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Toute nue dans le couloir

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Lue : 2188 fois - Commentaire(s) : 0 - Histoire de JamesB postée le 13/11/2018
Il y a des jours où le Destin bifurque d’une manière radicale. Alors qu’on ne s’y attendait pas, et qu’on n’avait pas l’intention de partir dans cette direction. Mais c’est lui qui nous mène par le bout du nez, et on est un jouet entre ses mains.

Mon existence a basculé un mardi après-midi sur le coup de 15 heures. Mon chéri, celui avec qui je vis depuis dix ans, m’a téléphoné.
—Je suis là d’ici trois-quarts d’heure.

En fait, ce n’est pas un coup de téléphone gratuit, et il n’attend pas de moi que je lui prépare un sandwich ou une boisson pour le moment où il sera là. S’il m’appelle, c’est parce qu’on s’est calés, comme ça peut exister dans pas mal de couples, sur un moment coquin. La première fois, ça a été par hasard, il m’a appelé pour me prévenir de son arrivée pour une raison très précise : il voulait que je vérifie si notre voisin qui est parti depuis et qui nous causait quelques soucis, avait pris toutes les places de parking comme il en avait l’habitude, avec ses quatre véhicules, et, si ça n’était pas le cas que j’aille poser un cône orange et blanc sur une des places. Pour une des raisons qu’on ne comprenait pas bien, s’il ne se gênait pas pour prendre une place sans respect des autres, un cône, sans doute parce qu’il symbolisait l’autorité, le bloquait.

J’avais donc été vérifier. Une place libre. J’avais sorti le cône. Et puis je m’étais dit que, comme il me prévenait, ce serait bien de lui faire une petite surprise, ce qui était très difficile en temps habituel ses heures de retour étant très fluctuantes. J’avais passé une tenue achetée la veille pour le séduire, une jupette en vinyle très courte sous laquelle je n’avais rien mis, des bas stay-up, des escarpins à talons de quinze centimètres et un corsage qui retenait mes seins à grand peine. On avait passé un très bon moment… Et depuis, deux ou trois fois par semaine, il me prévenait.

Le voisin était parti depuis, on n’avait plus de problème de parking.
Ce jour-là, j’ai simplement décidé de me mettre toute nue. Ca pouvait sembler basique, mais il n’y a rien de plus efficace que la chaleur d’un corps nu qui vous saute au visage, je l’avais déjà constaté.
Tous mes vêtements sont tombés au sol. Jean, pull, T-shirt, ma petite culotte, mon soutien-gorge.
Là où ça a dérapé, c’est quand je me suis dit que j’allais mettre mon bac à déchets dehors pour le descendre après. Je le descendrais plus tard dans la soirée pour le lendemain matin, le moment où les éboueurs le prenaient.
J’aurais pu y penser plus tôt, mais je n’y ai songé qu’une fois nue.
La catastrophe s’est jouée en quelques secondes. J’ai ouvert la porte, d’une main, je tenais le bac de l’autre. La main qui avait ouvert la porte s’est portée à l’autre côté du bac.

Les choses auraient été différentes si j’étais restée dans l’encadrement de la porte. Au lieu de cela, je me suis trop avancée, ma maniaquerie qui a voulu que je pose le bac à l’endroit où je le posais habituellement. J’étais totalement sortie de l’encadrement de la porte.
J’aurais du simplement garder la jambe en arrière pour qu’elle fasse contact avec la porte. J’étais trop confiante.
Ce qui s’est passé, je l’ai compris après, mais c’était trop tard. Les fenêtres du couloir étaient ouvertes, celles de l’appartement aussi. Ca a fait un magnifique courant d’air, et la porte a claqué derrière moi avec violence.

Je me suis retournée, de la glace s’emparant de mon corps. Je n’avais pas la clef sur moi évidemment et ce type de porte pouvait s’ouvrir de l’intérieur, mais pas de l’extérieur si on n’avait pas la clef.
J’étais prise au piège, toute nue dans le couloir.

