leur caresses.
L’orage s’arrêta enfin, comme si la météo leur tolérait une pause.






















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