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> Récit : Mechta ou le village sur la colline partie 1
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Mechta ou le village sur la colline partie 1
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MECHTA ou LE VILLAGE SUR LA COLLINE
partie 1
Au tout début, il y avait eu la conscription.
Il fallait des hommes, beaucoup d'hommes, pour partir dans cette colonie. C'était, selon les discours, une mission de purification, d'apaisement, de maintien de l'ordre, de nettoyage, de reconquête.
Rien de tout ça au final.
Le pays était beau. De toute beauté. Des paysages, des villes, des villages que l'on aurait pu passer des heures à contempler. Même si, ils l'avaient vite compris, ce n'était pas la chose à faire, sauf si on voulait prendre une balle en pleine tête.
Et les gens aussi étaient beaux.
Mais il fallait éradiquer, dans le sang, les volontés d'indépendance. D'un peuple qui, depuis très, trop longtemps, était exploité, maltraité, humilié, et qui, au final, ne demandait qu'une chose: être reconnu comme égal et pas comme inférieur.
La résistance se tenait dans de hautes montagnes, qu'il avait fallu investir.
Il était très vite apparu que, même s'il était sous-armé, l'ennemi connaissait parfaitement les lieux, dans ses moindres recoins, il était très habile, infligeant des pertes sévères à l'ennemi, et il était donc en position de force.
Pour ceux qui étaient là contre leur gré, c'étaient des traques interminables, qui n'aboutissaient généralement à rien.
Rapidement, les premiers des leurs étaient tombés. Une balle sortie de nulle part. Était né un désir de vengeance qui avait très vite amené à des exactions gratuites sur des innocents. Certains d'entre eux étaient devenus des monstres assoiffés de vengeance.
Pour tenter de faire partir les rebelles, de plus en plus nombreux, semblait-il, des montagnes, on avait déplacé les femmes et les enfants dans les plaines, pour les couper de leurs supports. On avait aussi brûlé leurs cultures au napalm, pour les affamer, mais aussi toute la végétation...Sans réel effet.
L'armée d'occupation s'était établie dans des forts très anciens, solides et difficilement prenables, qui avaient été récupérés à l'ennemi. Dont ils sortaient pourtant pour des missions de plusieurs jours qui les faisaient très exposés. Certains s'étaient installés dans de petits villages, des mechtas. Dans certains cas, ils n'y avaient plus trouvé personne, dans d'autres cas, ils avaient abattu ceux qui étaient là, hommes, femmes et enfants.
Ce fut comme ça que Jean et les membres de sa division arrivèrent un jour dans ce petit village d'une dizaine de maisons, désert depuis belle lurette. Ce qui le soulagea ainsi que quelques autres, qui n'avaient pas encore tué, et qui, espéraient, sans doute naïvement, que ce ne serait pas le cas.
Leur lieutenant avait décidé qu'ils feraient leur QG ici. La plupart de ces demeures de pierre étaient habitables. Les toits étaient par contre abîmés, mais ils étaient largement capables, ce qu'ils firent, d'effectuer quelques réparations. Il restait du mobilier. Ils s'y trouvèrent rapidement bien, avec le sentiment de pouvoir ici, oublier la guerre, les horreurs qu'ils avaient vues, celles qu'ils verraient, et d'y avoir un quelconque répit.
Ils s'étaient répartis à deux ou trois par maison.
Ils descendaient pour le ravitaillement une fois par semaine, une heure aller, une heure retour, plus le temps qu'on leur donnait, généralement la matinée. Les gradés s'occupaient des achats, et eux bénéficiaient d'une perm qui leur permettait de relâcher la pression, sans qu'on leur pose trop de questions. Alcool, jeu...Mais ce qui les travaillait surtout, c'était le sexe, et ils avaient bien remarqué que les jeunes femmes d'ici étaient ravissantes. Une beauté autre, trouble, exotique, sensuelle qui n'avait rien à voir avec les filles du pays.
Tous ces hommes étaient jeunes, et, s'ils étaient restés au pays, ils auraient eu des rapports sexuels avec des filles de leur âge, dans des conditions pas si évidentes que ça, en ces temps où la contraception n'était pas répandue, et la présence des familles fortes pour empêcher des relations qu'ils estimaient indignes de leur rang.