Je me suis efforcée de ne pas paniquer, même si ça n’était pas facile. Il fallait déjà que je trouve un moyen de couvrir au moins une partie de mon intimité.
J’ai regardé autour de moi. Le couloir était long, et je ne voyais rien…
Un souvenir est venu à ma rescousse. Je me suis rappelé que tous les matins une femme de ménage venait, et qu’elle laissait souvent ses affaires au bout du couloir. Je m’y suis précipitée, sentant mes seins et mes fesses s’agiter, et la fraicheur sur ma peau. Si me balader à poil chez moi ne me gênait pas, être de l’autre côté de la porte changeait tout, et j’étais prise entre confusion et ridicule.
Par chance, le cagibi était ouvert. Ca n’a pas été Byzance, j’ai trouvé une serpillière mouillée, et une sèche. J’ai récupéré la sèche, elle me servirait à cacher le minimum.
Il me restait à attendre que mon mari revienne.
Certains couloirs ou escaliers sont décorés par des plantes vertes. Ca aurait pu servir à me dissimuler au moins partiellement.

C’est alors que j’ai pensé à notre nouvelle voisine. Elle qui justement avait pris l’appartement de l’obsédé des voitures. Je l’avais croisée deux ou trois fois, c’était une grande blonde, guère souriante, avec de très jolis yeux gris, et un corps sculptural, dans nos âges.
Je me suis dit qu’elle pourrait peut-être m’abriter voire me donner un vêtement pour me cacher. En espérant que la solidarité féminine ne soit pas une chose vaine.
J’ai fait une cinquantaine de mètres sur ma droite en partant de mon appartement et j’ai été sonner à sa porte. Je savais pour l’avoir constaté sans vraiment l’observer qu’elle travaillait l’après-midi et en soirée.
Avant de frapper, je me suis masquée comme je pouvais. J’ai finalement choisi de caler la serpillière devant mon bas-ventre, et j’ai mis mon avant-bras libre devant mes seins, mais comme ils étaient plutôt volumineux, ça n’a pas masqué grand-chose.
J’avais conscience d’être parfaitement ridicule.
J’ai sonné.
Il a fallu que j’attende une poignée de secondes avant qu’elle ne vienne ouvrir.
On s’est trouvées nez à nez.

Je crois que ça a été la première fois qu’on s’est regardées vraiment. Elle était enveloppée dans un peignoir, la peau humide, elle venait tout juste de sortir de la douche. Le peignoir n’était pas bien fermé, et je pouvais voir des morceaux de chair.
Je me suis dit que je n’avais pas su, jusqu’à présent, rendre grâce à sa beauté. Certes elle était très grande, avec un corps massif, mais il était bien dessiné, et son visage avait de la délicatesse. Et son regard était irrésistible.

—Bonjour, je suis Ophélie, votre voisine… Euh… Je suis sortie de chez moi… Pas habillée… Et la porte s’est refermée derrière moi… Je suis venue vous demander… Un peu d’aide…
Elle me regardait sans sourire, et je dois dire que je ne me suis jamais sentie aussi ridicule.
—Effectivement, c’est pas la joie pour vous…Vous voulez rentrer ?
Je me suis sentie soulagée de ne plus être dans le couloir. Elle a refermé la porte.
C’est à ce moment que je me suis rendue compte de la lueur bizarre dans son regard. Et de la manière dont son regard collait à ma peau. C’était comme cela que d’habitude les hommes me regardaient…
—Vous êtes vraiment très belle… Mais je l’avais déjà remarqué. Tenez, je vais me mettre à égalité avec vous…
Elle a fait glisser son peignoir pour se retrouver nue comme au jour de sa naissance.
J’ai été un rien surprise. J’imaginais qu’elle me proposerait quelque chose pour me couvrir, au lieu de cela elle se déshabillait.

