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La veuve et le jardinier

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Lue : 0 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire postée le 31/07/2026

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LA VEUVE ET LE JARDINIER


Un autre temps...Les années 30...Prises entre un conflit qui avait été meurtrier et un autre conflit qui s'annonçait, tout aussi meurtrier, qui se dessinait lentement,s'esquissait, mais dont seules quelques personnes lucides, clairvoyantes, voyaient ce que cela pourrait donner quand les contours de fumée deviendraient un ensemble rigide et solide.
L'homme était venu en France quelques années plus tôt pour échapper à la misère de son pays. Il pensait que son nouveau pays serait une terre d'opportunité, qu'il pourrait vivre mieux.
Ce qui n'avait pas été forcément le cas.
Il avait quitté la Pologne avec une femme et deux enfants en bas âge qui avaient aujourd'hui grandi. Il avait eu deux autres enfants, en cette époque où la contraception était erratique.
Il était installé dans une petite maison ici, dans le Sud-Ouest de la France, et il essayait de survivre. Se partageant entre deux départements et allant où on pouvait avoir besoin de lui et de mains pour faire des travaux durs et mal payés.
A 39 ans, c'était un homme remarquablement beau. Très grand, son corps avait été forgé par les travaux qu'il avait pu accomplir, et qui lui donnaient une musculature impressionnante, qu'il n'étalait pas, mais qui se devinait sous ses vêtements. Il était totalement chauve, mais paradoxalement cela accroissait son charme, dégageant les traits d'un visage régulier. Il savait sourire, quant bien même il y avait dans son regard une tristesse que certains seulement savaient lire, issue de son passé, mais aussi de son présent. Il avait le souci, très simple, de nourrir sa famille, et il savait qu'il resterait, jusqu'à la fin de sa vie, un petit parmi les petits. Un miséreux. Un de ceux que l'on regarde avec commisération, pitié ou mépris. Il l'avait accepté.
Actuellement, il était chauffeur pour une entreprise de transport située à B...Tous les jours, il transportait des marchandises très diverses, ce pouvait être des engrais, de la nourriture, des pièces détachées. Il se présentait tôt le matin et il travaillait jusque tard le soir, à partir sur des routes pas forcément en bon état. Son patron le gardait parce qu'il lui donnait totalement satisfaction. Josef se reconnaissait une seule qualité, celle de toujours faire, quoi qu'il doive faire, un travail de qualité, parfait, net et sans bavures. C'était important pour lui, et pour son estime de lui-même.
Le matin, levé à quatre heures du matin, avant d'aller travailler, il se rendait aux deux extrêmes de ce petit village où il s'était établi.
En effet, il y avait là des jardins, de grands jardins qui se rapprochaient de ce que l'on conçoit être des jardins ouvriers. Il avait pu obtenir une parcelle sur laquelle, jour après jour, il plantait pour produire des légumes qui lui permettaient de nourrir sa famille.
A l'autre bout du village, c'était un autre schéma. On y trouvait des parcelles qui, au contraire, appartenaient à des gens. Il avait contractualité avec un homme âgé pour s'occuper de sa parcelle. Ils avaient fait un deal qui valait pour un partage des fruits et légumes produits, cinquante/cinquante.
Ce fut ce matin là, un matin d'avril que quelque chose se passa, à quoi il ne s'attendait pas.
Il passait devant les dernières maisons lorsqu'une femme sortit de chez elle. Il la connaissait de vue, sans lui avoir jamais parlé.
– Je t'invite à boire un café avant que tu n'ailles travailler ta parcelle?
Il se figea. Un rien surpris qu'elle s'adresse à lui ainsi.
Il savait très peu de choses sur elle, et ce qu'il savait renvoyait à des ragots très divers, ces informations qui circulaient dans un village, réelles ou amplifiées...Son mari était mort dans les premiers jours de la première guerre mondiale, laissant une veuve de plus. Elle habitait dans cette maison qui lui appartenait. Elle faisait un travail particulier, rédigeant, à ce qu'on disait, des lettres d'offres publicitaires pour des entreprises, qu'elle allait régulièrement déposer à la poste du village. On lui prêtait aussi des mœurs légères. On disait d'elle qu'elle recevait des hommes pour des relations tarifées.
Il ne lui avait jamais prêté attention, croisé bien sûr, mais on croise des gens sans vraiment les regarder et cette fois, ce fut bien la première fois qu'il la regarda.