Ils se sentaient frustrés du peu qu'ils auraient pu avoir. Certains se masturbaient frénétiquement, d'autres se laissaient aller à des relations homosexuelles, souvent sans pénétration, en se disant, qu'une fois de retour au pays, personne ne le saurait.
Assez curieusement, les hommes, les femmes, les enfants qu'ils croisaient en ville ne les regardaient pas avec hostilité, et cela les déconcertait, alors même qu'ils venaient leur faire la guerre et tuer des leurs qui avaient pris le maquis.
Dans la ville, moins sur leurs gardes, ils croisaient de nombreuses femmes, et leurs regards s'accrochaient à ces tissus qui enveloppaient leurs chairs, ne laissant pas voir grand chose, mais paradoxalement troublant plus que si elles avaient été nues. C'étaient que ces tissus collaient à leurs formes, les soulignaient, ce qu'elles n'imaginaient même pas. De même, c'était sacrément troublant de ne pas voir leurs cheveux mais quand même quelques mèches qui dépassaient. Et sans doute aussi que des yeux magnifiques, juste dévoilés pouvait mettre un homme dans tous ses états.
C'était plus troublant au final que si elles avaient été nues.
Et de plus en plus, les hommes de la section pensaient à tenter d'avoir des rapports avec ces femmes-là. Jeunes ou moins jeunes.
Ce passage en ville était une parenthèse de plus en plus attendue, qui gommait provisoirement la difficulté des moments du reste de la semaine, pour ne pas dire plus. Une bouffée d'oxygène.
C'est alors qu'ils étaient en ville que Robert avait remarqué la jeune femme. Elle lui avait fait un sourire, suivi par un signe du doigt. Pas très grande, un visage de toute beauté, mais elles avaient toutes un visage de toute beauté, jeunes comme moins jeunes, le bleu de ses yeux s'accordant très bien avec la tenue qu'elle portait.
Il l'avait suivie. Sur ses gardes malgré tout, pensant que ce pouvait être un piège, que dix hommes allaient lui tomber dessus et le tuer, mais l'appel de cette fille, de ce corps enveloppé par ce tissu bleu, qui soulignait des formes généreuses, de ce visage d'une rare beauté, l'idée que quelque chose puisse se passer entre eux, étaient irrésistibles.
Elle l'avait conduit sur une sorte de placette au milieu de la ville, en passant par une longue ruelle qui se dessinait entre des maisons. Il y avait une entrée, il avait pensé que c'était un lieu privé, repéré de belles statues. Cette placette était entourée d'arbres qui les coupaient du reste de la ville, hauts tout autant qu'épais.
Avec un petit rire, elle avait soulevé sa robe, lui offrant sa nudité.
Surpris, décontenancé, il avait pris de plein fouet ce corps de femme aux formes généreuses qu'elle lui offrait. Des seins hauts, lourds et fermes, des hanches pleines, des cuisses bien galbées, le bas de son ventre s'ornait d'une toison brune fournie, épaisse, un tapis de poils dans lequel il aurait aimé laisser glisser ses doigts. Et, en suivant la pente naturelle de son pubis, la découverte de la fente de son sexe, dont sortaient deux bouts de lèvre.
Elle avait fait passer sa robe par dessus ses épaules, s'était approchée de lui, tenant le tissu dans sa main, gardant encore un tissu sur ses cheveux, elle avait sans doute estimé qu'elle lui offrait l'essentiel.
Elle s'était placée près de lui, puis approchée tout doucement, milimètre après milimètre. Sa chaleur l'avait pénétré. Elle était enveloppée d'un parfum totalement capiteux qui avait achevé de le faire succomber.
Il s'était demandé pourquoi elle était venue le chercher. Pourquoi lui? Perdu dans la masse de soldats. Il n'était pas sûr, lui, qu'il l'aurait choisie parmi ces femmes toutes plus séduisantes les unes que les autres.
Il avait senti sa main glisser, souple, habile, et venir contre le tissu de son pantalon, pour envelopper sa queue, gonflée de désir, dans une caresse qui était à mi-chemin entre le serré et l'éloigné, pour prendre les dimensions de son membre, le caresser, ou les deux.