Je n’ai pas pu m’empêcher de la regarder. Elle avait effectivement un très beau corps. Un vrai corps de femme, avec des formes marquées, des seins lourds, mais haut et bien fermes, avec des aréoles larges, des hanches, un peu de ventre, des cuisses bien pleines. Et, je les ai vues quelques secondes plus tard, des fesses rondes et charnues, bien cambrées. Son sexe était niché tout en haut de ses cuisses, imberbe, avec un gros morceau de lèvres qui sortait.
—Je te plais, elle m’a demandé ?
A me sentir la bouche sèche, j’ai compris que oui, elle me plaisait, comme ne m’avait plus emballé une fille depuis l’adolescence. J’avais oublié ce que c’était d’aller sur un corps de femme, mais ça revenait très vite, et ça me surprenait un peu.
Elle a attrapé la serpillière, l’a jetée au loin :
—Tu es mieux sans ! J’ai envie de tout voir de toi !
Elle a attrapé la main qui tenait cette serpillière et elle l’a posée sur ses seins. Je les ai sentis pleins et chauds, et cette chaleur s’est communiquée à mon ventre, allumant un brasier. Elle n’a pas eu à insister, ca a été de moi-même que j’ai caressé ses seins, avec la volonté de parcourir toute leur surface. Mon autre main, je l’ai plaquée entre ses cuisses, contre son sexe. Elle a poussé un petit gémissement quand le plat de ma main est rentré en contact avec ses lèvres. Je me suis sentie un instant gauche, mais j’ai retrouvé ces réflexes, ces habitudes enfouies en moi des années plus tôt. Moi qui avait pensé, lorsque j’avais connu mon chéri, basculer définitivement de l’homosexualité à l‘hétérosexualité… C’était raté… Chassez le naturel, il revient au galop…. J’étais habile à l’époque, j’ai retrouvé cette habileté lorsque mes doigts sont venus appuyer sur ses lèvres et les caresser doucement. J’ai senti leur épaisseur, leur dessin irrégulier, mais aussi le basculement entre la sécheresse et l’humidité qui a coulé à l’intérieur de ma paume, sirupeuse et de plus en plus abondante, à l’égal sans doute de ce qui suintait de moi. J’ai littéralement senti mon sexe s’ouvrir… Comment avais-je pu négliger, même si j’étais mariée de tels plaisirs… Une de mes copines m’avait déclaré : ‘Avec une femme c’est cent fois meilleur qu’avec une femme…’ Et je n’étais pas loin de le penser…En tout cas, je m’étais privée de plaisirs que je redécouvrirais…Je ne commettrais pas la même erreur deux fois…

Elle m’a laissée la caresser. Au bout de mes doigts, son sexe s’est modifié, se dilatant, son clitoris s’épaississant, venant pousser contre la chair de ma main…Elle a gémi en se cambrant…Repoussant ma main, elle m’a dit :
—Viens sur mon lit…
—On n’a pas beaucoup de temps… Mon mari arrive…
Dire que dix minutes plus tôt, je l’attendais avec impatience, et que je fantasmais sur sa queue et ce que j’allais pouvoir faire avec…Je m’en fichais bien à présent, j’étais obnubilé par elle… L’être humain, est bizarre, changeant, imprévisible…
Sa chambre était féminine, colorée par des teintes pastel, et le lit suffisamment grand pour le transformer en un champ de bataille amoureux… On y a plongé…
—On a quand même le temps de se donner du plaisir… Et puis tu reviendras… Je suis juste à côté et on pourra faire plein de choses ensemble…
Je savais que ce serait le cas…

On s’est placées tête-bêche sur le lit, pour explorer le sexe de l’autre. J’ai commencé par une caresse superficielle sur ses lèvres, pour ensuite remonter sur son clitoris tout gonflé, avant de plonger ma langue aussi loin que je le pouvais contre les parois internes de son vagin, toutes roses, que je pouvais voir en partie parce qu’elle était bien dilatée… Je l’ai caressée à l’intérieur, ses sécrétions dégoulinant dans ma bouche, et elle m’a rendu la pareille, avec habileté. L’orgasme est arrivé, que je n’avais pas vu venir, et il a été fort, mais moins fort que ceux qui ont suivi. Elle a joui contre moi, son corps tout tremblant.
Le visage maculé de ses sécrétions, et l’intérieur des cuisses des miennes, je me suis redressée, heureuse et bouleversée. Ca avait duré trop peu longtemps.
—Tiens, attends !

Elle m’a jeté son peignoir.
—Prends-le… Il sent ma peau et mon parfum… Tu te masturberas en le respirant. Je t’attendrai. Quand tu seras décidée à me le rapporter, on fera à nouveau l’amour. Et cette fois, beaucoup plus longtemps.
Je suis sortie de son appartement au moment où mon époux arrivait.
—La porte est bloquée, heureusement notre voisine m’a hébergé.
—Oui, elle est sympa… Je serais jaloux si c’était un homme, mais là, je sais qu’il n’y a aucun risque que tu me trompes.
—Tu as entièrement raison, je lui ai répondu.
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