Et sans doute, sans en être vraiment conscient, qu'il tomba sous son charme dès les premières secondes.
C'était une grande et belle femme, qui dégageait une sensualité évidente. Brune, avec une coupe à la Louise Brooks, un visage rond, une bouche charnue, et de grands yeux noirs, sombres, qui disaient pas mal de choses. Il fut troublé dès les premières secondes. Elle était vraiment troublante. Et il la trouva d'autant plus troublante qu'elle portait une simple robe noire, qui était traversée par la lumière matinale qui s'était convoquée quelques minutes plus tôt, et qui non seulement dessinait sa silhouette, mais laissait voir ses parties les plus intimes. Un corps lourd, avec deux seins épais mais fermes, dont les tétons tendaient le tissu, des hanches larges, son ventre et son sexe, la masse confuse de ses poils et le renflement de sa motte, coupée en deux par une fente dont sortaient deux bouts de lèvre.
Josef fut d'autant plus troublé que sa vie sexuelle s'était étiolée au fil du temps. Cela faisait pas mal d'années qu'il était marié, et il ne se passait plus grand chose avec Maja. Difficile d'expliquer pourquoi. Il avait le sentiment que son épouse éprouvait pas mal de rancoeur envers lui et qu'elle n'avait pas souhaité avoir les quatre enfants qui étaient aujourd'hui à leur charge. Les méthodes contraceptives qu'ils utilisaient n'avaient pas forcément fait effet. Elle regrettait surtout de faire des travaux de couture à domicile, qui leur permettaient de faire bouillir la marmite, alors qu'elle aurait souhaité avoir une échoppe. Impossible, alors qu'il fallait prendre soin des enfants.
Et donc, dans un éloignement qui n'était pas vraiment dit, leur sexualité était proche de zéro. De temps en temps, elle le masturbait, parce qu'elle sentait qu'il avait envie. Sa verge durcissait rapidement, et il explosait de jouissance, se rendant compte après son plaisir que sa femme semblait éprouver du dégoût à le voir jouir ainsi. Il s'efforçait depuis de renoncer de plus en plus au plaisir avec elle, ne le sollicitant pas, mais refusant quand elle lui proposait quelque chose.
Sa libido était descendue à un niveau très bas. Elle remontait rapidement au contact de cette femme.
– Tu peux prendre cinq minutes pour prendre un café, elle ajouta.
Il répondit simplement:
– Oui.
Elle s'écarta. La porte était ouverte. Passant près d'elle, il perçut tout près de lui la chaleur de son corps, mais aussi un parfum qui lui plut.
La maison avait un étage, un escalier y conduisait. En bas une pièce unique, vaste, un coin cuisine, une cheminée, et deux grandes tables, une pour manger, l'autre pour travailler. Apparemment, elle faisait bien le métier évoqué. Des piles d'enveloppes, du papier.
Et la bonne odeur du café qui échappait d'une cafetière.
Elle le contourna et marcha jusqu'au coin cuisine. Elle attrapa une tasse. Rideaux tirés, la lumière traversait la pièce, et il eut une vision de son côté pile. Deux fesses hautes, charnues et rebondies, avec le sillon qui se dessinait au milieu.
Ce qui intrigua Josef ce fut que, si elle semblait nue dessous, ses jambes étaient gainées de nylon noir, accompagnées d'escarpins. Il y avait là un contraste. Une forme de coquetterie? Il se demanda si elle n'avait pas préparé sa venue, et s'était faite séductrice.
Elle versa deux tasses de café et lui en amena une. Qu'elle lui tendit. Presque collé à lui. Il comprit qu'elle s'offrait à lui. Il pouvait mettre la main sur elle, à n'importe quel endroit, elle ne s'y opposerait pas. Elle était offerte.
–Je te vois passer tous les jours...Et j'y pense le reste de la journée.
Son café était vraiment bon. Ils se figèrent un moment ainsi, très proches l'un de l'autre, le savourant, mais savourant aussi ce moment ensemble. Sa tasse vide, la quarantenaire recula, et attrapant l'ourlet de sa robe, elle fit remonter le tissu lentement. Hypnotisé, Josef aurait été bien incapable de regarder ailleurs.
Elle se dévoila petit à petit. La robe disait déjà tout, mais prendre sa chair en pleine face, c'était quand même autre chose.