Dans le même temps, elle avait pris sa main à lui, et, comme il en avait rêvé, elle l'avait posée contre sa toison, souple et luxuriante. Il avait pensé qu'elle le guiderait vers quelque chose, mais elle l'avait lâché, le laissant libre de lui prodiguer les caresses qu'il voulait, de partir où il le souhaiterait. En même temps, elle, elle s'était engagée plus loin, et elle s'était servie de la main avec laquelle elle l'avait guidé vers sa toison pour descendre la fermeture-éclair de son pantalon et sortir sa queue, dure comme du bois de désir et de manque.
Un rien intimidé, il avait dans un premier temps caressé cette toison, douce, avant d'ensuite remonter sur son ventre, dans un mouvement circulaire, tournant autour de son nombril, percevant la chaleur brûlante de son corps.
Un moment particulier, une pause qu'il n'aurait pas espérée, au milieu de l'enfer. Ici, dans cet endroit isolé, il parvenait à oublier tout...Ou presque.
Il n'avait connu que trop peu de femmes jusqu'à présent, deux fiancées, et il était hanté par sa disparition éventuelle, et le fait qu'il n'aurait pas forcément l'occasion de trouver à nouveau des femmes sur sa route, de construire une relation, quelque chose de si nécessaire. Un homme a besoin d'une femme, comme une femme a besoin d'un homme. Mais pour que quelque chose se passe, il aurait déjà fallu qu'il sorte de cet enfer.
Ils étaient dans quelque chose de plus profond, de plus intense, de plus intime. Elle faisait aller et venir sa main sur sa queue, dans un mouvement de haut en bas, et de bas en haut, simple, caressant, mais très efficace, et qui lui procurait du plaisir. Il y avait là une forme d'habileté qui lui plaisait énormément. Il en eut encore plus du plaisir, quand elle lui prodigua une caresse qu'aucune fille ne lui avait prodigué avant dans la métropole. Ses ongles n'étaient pas très longs, mais elle les avait laissés pousser suffisamment pour que ce soient de mini-griffes, et elle se mit à griffer le gland ultra-sensible, lui procurant un mélange entre une légère douleur et du plaisir, et lui faisant apparaître comme une évidence qu'il s'agissait là de deux facettes qui allaient parfaitement ensemble.
– Ne jouis pas tout de suite, sinon ça ne passera pas comme j'aimerais que ça se passe.
Les contacts avec les autochtones étaient limités, et quand ils ratissaient les montagnes, ils leur répondaient toujours dans leur langue natale. Aussi il fut très surpris de constater que la jeune femme lui parlait dans un français parfait. Ce qui en fait n'était absolument pas surprenant et même totalement normal, puisque le processus de colonisation incluait un apprentissage forcé et forcené de la langue du colonisateur.
En effectivement les minutes qui suivirent furent uniques. Elle saisit sa queue et l'orienta de telle manière que son gland vienne au contact de son sexe. Son regard glissa sur la fente de son sexe, qui manifestait son excitation tout comme sa queue érigée, gorgée de sang manifestait la sienne. Ses lèvres s'étaient allongées, avaient pris de l'épaisseur, et un liquide sirupeux s'était mis à couler d'elle, devenant de plus en plus abondant.
Liquide avec lequel elle avait arrosé sa queue, alors qu'elle esquissait un mouvement qui était une caresse mutuelle, le posant tout en haut de sa fente, et le faisant descendre le long de celle-ci, appuyant mais sans le faire rentrer en elle, lui faisant découvrir ce qui faisait d'elle une femme, sensations d'humidité, des muqueuses à l'intérieur, mais à peine accessibles, car elle s'ouvrait progressivement, sensation aussi de l'épaisseur des lèvres, et un peu plus tard, de la tige du gland clitoridien qui avait émergé et qui gonflait aussi.
Le regard de la fille s'était révulsé, elle prenait clairement du plaisir. Et lui aussi. Des filets de mouille coulaient le long de sa queue. Elle s'ouvrait, et à présent on voyait bien la muqueuse rose, muqueuse interne. Il comprit toutefois qu'il était hors de question de rentrer en elle, et qu'ils allaient jouir comme ça. Sans que ça le frustre outre mesure. Justement, la frustration de ne pas être accueilli dans la gaine chaude de sa vulve faisait partie de son plaisir.
Ça n'avait vraiment rien à voir de ce qu'il avait pu connaître avec les filles là-bas. Cent fois plus excitant.
Ce fut elle qui jouit la première, à force d'avoir été frottée. Le sexe bien ouvert à présent, ruisselante, elle avait amené le gland à présent énorme contre son gland clitoridien long et fin, et elle l'avait frotté très vivement, explosant en crachant un liquide blanc, épais, en plusieurs rasades, liquide qui ressemblait au sperme qu'il avait fini par expulser, en couvrant son gland clitoridien et sa toison.
Ils étaient restés accrochés l'un à l'autre par ce lien charnel, elle n'avait pas lâché sa queue qui était restée dure, reprenant leurs esprits, avec le sentiment d'une complicité éphémère mais forte.
Elle lui avait souri.
– Tu viens tous les vendredis ?
Il avait acquiescé.
– Je te guetterai et je reviendrai te chercher.
Elle voilà à nouveau sa nudité de sa tunique, avant de s'éclipser, le laissant retrouver le chemin et sa compagnie.
Il n'avait apparemment pas été le seul à se rapprocher des filles du cru, car lorsqu'il avait rejoint le bataillon, pas mal d'hommes manquaient à l'appel, qui s'étaient agrégés au groupe petit à petit, sans qu'on sache trop bien d'où ils sortaient.
Quelque chose s'était enclenché. Il attendait à présent le vendredi suivant, qui lui permettait de tenir, alors que les patrouilles dans les montagnes devenaient plus dure et plus cruelles. Il fallait tuer, ou être tué, et il avait vu plusieurs de ses camarades mourir, remplacés par de nouveaux appelés.
Il pensait à elle, la désirait intensément. Il rêvait de quelque chose dont il savait que c'était impossible: la ramener en Europe une fois ses 24 mois terminés. Les autorités militaires ne le laisseraient bien sûr pas faire, mais surtout, il ne voyait pas comment elle pourrait quitter le pays auquel elle était fondamentalement attachée, il en était convaincu.
partie 1
Au tout début, il y avait eu la conscription.
Il fallait des hommes, beaucoup d'hommes, pour partir dans cette colonie. C'était, selon les discours, une mission de purification, d'apaisement, de maintien de l'ordre, de nettoyage, de reconquête.
Rien de tout ça au final.
Le pays était beau. De toute beauté. Des paysages, des villes, des villages que l'on aurait pu passer des heures à contempler. Même si, ils l'avaient vite compris, ce n'était pas la chose à faire, sauf si on voulait prendre une balle en pleine tête.
Et les gens aussi étaient beaux.
Mais il fallait éradiquer, dans le sang, les volontés d'indépendance. D'un peuple qui, depuis très, trop longtemps, était exploité, maltraité, humilié, et qui, au final, ne demandait qu'une chose: être reconnu comme égal et pas comme inférieur.
La résistance se tenait dans de hautes montagnes, qu'il avait fallu investir.
Il était très vite apparu que, même s'il était sous-armé, l'ennemi connaissait parfaitement les lieux, dans ses moindres recoins, il était très habile, infligeant des pertes sévères à l'ennemi, et il était donc en position de force.
Pour ceux qui étaient là contre leur gré, c'étaient des traques interminables, qui n'aboutissaient généralement à rien.
Rapidement, les premiers des leurs étaient tombés. Une balle sortie de nulle part. Était né un désir de vengeance qui avait très vite amené à des exactions gratuites sur des innocents. Certains d'entre eux étaient devenus des monstres assoiffés de vengeance.
Pour tenter de faire partir les rebelles, de plus en plus nombreux, semblait-il, des montagnes, on avait déplacé les femmes et les enfants dans les plaines, pour les couper de leurs supports. On avait aussi brûlé leurs cultures au napalm, pour les affamer, mais aussi toute la végétation...Sans réel effet.