Dessous, elle portait bien des bas tenus par un porte-jarretelles et ce qui aurait pu paraître saugrenu était totalement troublant. Comme un écrin pour sa nudité, dont elle lui fit profiter des deux côtés.
– Je te propose de te prendre dans ma bouche pour commencer.
Son absence de réponse en fut une. Elle vint se caler à genoux devant lui, et défit la corde qui tenait le pantalon de toile à sa taille. Un bouton à la taille, trois autres pour la braguette, dessous un caleçon déformé par une verge en pleine érection. Elle descendit le pantalon de manière posée, tirant ensuite sur le caleçon pour mettre à nu une verge de belles proportions.
Elle l'attaqua de la langue, et Josef crut qu'il allait jouir tout de suite. Ça faisait des années que son épouse ne lui avait plus fait de fellation. Et ses fellations à elle n'avaient rien à voir avec celle que la belle brune déroula dans les minutes qui suivirent. Quelque chose de trouble, de sensuel, de profond.
Il s'était laisser emporter par un tourbillon de plaisir sous ces caresses buccales diversifiées, une langue qui tournait sur sa queue et ses couilles, s'attardant sur certaines zones avant de les lâcher, une bouche qui l'accueillait pour des mouvement de va-et-vient, ou bien de l'immobilisme, tout en le faisant rentrer de plus en plus loin. Josef se demanda pourquoi sa femme ne lui faisait pas ça. Et lui ferait ça encore moins aujourd'hui.
Pourtant ce qui lui plut plus que tout, ce fut qu'elle ne se comporta pas comme la catin qu'on disait qu'elle était. Elle ne se contenta pas de lui donner du plaisir comme le fait une femme de joie, elle en prit aussi, et ce fut sans doute ce qu'il en retint au final: qu'elle ait voulu en l'attirant avoir du plaisir, et du sexe. La robe calée au dessus de ses seins elle avait la main glissée entre les cuisses, et elle se masturbait dans des gestes amples, sa main allant et venant sur son sexe qui avait pris de l'ampleur, s'ouvrant, gonflant, et surtout crachant des liquides qui coulaient sur sa main et tachaient le sol. Son gland clitoridien pointait, il était gros, épais, dressé et ça aussi c'était troublant.
Josef aurait été incapable de dire combien de temps ce moment avait duré. Il était hors de tout, et d'autant plus que sa vie était âpre, avec peu de plaisirs, ou alors de tout petits plaisirs. Et là, c'était autre chose.
Il fut surpris quand il sentit la jouissance monter en lui, parce qu'il ne pensait pas en arriver là. Ce fut très rapide. Un premier jet de sperme macula la femme en travers du visage, qui la fit sourire. Elle resta exposée, se faisant arroser de jets de semence qui n'en finissaient pas de sortir.
Ce qui l'avait le plus troublé, pourtant, ça avait été qu'elle continue de se masturber, après une interruption de quelques instants, cessant de faire tourner ses doigts de manière circulaire sur les lèvres de son sexe, pour venir frotter son gland clitoridien tout gros, dans un mouvement pas tellement différent de celui qu'elle aurait pu appliquer sur une queue d'homme, pour finir par jouir, corps traversé par le plaisir, en expulsant des liquides blancs et gras.
Elle s'était redressée. Josef était dans un état étrange. Groggy. Cela faisait longtemps qu'il ne connaissait plus le plaisir. D'ailleurs, l'avait-il jamais vraiment connu? Et puis cette femme l'éblouissait.
Elle lui avait soufflé:
– Si tu veux on peut se voir tous les matins. Un quart d'heure comme aujourd'hui.
Il aurait été fou de dire non. Mais en fait il ne dit rien. Rattrapé par la culpabilité. Ses responsabilités familiales. Et surtout ce quart d'heure perdu.
Il s'éclipsa sans demander son reste. Travailla à son jardin la tête ailleurs. Avoir du sexe, avec elle, ça avait été revivre. Il ne vivait pas, il s'en était rendu compte en contraste...Il survivait. Et tout d'un coup, il avait eu une bouffée d'oxygène.