L'armée d'occupation s'était établie dans des forts très anciens, solides et difficilement prenables, qui avaient été récupérés à l'ennemi. Dont ils sortaient pourtant pour des missions de plusieurs jours qui les faisaient très exposés. Certains s'étaient installés dans de petits villages, des mechtas. Dans certains cas, ils n'y avaient plus trouvé personne, dans d'autres cas, ils avaient abattu ceux qui étaient là, hommes, femmes et enfants.
Ce fut comme ça que Jean et les membres de sa division arrivèrent un jour dans ce petit village d'une dizaine de maisons, désert depuis belle lurette. Ce qui le soulagea ainsi que quelques autres, qui n'avaient pas encore tué, et qui, espéraient, sans doute naïvement, que ce ne serait pas le cas.
Leur lieutenant avait décidé qu'ils feraient leur QG ici. La plupart de ces demeures de pierre étaient habitables. Les toits étaient par contre abîmés, mais ils étaient largement capables, ce qu'ils firent, d'effectuer quelques réparations. Il restait du mobilier. Ils s'y trouvèrent rapidement bien, avec le sentiment de pouvoir ici, oublier la guerre, les horreurs qu'ils avaient vues, celles qu'ils verraient, et d'y avoir un quelconque répit.
Ils s'étaient répartis à deux ou trois par maison.
Ils descendaient pour le ravitaillement une fois par semaine, une heure aller, une heure retour, plus le temps qu'on leur donnait, généralement la matinée. Les gradés s'occupaient des achats, et eux bénéficiaient d'une perm qui leur permettait de relâcher la pression, sans qu'on leur pose trop de questions. Alcool, jeu...Mais ce qui les travaillait surtout, c'était le sexe, et ils avaient bien remarqué que les jeunes femmes d'ici étaient ravissantes. Une beauté autre, trouble, exotique, sensuelle qui n'avait rien à voir avec les filles du pays.
Tous ces hommes étaient jeunes, et, s'ils étaient restés au pays, ils auraient eu des rapports sexuels avec des filles de leur âge, dans des conditions pas si évidentes que ça, en ces temps où la contraception n'était pas répandue, et la présence des familles fortes pour empêcher des relations qu'ils estimaient indignes de leur rang.
Ils se sentaient frustrés du peu qu'ils auraient pu avoir. Certains se masturbaient frénétiquement, d'autres se laissaient aller à des relations homosexuelles, souvent sans pénétration, en se disant, qu'une fois de retour au pays, personne ne le saurait.
Assez curieusement, les hommes, les femmes, les enfants qu'ils croisaient en ville ne les regardaient pas avec hostilité, et cela les déconcertait, alors même qu'ils venaient leur faire la guerre et tuer des leurs qui avaient pris le maquis.
Dans la ville, moins sur leurs gardes, ils croisaient de nombreuses femmes, et leurs regards s'accrochaient à ces tissus qui enveloppaient leurs chairs, ne laissant pas voir grand chose, mais paradoxalement troublant plus que si elles avaient été nues. C'étaient que ces tissus collaient à leurs formes, les soulignaient, ce qu'elles n'imaginaient même pas. De même, c'était sacrément troublant de ne pas voir leurs cheveux mais quand même quelques mèches qui dépassaient. Et sans doute aussi que des yeux magnifiques, juste dévoilés pouvait mettre un homme dans tous ses états.
C'était plus troublant au final que si elles avaient été nues.
Et de plus en plus, les hommes de la section pensaient à tenter d'avoir des rapports avec ces femmes-là. Jeunes ou moins jeunes.
Ce passage en ville était une parenthèse de plus en plus attendue, qui gommait provisoirement la difficulté des moments du reste de la semaine, pour ne pas dire plus. Une bouffée d'oxygène.
C'est alors qu'ils étaient en ville que Robert avait remarqué la jeune femme. Elle lui avait fait un sourire, suivi par un signe du doigt. Pas très grande, un visage de toute beauté, mais elles avaient toutes un visage de toute beauté, jeunes comme moins jeunes, le bleu de ses yeux s'accordant très bien avec la tenue qu'elle portait.
Il l'avait suivie. Sur ses gardes malgré tout, pensant que ce pouvait être un piège, que dix hommes allaient lui tomber dessus et le tuer, mais l'appel de cette fille, de ce corps enveloppé par ce tissu bleu, qui soulignait des formes généreuses, de ce visage d'une rare beauté, l'idée que quelque chose puisse se passer entre eux, étaient irrésistibles.
Elle l'avait conduit sur une sorte de placette au milieu de la ville, en passant par une longue ruelle qui se dessinait entre des maisons. Il y avait une entrée, il avait pensé que c'était un lieu privé, repéré de belles statues. Cette placette était entourée d'arbres qui les coupaient du reste de la ville, hauts tout autant qu'épais.
Avec un petit rire, elle avait soulevé sa robe, lui offrant sa nudité.
Surpris, décontenancé, il avait pris de plein fouet ce corps de femme aux formes généreuses qu'elle lui offrait. Des seins hauts, lourds et fermes, des hanches pleines, des cuisses bien galbées, le bas de son ventre s'ornait d'une toison brune fournie, épaisse, un tapis de poils dans lequel il aurait aimé laisser glisser ses doigts. Et, en suivant la pente naturelle de son pubis, la découverte de la fente de son sexe, dont sortaient deux bouts de lèvre.
Elle avait fait passer sa robe par dessus ses épaules, s'était approchée de lui, tenant le tissu dans sa main, gardant encore un tissu sur ses cheveux, elle avait sans doute estimé qu'elle lui offrait l'essentiel.
Elle s'était placée près de lui, puis approchée tout doucement, milimètre après milimètre. Sa chaleur l'avait pénétré. Elle était enveloppée d'un parfum totalement capiteux qui avait achevé de le faire succomber.
Il s'était demandé pourquoi elle était venue le chercher. Pourquoi lui? Perdu dans la masse de soldats. Il n'était pas sûr, lui, qu'il l'aurait choisie parmi ces femmes toutes plus séduisantes les unes que les autres.
Il avait senti sa main glisser, souple, habile, et venir contre le tissu de son pantalon, pour envelopper sa queue, gonflée de désir, dans une caresse qui était à mi-chemin entre le serré et l'éloigné, pour prendre les dimensions de son membre, le caresser, ou les deux.
Dans le même temps, elle avait pris sa main à lui, et, comme il en avait rêvé, elle l'avait posée contre sa toison, souple et luxuriante. Il avait pensé qu'elle le guiderait vers quelque chose, mais elle l'avait lâché, le laissant libre de lui prodiguer les caresses qu'il voulait, de partir où il le souhaiterait. En même temps, elle, elle s'était engagée plus loin, et elle s'était servie de la main avec laquelle elle l'avait guidé vers sa toison pour descendre la fermeture-éclair de son pantalon et sortir sa queue, dure comme du bois de désir et de manque.
Un rien intimidé, il avait dans un premier temps caressé cette toison, douce, avant d'ensuite remonter sur son ventre, dans un mouvement circulaire, tournant autour de son nombril, percevant la chaleur brûlante de son corps.
Un moment particulier, une pause qu'il n'aurait pas espérée, au milieu de l'enfer. Ici, dans cet endroit isolé, il parvenait à oublier tout...Ou presque.
Il n'avait connu que trop peu de femmes jusqu'à présent, deux fiancées, et il était hanté par sa disparition éventuelle, et le fait qu'il n'aurait pas forcément l'occasion de trouver à nouveau des femmes sur sa route, de construire une relation, quelque chose de si nécessaire. Un homme a besoin d'une femme, comme une femme a besoin d'un homme. Mais pour que quelque chose se passe, il aurait déjà fallu qu'il sorte de cet enfer.
Ils étaient dans quelque chose de plus profond, de plus intense, de plus intime. Elle faisait aller et venir sa main sur sa queue, dans un mouvement de haut en bas, et de bas en haut, simple, caressant, mais très efficace, et qui lui procurait du plaisir. Il y avait là une forme d'habileté qui lui plaisait énormément. Il en eut encore plus du plaisir, quand elle lui prodigua une caresse qu'aucune fille ne lui avait prodigué avant dans la métropole. Ses ongles n'étaient pas très longs, mais elle les avait laissés pousser suffisamment pour que ce soient de mini-griffes, et elle se mit à griffer le gland ultra-sensible, lui procurant un mélange entre une légère douleur et du plaisir, et lui faisant apparaître comme une évidence qu'il s'agissait là de deux facettes qui allaient parfaitement ensemble.