Il aurait mieux valu que ce ne soit pas le cas, parce qu'il savait, déjà, qu'il ne pourrait plus se passer de ce moment. Il vivait jusque là en noir et blanc, et il venait de prendre d'autres couleurs. Une bouffée d'espoir, qui ne changerait certainement pas sa vie, mais qui lui permettait de sortir la tête hors de l'eau, lui le miséreux. Ce qui permettait de tenir, de faire face, c'était, sans aucun doute, une relation intime. Et avec sa femme il n'y avait plus rien. Plus de sexe bien sûr mais pas non plus de soutien, ni d'affection. Ce n'était d'ailleurs pas ce que la femme, d'évidence, prétendait lui donner, mais pas mal de choses pouvaient passer à travers le sexe.
Le lendemain matin, il se leva plus tôt, partit vers son premier jardin. Impatient de la retrouver...A moins que...Mais il pensait que tout se passerait bien. Et puis...Même si ça n'avait été qu'une fois, ce serait quand bien.
Et pourtant. Elle était là devant la porte.
– Un café, monsieur?
Avec un sourire complice.
Cette fois, elle était enveloppée dans une robe de chambre sous laquelle, il n'en doutait pas, elle était nue. Il fut rassuré. Le rayon de soleil qui avait éclairé sa vie brillerait à nouveau et peut-être pour quelques temps.
Il était rentré. Le même cérémonial que la veille. Deux tasses de café.
Mais un strip différent de la veille. Elle avait défait la ceinture qui fermait la robe de chambre à sa taille, et en avait ouvert les pans.
Le choc. Il serait peut-être blasé, un jour, mais là, c'était comme si c'était la première fois, et ça le serait encore pour un moment. Ce corps somptueux, qui lui était offert.
Elle lui sourit et lui dit:
– Tu as envie de mettre ta queue dans ma chatte ?
– Oui, mais pas de te mettre enceinte.
Elle alla jusqu'à la table encombrée de papiers et revint avec quelque chose qu'il ne connaissait pas.
– Je vais mettre ça sur ta queue, et comme ça tu pourras rentrer dans ma chatte sans me mettre enceinte. Ça te dit ?
Pour lui, les méthodes contraceptives se limitaient à se retirer du vagin de sa femme quand il allait jouir ou à jouir dans sa bouche ou sa main. Il avait souvent eu envie de la sodomiser, mais elle l'avait toujours repoussé.
Il fut surpris de voir la femme dérouler le latex. Ça lui faisait tout drôle. Il avait trouvé ça excitant de sentir sa main glisser le long de sa queue, et, l'espace d'un instant, il avait cru qu'il allait jouir sous cette caresse si particulière.
– Autrefois c'était du caoutchouc. Ça c'est du latex.
Et elle se retourna et se plia en deux sur la table pour qu'il la pénètre. Dans une position qui le mit dans tous ses états, tout comme le regard qu'elle lui jeta en tournant la tête vers lui, et qui lui dit clairement qu'elle n'avait qu'une envie, qu'il s'approche, la pénètre et la fouille bien.
C'était hyper-excitant de la voir ainsi, ses parties les plus intimes tendues vers lui. Sa croupe hyper-charnue, mais rebondie ouverte sur les plissements de son anus, et sa grosse moule elle aussi entrouverte, et luisante de sécrétions, avec les lèvres en pleine expansion.
Ils avaient regardé tous les deux le travail de pénétration. La queue, énorme d'envie, s'approchant de la vulve dont on aurait dit qu'elle s'ouvrait plus pour accueillir la verge énorme, le gland contre les lèvres, et puis enfin le lent glissement du membre en elle. Elle avait gémi de plaisir, mais lui aussi aurait pu en faire autant. Sentir la pression de cette muqueuse autour de sa queue...Cela faisait combien de temps qu'il n'avait pas pénétré sa femme ? Il était vrai qu'elle lui avait dit qu'ils ne pouvaient pas avoir un cinquième enfant, prétexte sans doute pour elle, mais réalité pour lui, alors qu'ils tiraient vraiment le diable par la queue, et que nourrir leurs enfants tous les jours de l'année était une préoccupation quotidienne. Depuis, c'étaient masturbations et fellations...Quand elle y consentait, de moins en moins...Ce qu'il avait autour de la queue lui semblait miraculeux, mais ce n'était pas pour lui. Trop cher, il le subodorait bien.
Il buta contre son utérus, resta un moment immobile en elle, pour bien avoir les sensations de sa vulve autour de lui, et que la présence de sa queue s'impose aussi pour elle, et puis il se mit à aller et venir en elle, très lentement, aussi bien pour lui donner du plaisir qu'en avoir, et surtout éviter de jouir trop vite.