– Ne jouis pas tout de suite, sinon ça ne passera pas comme j'aimerais que ça se passe.
Les contacts avec les autochtones étaient limités, et quand ils ratissaient les montagnes, ils leur répondaient toujours dans leur langue natale. Aussi il fut très surpris de constater que la jeune femme lui parlait dans un français parfait. Ce qui en fait n'était absolument pas surprenant et même totalement normal, puisque le processus de colonisation incluait un apprentissage forcé et forcené de la langue du colonisateur.
En effectivement les minutes qui suivirent furent uniques. Elle saisit sa queue et l'orienta de telle manière que son gland vienne au contact de son sexe. Son regard glissa sur la fente de son sexe, qui manifestait son excitation tout comme sa queue érigée, gorgée de sang manifestait la sienne. Ses lèvres s'étaient allongées, avaient pris de l'épaisseur, et un liquide sirupeux s'était mis à couler d'elle, devenant de plus en plus abondant.
Liquide avec lequel elle avait arrosé sa queue, alors qu'elle esquissait un mouvement qui était une caresse mutuelle, le posant tout en haut de sa fente, et le faisant descendre le long de celle-ci, appuyant mais sans le faire rentrer en elle, lui faisant découvrir ce qui faisait d'elle une femme, sensations d'humidité, des muqueuses à l'intérieur, mais à peine accessibles, car elle s'ouvrait progressivement, sensation aussi de l'épaisseur des lèvres, et un peu plus tard, de la tige du gland clitoridien qui avait émergé et qui gonflait aussi.
Le regard de la fille s'était révulsé, elle prenait clairement du plaisir. Et lui aussi. Des filets de mouille coulaient le long de sa queue. Elle s'ouvrait, et à présent on voyait bien la muqueuse rose, muqueuse interne. Il comprit toutefois qu'il était hors de question de rentrer en elle, et qu'ils allaient jouir comme ça. Sans que ça le frustre outre mesure. Justement, la frustration de ne pas être accueilli dans la gaine chaude de sa vulve faisait partie de son plaisir.
Ça n'avait vraiment rien à voir de ce qu'il avait pu connaître avec les filles là-bas. Cent fois plus excitant.
Ce fut elle qui jouit la première, à force d'avoir été frottée. Le sexe bien ouvert à présent, ruisselante, elle avait amené le gland à présent énorme contre son gland clitoridien long et fin, et elle l'avait frotté très vivement, explosant en crachant un liquide blanc, épais, en plusieurs rasades, liquide qui ressemblait au sperme qu'il avait fini par expulser, en couvrant son gland clitoridien et sa toison.
Ils étaient restés accrochés l'un à l'autre par ce lien charnel, elle n'avait pas lâché sa queue qui était restée dure, reprenant leurs esprits, avec le sentiment d'une complicité éphémère mais forte.
Elle lui avait souri.
– Tu viens tous les vendredis ?
Il avait acquiescé.
– Je te guetterai et je reviendrai te chercher.
Elle voilà à nouveau sa nudité de sa tunique, avant de s'éclipser, le laissant retrouver le chemin et sa compagnie.
Il n'avait apparemment pas été le seul à se rapprocher des filles du cru, car lorsqu'il avait rejoint le bataillon, pas mal d'hommes manquaient à l'appel, qui s'étaient agrégés au groupe petit à petit, sans qu'on sache trop bien d'où ils sortaient.
Quelque chose s'était enclenché. Il attendait à présent le vendredi suivant, qui lui permettait de tenir, alors que les patrouilles dans les montagnes devenaient plus dure et plus cruelles. Il fallait tuer, ou être tué, et il avait vu plusieurs de ses camarades mourir, remplacés par de nouveaux appelés.
Il pensait à elle, la désirait intensément. Il rêvait de quelque chose dont il savait que c'était impossible: la ramener en Europe une fois ses 24 mois terminés. Les autorités militaires ne le laisseraient bien sûr pas faire, mais surtout, il ne voyait pas comment elle pourrait quitter le pays auquel elle était fondamentalement attachée, il en était convaincu.
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Cette histoire est destinée à être consultée en ligne et ne peut pas être copiée ou imprimée.
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