Il retrouvait le plaisir d'être dans un sexe de femme.
Il y eut un long moment hors du temps, comme la veille, jusqu'à ce qu'elle lui dise :
– Quand tu vas sentir que la jouissance est proche, tu sors de ma chatte, tu enfonces ton gland dans ma raie, et tu la remplis de sperme. En enlevant le préservatif avant, bien sûr.
L'opportunité se présenta très rapidement. Il tenait depuis trop longtemps. Il se dégagea. Le préservatif ruisselait de ses jus intimes, qui avaient coulé dans ses aines et le long de ses cuisses. Il eut la temps de la voir glisser sa main entre ses cuisses pour se masturber afin d'atteindre la jouissance, pendant qu'il défaisait le préservatif, logeait son gland dans sa raie, et quelques secondes seulement après s'être glissé entre ses fesses, se mettait à jouir. Il s'était demandé si elle avait commencé à jouir parce qu'il avait craché sa semence sur une zone sensible ou si elle avait joui en se tripotant le gland clitoridien, pour redoubler d'orgasmes quand il avait commencé à cracher dans sa raie. Les seules certitudes qu'il avait eu ça avait été qu'était sorti de son ventre quelque chose qui comme la veille ressemblait à du sperme, les maculant. Mais il y en avait plus. Ce qui avait été sûr aussi, ça avait été qu'elle avait continué à se masturber après que lui ait finir de jouir, cette fois en faisant aller et venir ses doigts dans sa vulve. Il avait observé, fasciné, et c'était ce plaisir-là qu'elle recherchait, sentir la semence couler entre ses fesses entrouvertes, pour venir maculer ses parties intimes, et sa main. Elle avait joui plusieurs fois, ses sécrétions, sortant, se mêlant à la semence qui continuait à descendre.
– Il faut que j'y aille, il avait dit en se rhabillant, encore ébloui par ce qu'il venait de vivre.
Qu'il le veuille ou non, sa vie avait pris une autre direction.
Elle avait sans doute trouvé une sorte d'équilibre qui lui donnait sinon de la vie, du moins de l'espoir.
Très vite, le fracas de la guerre avait commencé à monter, jusqu'au conflit.
Il se partageait entre ses travaux et ses obligations diverses d'un côté, voyant ses enfants grandir, et l'indifférence s'installer encore plus entre lui et sa femme. Il n'y avait plus rien entre eux, sinon le souci de s'occuper aux mieux de leurs enfants jusqu'à ce qu'ils deviennent adultes.
Il s'en fichait un peu, de toute façon. Il y avait ce moment, le matin, ce moment sublime, ce moment de tous les possibles. Un moment de sexe qu'ils arrivaient à faire durer un peu plus longtemps...Et qui avait amené d'autres moments entre eux. Le soir, l'été sous prétexte de surveiller les jardins, il allait la rejoindre.
Il savait de manière sûre même si on ne lui avait jamais fait de réflexions que tout le village parlait de lui, de leur relation, mais il s'en fichait. Si sa femme en avait entendu parler, elle ne lui avait jamais fait la moindre remarque. Il était vrai qu'ils ne se parlaient plus.
Il n'y avait rien d'autre entre eux. Peu de discussions, et pas de plans sur la comète d'éventuellement se rejoindre d'une manière plus définitive.
Et puis, un matin, ça faisait sept ans que se déroulait leur relation, elle n'avait pas été devant sa porte à l'attendre. Le lendemain non plus. Le jour suivant non plus.
Il réalisa assez vite qu'il ne la reverrait plus, et qu'il devrait revenir à quelque chose de plus fade. Ce qui lui fit plus de mal qu'il ne l'aurait pensé. Il se rendit compte qu'il tenait à elle.
Ce fut quelques années plus tard qu'il apprit, au détour d'une discussion dans une ville proche, avec quelqu'un qui ne le connaissait pas, et qui ne connaissait pas leur relation, qu'elle avait été infiltrée par les allemands qui se préparaient à la guerre, avaient quadrillé le pays, et rassemblé des informations.
Il s'était demandé si elle était encore vivante quelque part, en Allemagne, et s'il ne pourrait pas la rejoindre.
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Histoire de JamesB

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